Amour, Sexe et Hypermarché

Après plusieurs mois d’une analyse statistique minutieuse, j’en avais déduit que c’était le mardi matin que les rayons de l’hypermarché étaient les plus déserts. On croisait plus d’employés que de clients et c’était une tranquillité que j’appréciais. Presque une parenthèse agréable dans ma semaine éreintante.

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Ma femme était au travail, mes enfants à l’école et je pouvais flâner sans me presser dans la fraicheur de l’énorme centre commercial. Mon cabinet de comptable fonctionnait bien et je pouvais me permettre un jour entier rien qu’à moi pendant la semaine. La plupart en auraient profité pour aller à la pêche, au cinéma, pour dormir ou lire… Mais j’aimais me promener dans mon hypermarché, guidé par mon chariot et sans réel but. Une façon de mêler l’utile à l’agréable puisque j’en profitais chaque fois pour remplir le frigo pour la semaine.

Or ce matin-là d’un mardi d’été un peu chaud, tandis que je me rendais au rayon des bières artisanales pour faire le plein, je tombai sur une jeune employée perchée sur un escabeau. Elle était en train de remplir les étagères les plus hautes de bières fraichement livrées. Je ne la vis d’abord que de dos ce qui ne m’empêcha pas d’être saisi par sa splendide silhouette. Sur la pointe des pieds au sommet de son escabeau, sa minijupe se relevait, cachant tout juste sa culotte mais dévoilant ses jambes magnifiques.

Accroché à la barre de mon chariot, je restai sans voix. Finalement, la jeune femme remarqua ma présence et se tourna vers moi. Elle afficha un sourire merveilleux au milieu de son visage charmant.

— Vous voulez m’aider ?

Je ne m’attendais pas à cette proposition.

— Je n’y connais rien en bière. Mon chef m’avait demandé de les ranger par ordre de couleur. Je croyais qu’il parlait de la couleur des étiquettes, en fait c’était les blanches, blondes, brunes… La bière, c’est comme les cheveux des femmes finalement.

Elle éclata de rire. Un rire spontané, presque enfantin.

— Vous devez me trouver bête.

— Oh non, pas du tout.

J’avais répondu trop vite, dans un murmure à peine audible. Elle sourit à nouveau, avec une lueur de malice dans les yeux. Toujours perchée sur son escabeau, elle me tendit la main.

— Et bien alors, vous venez m’aider ?

Sans répondre, je lâchai mon chariot et attrapai sa main. Elle était douce, tiède. Elle me tira et d’un bond je me retrouvai à côté d’elle. Nous n’avions qu’à peine la place de tenir à deux sur le minuscule rectangle. Collés l’un contre l’autre, je la dévisageais, subjugué par son charme tandis qu’elle m’observait en souriant.

— Vous me rendez ma main ?

Je desserrai lentement mon emprise, à regret. J’aurais voulu que nous restions ainsi toute l’éternité. Nous devions sans doute être ridicules ainsi serrés sur notre perchoir. Je sentais son ventre contre le mien, ses seins contre ma poitrine, ses cuisses contre les miennes. Et le souffle tiède de sa respiration, son parfum doux. Cet instant irréel et sensuel m’emplissait d’un bonheur absolu.

Nous nous gênions dans nos gestes, alors je lui décrivais chaque bière et elle les triait dans le rayon, levant les bras pour corriger les dispositions. Je jetais un œil parfois sur sa nuque pleine de promesse, sur le dessin de ses seins sous son tee-shirt règlementaire. Ma fascination pour elle ne faisait que grimper en même temps qu’un désir langoureux. Elle me regardait parfois, amusée, probablement consciente de l’effet qu’elle me faisait, et je n’en étais que plus décontenancé.

Au bout de quelques minutes à ranger les bières, elle m’annonça que nous avions terminé. Elle descendit de son escabeau et me laissa en hauteur. Elle s’éloigna dans le rayon et je la regardai sans rien dire.

— Et bien alors ? Vous venez ?

Je bondis à mon tour sur le sol et la suivis dans les allées de l’hypermarché que j’avais l’impression de traverser pour la première fois. En arrivant à la porte « réservé au personnel », elle me fit signe d’attendre. Elle disparut dans la zone qui m’était interdite et en ressortit quelques secondes plus tard. Elle me tira par la main et m’entraîna dans un dédale de produits emballés au milieu d’un entrepôt bien fourni.

Une fois dissimulés derrière un mur de bouteilles de soda empilées, la jeune employée me sourit à nouveau.

— Qu’est-ce que vous attendez ? Embrassez-moi…

Sans me faire prier davantage, je fis un pas vers elle et la serrai fiévreusement dans mes bras. Nos lèvres se rencontrèrent et elle fouilla ma bouche la première, caressant ma langue avec la sienne. La chaleur du désir se répandait dans tout mon corps et je sentais mon cœur tambouriner dans mes veines.

Elle se libéra de mon étreinte et retira son teeshirt, dévoilant deux petits seins magnifiques qui pointaient vers moi. Je me précipitai et les léchai tour à tour, la jeune femme retenant ses rires, amusée par ma fougue. Elle était si belle, si charmante, si pleine de fraicheur et d’une sensualité unique. Sa jupe tomba à ses pieds et elle s’allongea sur le sol de béton froid, attendant, en petite culotte, que je la rejoigne.

Sans être davantage capable de retenir mon excitation à son comble, je m’allongeai près d’elle et recommençai à la caresser. Mes mains se promenaient sur son corps frêle et superbe, ne voulant rater aucune surface de sa peau si douce. Puis n’y tenant plus, je plongeai ma main sous le tissu de sa culotte en coton. En la pénétrant doucement, je la sentis totalement trempée, prête à être possédée. Elle fermait déjà les yeux, les lèvres pincées par le plaisir et le corps se tordant de désir.

J’arrachai sa petite culotte et je vins me positionner au-dessus d’elle. Je retirai maladroitement la ceinture de mon pantalon, et le baissai d’un coup bref avec mon caleçon. Mon pénis raidi par l’excitation se glissa presque aussitôt, comme guidé par son envie, dans le sexe trempé de la jeune femme. Nos deux respirations cessèrent une seconde, le temps de profiter de cette communion intense, puis mon bassin se mit à onduler sauvagement. Chaque coup pénétrant dans son sexe me soulevait de plaisir et la jeune femme restait bouche ouverte, yeux fermés, le visage rouge de plaisir.

Je ne pus retenir mon excitation bien longtemps et me répandis en elle au plus profond. J’avais l’impression de jouir des litres de semences. L’extase était totale, incomparablement délicieuse. J’eus du mal à reprendre mon souffle, allongé sur le corps nu de ma belle amante. Puis on se rhabilla sans un mot, conscients soudain que l’on pouvait nous voir, et elle me fit sortir par la porte de service avant de retourner dans ses rayons.

Arrivé sur le parking, je m’assis un instant pour reprendre mes esprits. Le mardi matin était définitivement un jour idéal pour faire ses courses. Mes enfants étaient à l’école et ma femme au travail. Un travail harassant, comme elle me le répète souvent. Elle s’occupe d’approvisionner les rayons dans un hypermarché…

Fin

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À propos Ema

Passionnée de mode, de design, d’art et de littérature, adepte d’un hédonisme non égocentrée : Le Plaisir est un art qui s’apprend et se partage.