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Une rencontre – Partie 2

Rester immobile sur le quai allait attirer l’attention sur lui. Il se mêla à la foule qui s’enfonçait dans le tunnel en espérant donner l’illusion le plus longtemps possible. Il nota que certains travailleurs portaient une tenue de métallurgiste comme lui. Cela offrirait quelques minutes d’anonymat.

Il se souvenait que la femme était vêtue d’un uniforme de comptable. Il repéra un homme qui en portait un également et le suivit. Il prenait des risques insensés, mais il était trop tard. Au fur et à mesure qu’il progressait vers l’inconnu, la panique le gagna. Il n’avait pas peur pour sa vie, il craignait de ne pas avoir le temps de revoir cette femme avant d’être arrêté.

Le tunnel se divisait en plusieurs couloirs. A l’entrée de chacun d’eux, une caméra scannait les visages des entrants qui levaient inlassablement la tête pour faciliter l’identification. Il se fondit dans les pas du comptable et baissa les yeux au moment où ils passaient sous les caméras. Plus rien ne pourrait le sauver désormais. Il espérait seulement gagner quelques minutes en rendant son identification plus difficile.

Le petit tunnel se transforma bientôt en un couloir sans fin où les portes étaient alignées les unes après les autres. Des bureaux à perte de vue dans lesquelles les travailleurs disparaissaient un à un. Est-ce qu’il devait pousser une porte au hasard ? Où toutes les ouvrir jusqu’à ce qu’il retrouve la femme ? Il réalisa alors qu’il la mettrait en danger en tentant de la revoir. Rien n’avait de sens dans sa conduite.

Il sentit soudain qu’on agrippait son bras et il fut entraîné dans une pièce. Ça y est, pensa-t-il. Mon errance prend fin. Il s’apprêtait à formuler des mots d’excuse expliquant sa conduite quand il reconnut la femme. Elle lui souriait. Il regarda autour de lui. Ils étaient dans un bureau minuscule meublé d’une petite table avec un ordinateur et d’une chaise. Ce mobilier simple occupait la totalité de l’espace.

Ils se regardèrent un moment en silence, puis il murmura timidement :

« Bonne Saint-Valentin à toi aussi. »

Elle colla son corps contre le sien, puis posa ses lèvres sur les siennes. Il n’avait jamais rien senti d’aussi doux. Leurs lèvres s’effleuraient comme une caresse soyeuse. Et la sensation fut encore plus extraordinaire lorsqu’elle glissa sa langue dans sa bouche. Leurs deux organes s’entremêlèrent dans une fièvre joyeuse. Il n’avait jamais désiré recevoir la salive de quiconque dans sa bouche, ce genre de pensée l’aurait dégoûté, mais avec elle, à cet instant, il aurait voulu l’aspirer toute entière et sentir pour toujours sa langue tiède contre la sienne.

Elle devait avoir chaud autant que lui car elle commença à déboutonner le chemisier de son uniforme et à faire de même avec sa chemise de métallurgiste. Elle retira également une deuxième couche que lui n’avait pas et qu’il avait déjà remarqué chez d’autres travailleurs femmes. Il s’était toujours demandé pourquoi cette deuxième épaisseur sur le torse. Il vit alors apparaitre deux poitrines comme jamais il n’en avait vues. Elles étaient épaisses, saillantes, douces, rien à voir avec les siennes. Elle prit ses mains et l’invita à découvrir ses seins. Il les toucha d’abord du bout des doigts puis les pétrit plus fermement avant de les goûter à pleine bouche.

Il cessa dès qu’elle commença à gémir. Il crut qu’il lui avait fait mal. Mais la femme sourit et lui supplia de continuer, ce qu’il fit sans se faire prier. Tandis qu’il dévorait cette poitrine merveilleuse, il sentit quelque chose d’étrange se produire en lui. Il aurait dit que l’organe entre ses jambes grossissait et durcissait. Ce constat commença à l’inquiéter, mais plus le plaisir qu’il découvrait s’intensifiait, plus son appareil urinaire enflait.

Il stoppa les caresses pour tâter son pénis. La jeune femme rit et déboutonna le pantalon du métallurgiste. Elle le baissa jusqu’aux chevilles et prit le sexe dans sa main. L’homme était paniqué de le voir si gros et si dur. Il pensait avoir contracté une maladie grave, peut-être qu’on les avait repérés et qu’ils l’assassinaient à distance… La femme le rassura et se mit à genoux devant lui.

Elle prit le sexe enflé dans sa bouche et entama de lents va-et-vient. L’espace d’une seconde, il fut sur le point de défaillir. Il avait pensé avoir atteint le niveau maximum de plaisir et de douceur sur cette poitrine merveilleuse, et voilà qu’une sensation sublime était en train de lui saisir les jambes. Quelque chose montait en lui, quelque chose d’indescriptible, à la fois merveilleux et terrible, la sensation d’un plaisir irréel qui signifiait certainement qu’il était en train de perdre l’esprit. Lorsque son pénis se mit à cracher des jets incertains tandis que son corps était pris de spasmes éblouissants, il s’effondra au sol, fiévreux. Il n’avait pas imaginé que la mort soit si douce, il l’acceptait avec bonheur.

Il revint à lui une minute plus tard. Sa vue était embrumée, mais il se sentait bien. Il était apaisé, il n’avait plus cette boule au ventre qui l’accompagnait toujours. La femme se tenait à côté de lui et lui caressait doucement le visage et le torse. Il cligna des yeux et constata qu’il était complètement nu. Son organe avait retrouvé sa taille normale. Elle sourit et posa un nouveau baiser sur ses lèvres. Elle était nue également. Il nota qu’entre ses jambes, il n’y avait aucun organe visible. On lui avait expliqué dans les unités d’enseignement que c’était là une différence fondamentale entre les hommes et les femmes. Mais ce qui était nouveau, c’était que cette zone du corps où n’apparaissait rien d’autre qu’un mince duvet de poil suscitait en lui des désirs étranges qu’il avait ignorés jusqu’alors.

Amusée par le regard curieux de l’homme qui ne quittait pas des yeux son entrejambe, elle se mit à genoux en plaçant ses cuisses de part et d’autres de son visage. Ainsi, il pouvait voir son sexe rose enflé par le désir. Cette journée était une succession de découvertes merveilleuses songea l’homme. Il ne pensait plus aux conséquences de cette rencontre. Toute son existence avait été moins riche que ce qu’il avait vu et vécu cette dernière heure. Il se redressa pour contempler de plus près cet étrange organe qui agissait sur son corps comme un aimant. Il sortit sa langue et effleura les lèvres roses saillantes. La femme émit un gémissement de plaisir. Alors il poursuivit. Il fit voltiger sa langue entre ses jambes, dévorant avec un plaisir inouï cette chaire délicieuse. Elle agrippait ses cheveux, comprimait sa tête entre ses cuisses, comme pour l’inviter à toujours plus de fougue. Et lui n’en avait jamais assez.

Son pénis était à nouveau épais et dur. Cela ne l’inquiétait plus. Il était trop dévoué à aspirer et lécher le trésor rose de la femme. Elle se leva soudain, haletante, en sueur. Elle jeta un regard vers lui, un regard de désir. Elle recula de quelques pas et s’assit sur son pénis raide. Il ne put s’empêcher d’ouvrir la bouche de surprise quand il sentit que son sexe s’enfonçait dans le corps de la femme, là où il l’avait embrassée avec tant de plaisir. Elle poussa un long cri de satisfaction et ferma les yeux, comme pour profiter de l’instant. Ensuite, elle fit monter et descendre son bassin sur le pénis, le visage déformé par le plaisir.

Il saisit la femme au niveau des fesses pour encourager ce mouvement qui lui procurait un plaisir indescriptible. Il aurait voulu crier, comme elle, mais aucun son ne sortait de sa bouche. Il était pétrifié par le plaisir qu’il ressentait. Il laissa ses mains se promener sur le corps si beau de la femme. Il caressa ses seins, son dos, son ventre, tout en profitant de ses mouvements ondulants jubilatoires. Elle accéléra alors le mouvement puis s’arrêta net, le visage rouge et les poings serrés. De tous petits gémissements émanaient de sa gorge, elle semblait partie, loin, dans un autre monde. Il tenta de bouger un peu son bassin et elle se figea à nouveau, comme saisie.

Il ressentit alors la même sensation merveilleuse et terrifiante que lorsque son pénis avait été dans sa bouche. Cette montée en puissance semblable à la mort. Mais il l’accueillit cette fois sans crainte et la jouissance fut encore plus bouleversante lorsque son pénis se mit à nouveau à cracher à l’intérieur du corps de la femme.

Il ne tourna pas de l’œil. Il profita de l’instant, contemplant le corps de la femme qui avait toujours les yeux fermés et qui se remettait doucement du doux assaut subi. Elle recouvra ses esprits au bout de quelques secondes puis se leva, se rhabilla en vitesse et frappa deux coups contre la porte du bureau. Celle-ci s’ouvrit immédiatement et la femme sortit dans le couloir. L’homme remit son pantalon, affolé, et la rejoignit le torse encore nu. Six soldats armés et un officier les attendaient. L’homme ouvrit la bouche, mais il n’avait rien à dire. Le jour était venu. Il ne regrettait rien, il savait que peu d’hommes avaient eu la chance de vivre un tel plaisir avant de disparaître.

« Il a un comportement spermatique. Deux éjaculations à courts intervalles. »

La femme avait prononcé ces mots étranges à l’intention de l’officier. Sans joie ni émotion. Un constat.

« Je me rends au laboratoire pour analyser le pouvoir reproducteur de l’échantillon mais je suis confiante. Il a rapidement adopté un comportement de sailli, c’est en général bon signe. Sans compter les risques qu’il a pris pour satisfaire son besoin de coït. »

L’officier secoua la tête avec satisfaction et elle s’éloigna sans le moindre regard à l’égard de l’homme avec qui elle avait vécu cette aventure intime.

L’officier donna ses ordres à l’attention de l’homme, toujours interloqué.

« Vous allez être placé en quarantaine le temps de l’analyse de votre semence. Vous serez ensuite affecté au service de renouvellement de l’espèce humaine. A partir d’aujourd’hui, vous n’êtes plus métallurgiste mais reproducteur. Emmenez-le. »

Les six hommes armés l’escortèrent dans le couloir pour l’entrainer vers sa nouvelle mission au service de la Nation. Il avait du mal à comprendre. Il se remémora l’enchainement des événements, les doigts qui se touchent dans le wagon, l’aventure extraordinaire de leurs corps exaltés dans le bureau… Pourquoi était-il déçu ? Pourquoi ce goût amer, cette tristesse soudaine ? « Joyeuse Saint-Valentin »… La fête de l’érotisme et de l’amour… On mange des chocolats, on fête le bonheur d’être deux avait dit son arrière grand-père. Ce qu’il avait vécu avec la femme, c’était un test. C’était délicieux, mais c’était faux. L’imposture avait réduit le plaisir à néant. Elle l’avait privé de son essence. Il chassa les images de la femme s’adressant à l’officier. Il se concentra sur son visage épanoui quand ils avaient partagé le plaisir. Il grava cette image dans son esprit puis se rua sur un des soldats. Il s’empara de son arme et se tira une balle dans la tête, le sourire aux lèvres.

Fin

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A propos d' Ema

Passionnée de mode, de design, d’art et de littérature, adepte d’un hédonisme non égocentrée : Le Plaisir est un art qui s’apprend et se partage.

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