Derrière la porte – Fiction érotique – Partie 8

Le lendemain matin, une fois garée sur le parking de l’école, Jenna coupa le contact et resta un instant immobile, les yeux clos. Elle sentait comme un poids dans sa poitrine : l’heure était à la prise de décision.

Blottie au fond de son sac de cours, une enveloppe blanche, toute simple. Elle y avait consacré une partie de sa nuit, pesant chaque mot, chaque nuance de sa lettre de démission. Elle avait douté du ton, de la franchise du message, et même de la nécessité de l’écrire.

Pourtant, au moment de franchir le seuil de l’école, elle ignorait encore si elle allait vraiment la remettre au principal Simmon. Professionnellement, cet établissement était une aubaine. Sans compter que le principal — son supérieur — l’avait toujours couverte dans ses moindres faits et gestes et face aux imprévus. Elle s’y sentait à l’abri.

D’un autre côté, partir semblait être la seule issue raisonnable. Ses petits jeux risquaient de tout faire basculer, de réduire en cendres sa carrière et sa vie entière. Elle aurait été plus avisée de faire ses heures et de rentrer chez elle, sans s’attarder pour « finir le travail » de cette manière.

Mais elle espérait que le simple fait d’avoir la lettre sur elle l’aiderait à trancher. Soit elle finirait par la brûler, soit elle scellerait son départ.

L’école était plongée dans le calme. Les couloirs étaient silencieux. En salle des maîtres, chacun se préparait pour la journée : certains cherchaient le salut dans un café noir après une nuit difficile, d’autres peaufinaient leurs cours avec optimisme. Jenna fut surprise de croiser Jermaine dans le couloir des maternelles.

— Bonjour, Miss Kennedy, lança-t-il.

— Bonjour, Jermaine.

Elle n’avait pas le cœur à engager la conversation. Son esprit était un tourbillon de pensées contradictoires mêlant sexe, démission et secrets.

En arrivant devant sa classe, elle entendit un joyeux vacarme. Jenna jeta un œil à l’intérieur. Ses élèves s’étaient attroupés autour de la lourde caisse à outils du plombier. Arnold paradait, une clé à molette démesurée sur l’épaule. Carter, les lèvres vibrantes, transformait un long tournevis en perceuse électrique. Cindy, avec une autorité de petite maman, ordonnait aux garçons de tout lâcher.

— C’est pas à vous ! les gronda-t-elle.

— Arrêtez ça tout de suite, renchérit Elizabeth.

Jenna entra dans la pièce.

— Carter. Arnold.

Le visage décomposé par la peur, les garçons lâchèrent les outils là où ils les avaient pris. Ils filèrent vers la bibliothèque pour s’éloigner des preuves du délit.

— Vous savez bien que ce ne sont pas des jouets, leur rappela Miss Kennedy.

— Je leur ai dit, mais ils n’ont pas voulu m’écouter ! se plaignit Cindy.

Avant que Jenna ne puisse ajouter quoi que ce soit, Carter ouvrit l’album « L’Oie Grise ». Jenna se figea. Elle revit instantanément Rachel, au bar, la veille au soir. Dans leur jargon d’enseignants, « L’Oie Grise » était le signal pour dire qu’on avait envie de tirer un coup.

Jenna frotta ses paumes moites contre ses cuisses. Jermaine était passé par là et avait forcément remarqué le livre. Elle était prise au piège. Il allait revenir pour le déjeuner, il s’était déjà trouvé une excuse pour se trouver dans sa classe. Un « aller-retour » vite fait pour la pause de midi.

Elle fit de son mieux pour démarrer la journée. Les enfants s’appliquèrent sur leurs lettres et leurs calculs. À 11 h 07 précises, comme chaque jour, son petit « singe »-alarme se mit à s’agiter bruyamment.

— On range, on range, il faut tout ranger ! chantèrent les petits en chœur.

C’est alors que Carter s’approcha d’elle.

— Est-ce que le monsieur de la plomberie va revenir ?

— Pourquoi me demandes-tu ça ? répondit Jenna, tandis que son esprit oscillait entre la candeur de l’enfant et son propre désir inavoué.

— Ben, il a laissé ses outils. Il est obligé de revenir.

— C’est possible. Je l’espère.

Carter joignit les mains, tout excité.

— Je pourrai le regarder travailler ?

Jenna laissa échapper un petit rire en portant la main à son cœur. Les remarques innocentes du petit garçon la troublaient, faisant dériver ses pensées vers des terrains glissants.

— C’est cool, les gros outils.

— Oh oui, tu as bien raison.

Elle lui ébouriffa les cheveux.

— Tu pourras l’observer quand il s’occupera du climatiseur, d’accord ?

Le gamin lui fit un signe de la main, ravi, et repartit en sautillant.

— Allez les enfants, on se met en rang. C’est l’heure… c’est l’heure de manger.

Pendant que la classe se dirigeait vers le réfectoire, Jenna s’éclipsa pour retourner dans sa salle. Jermaine l’y attendait déjà. Son cœur s’emballa, une décharge d’adrénaline la parcourant de la tête aux pieds.

— Salut. Ce fût tout ce qu’elle parvint à bafouiller.

Il posa sa grosse clé à molette.

— Besoin d’un dépannage ? demanda-t-il avec son sourire carnassier.

Elle verrouilla la porte.

— Tes outils ont eu un succès fou auprès de mes élèves. La clé, le tournevis…

Elle s’avança vers lui d’une démarche féline.

— Mais c’est avec un autre outil que tu m’as rendue accro…

Jermaine lui broya le haut du bras avant qu’elle ne puisse finir.

— Aïe ! Attends, Jerm—

Il l’entraîna brutalement vers les toilettes et claqua la porte.

Elle défit sa fine ceinture et lutta contre le bouton de son pantalon. Il dégagea son chemisier et le remonta d’un geste brusque, dévoilant son soutien-gorge. Son pantalon glissa sur le lino. La boucle métallique de la ceinture tinta contre la porcelaine des WC.

Jermaine délaissa le soutien-gorge pour abaisser sa culotte blanche d’un coup sec jusqu’aux genoux. Alors qu’elle tentait de dégager ses jambes de ses vêtements, il plongea ses grosses mains dans sa toison blonde. Il lui écrasa le sexe d’une manière qui, contre toute attente, la fit frissonner de plaisir.

— Jermaine, allez, souffla-t-elle. Vas-y !

Elle sentit son sexe imposant lui fouetter les fesses. Il n’allait pas perdre de temps. Elle s’écarta, les jambes bien ouvertes, sa culotte entortillée autour de sa cheville gauche. Les mains plaquées contre le mur froid pour encaisser le choc, elle se prépara à la saillie.

Une claque cinglante retentit sur son fessier, bientôt suivie d’une seconde. C’était la même brûlure qu’elle ressentait enfant lorsqu’elle était punie. Jermaine avait les mêmes mains massives que son père. Cette douleur persistante l’excitait, la plongeant dans une soumission totale.

Elle serra les dents lorsque Jermaine s’enfonça brutalement dans son anus étroit. Une douleur vive, qui répondait à celle de ses fesses.

— Baise-moi fort, murmura-t-elle en essayant de se détendre.

Jermaine fonça, sans aucune retenue. Jenna lâcha un cri, puis un gémissement sauvage. Consciente du bruit, elle plaqua aussitôt sa main sur sa bouche. Elle perdit l’équilibre sous la violence des assauts. Son épaule et sa tête heurtèrent la paroi.

Jermaine ne ralentit pas la cadence. Elle se stabilisa, glissant sa jambe gauche vers l’avant, ce qui décupla ses sensations. L’avant-bras contre le mur, elle se mit à se caresser le clitoris. Sa respiration devint un halètement erratique jusqu’à ce qu’elle se fige, le souffle coupé, projetée dans un orgasme fulgurant. Elle eut l’impression que de l’or en fusion coulait dans ses veines.

Puis, comme dans un rêve, elle sentit son corps se relâcher. Jermaine s’était retiré. Son sperme épais s’écoulait d’elle.

— Mon Dieu, Jermaine… putain…

Elle appuya son front contre son bras, toujours collé au mur.

— C’était…

— Du bon boulot.

Il lui envoya une dernière claque magistrale sur la fesse.

— C’est une queue de dingue que t’as là.

Elle entendit le bruit de sa braguette, puis la porte se referma. Il fallait qu’elle se nettoie, et vite.

Les élèves commençaient déjà à revenir. Soit ils étaient en avance, soit elle avait totalement perdu la notion du temps. Elle sortit des toilettes, reprenant son apparence de maîtresse impeccable.

— Miss Kennedy, pourquoi vous n’avez pas vos chaussures ? demanda Cindy en désignant les escarpins noirs.

— Oh, pour rien. J’avais juste les pieds un peu gonflés. Elle les remit. Nous les femmes, on porte parfois des chaussures atroces.

— Ma belle-mère n’arrête pas de se plaindre de ses pieds, intervint Arnold. Je lui dis de mettre des baskets, mais elle dit qu’elle peut pas. Elle travaille la nuit.

— Vous avez un bleu sur le bras. Ça va ? s’inquiéta Cindy.

— Je vais très bien, ne t’en fais pas, répondit Miss Kennedy avec son plus beau sourire.

Elle s’empressa de lancer les activités de l’après-midi pour couper court aux questions. À la sonnerie finale, la marée d’écoliers, sacs au dos, envahit les couloirs dans un brouhaha de rires et de cris. Jenna aperçut la haute silhouette du principal fendre la foule des enfants.

— Miss Kennedy, l’interpella-t-il, il faut que nous parlions.

Sa bonne humeur, entretenue par les câlins de ses élèves — surtout de la part de la perspicace Cindy —, s’évapora instantanément. Il fallait passer aux choses sérieuses. Elle pensa à la lettre qui l’attendait dans son tiroir. Cet entretien allait décider de son avenir.

— Asseyez-vous, dit le principal Simmon en refermant la porte du bureau.

Jenna s’installa sur le bord du canapé.

— Comme vous le savez, il y a eu cet incident entre vous et Mme Hampton. Pour votre information, sachez que c’est sa dernière année parmi nous.

— Comment ?

— Elle m’a remis sa démission ce matin. Je l’ai acceptée. Je lui ferai une lettre de recommandation s’il le faut.

Jenna s’enfonça dans le canapé, comme si un poids immense venait de délivrer sa cage thoracique.

— C’est vrai ?

— Absolument. Il se leva. Je voulais que vous soyez au courant. L’affaire que je devais « tirer au clair » est donc classée. On en reste là.

— Quel soulagement… Elle s’essuya le front d’un geste théâtral.

— Voilà ce que j’avais à vous dire.

— Merci, Monsieur le Principal.

— J’ai prévenu Mme Hampton et je vous le dis aussi : évitez de vous parler. Si vous vous croisez, continuez votre chemin. Cela vaut mieux pour tout le monde.

— Bien entendu. Jenna retrouva son calme.

— Autre chose : ma femme, Laura Beth, et moi avons réglé le problème avec Rachel. C’est du passé. Évitez-la elle aussi, autant que possible.

Jenna acquiesça. Le principal se leva pour mettre fin à l’entretien.

— Je vous laisse finir votre journée.

Jenna le remercia une dernière fois. De retour à son bureau, elle ouvrit le tiroir et en sortit sa propre lettre de démission. Avec un grand soupir de soulagement, elle la déchira en mille morceaux.

Cette fiction érotique a été écrite en anglais par Claire Woodruff. Pour la lire dans sa version originale, c’est par ici.

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