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Leçons Estivales – Deuxième Partie

 

J’ai dû attendre trois jours avant qu’il ne respecte sa parole. Un jour de pluie, à nouveau. Il a probablement attendu cette météo pour se montrer, il préfère l’intimité d’un ciel couvert, le coquin. Il toque à ma porte alors que je reviens de placer le drapeau rouge, comme la dernière fois. Ce début d’été n’est pas très prometteur.

— Salut Baptiste.

— Salut.

Quelque chose a changé dans son regard. Il fait plus… homme ! Comme quoi, une pipe peut être salutaire.

— Tu t’es enfin décidé à venir ?

Il fait un sourire timide sur son visage de blondinet.

— Oui, j’attendais qu’il pleuve.

— Ah bon ? Pourquoi ?

— Ben… pour qu’on soit plus tranquille.

— Tranquille pour faire quoi ?

— Pour… enfin tu sais.

— Peut-être que je le sais, peut-être que je ne sais pas ce que tu as en tête, peut-être que j’aime bien t’entendre dire des choses cochonnes.

Je retrouve alors le jeune homme gêné, moins sûr de lui. Je lui demande :

— Dis-moi, tu es puceau ?

— Oui.

— C’était la première fois qu’on te suçait ?

— Aussi.

— Tu n’as jamais rien fait avec une fille ?

— Pas… pas vraiment. Je n’ai que vingt ans, me dit-il pour se justifier.

— Oh, mais ce n’est pas un reproche, au contraire, je suis flattée d’être la première à t’avoir léché la queue.

Il se tortille sur place. Je sens qu’il ne va pas être bavard, faut vraiment que je lui sorte les vers du nez.

— Tu voudrais m’aider encore dans mes cours d’anatomie ?

— Oui, j’aimerais bien.

— Dis-moi un peu ce que tu aimerais voir ? Ou faire ?

Il déglutit. Je le vois faire un important effort sur lui-même pour trouver une réponse.

— J’aimerais… je crois que j’aimerais faire l’amour avec toi.

Je me lève et vais le rejoindre. Je remarque qu’il est à peine plus grand que moi, je ne l’avais vraiment vu qu’allongé finalement.

— Je ne fais pas l’amour, beau gosse, je baise. Est-ce que tu veux baiser ?

J’attrape le premier bouton de sa chemise de premier de la classe et le défais d’une main assurée.

— D’a… d’accord.

— D’accord quoi ?

— D’accord, je veux te baiser.

Un bouton de plus.

— Oh ! tu veux me baiser ? Quel vilain garçon ! Et tu comptes d’y prendre comment ?

Au troisième bouton, je commence à caresser son torse diaphane.

— Je…

Il jette un œil sur la plage à travers la grande baie vitrée, visiblement peu rassuré d’être pris en faute. Pas question qu’il s’échappe. Je le pousse contre la vitre et termine d’ouvrir sa chemise.

— Je… je vais te prendre, je vais te baiser.

Je lui retire ses fringues une à une.

— C’est tout ? Et la leçon d’anatomie alors ?

— Oui… oui… tu vas sortir ma bite et me sucer !

Il a le pantalon sur les chevilles et le retire maladroitement. Je lui tripote la queue à travers son caleçon. Il a fait un effort, j’apprécie.

— Je ne crois pas, non. Déjà fait, ça.

Je retire ses lunettes puis m’approche de ses lèvres, mais je fuis son baiser pour mieux le contraindre de mes deux mains. Ma poussée est douce, mais puissante.

— C’est à ton tour, vilain garçon.

Il comprend l’ordre implicite et tombe à genoux devant moi. Il me regarde, attendant probablement mes instructions.

— Allez, retire-moi mon short, banane ! Lèche-moi la chatte !

Et il le fait. Et j’ai chaud, je transpire, je mouille. Il est maladroit, mais très attentif, si bien qu’il remarque mes infimes changements de tons et de respiration quand j’apprécie davantage ses mouvements de langues et il apprend, progressivement, à toucher, lécher, aspirer, serrer ses lèvres, titiller du bout de la langue, s’enfouir dans mon sexe cuivré et baveux.

J’ai chaud. J’ouvre la fenêtre et me penche à l’extérieur, recevant des rafales de vent et de pluie. Je souris. Il y a un dernier randonneur qui se carapate sur la plage et passe devant le cabanon en me faisant un signe de tête. S’il savait qu’une autre tête, toute blonde, parsemée d’une fine barbe tirant sur le roux, est en train de me dévorer la chatte.

Il ne s’arrête jamais. Je crois que de son côté, il a trouvé son nouveau jouet préféré. C’est quand il commence à me baiser avec sa langue que je l’arrête en tirant sur ses cheveux. Il relève la tête, le menton poisseux de mon plaisir et me sourit.

— Viens me baiser maintenant, je n’en peux plus !

Il se relève et je l’attrape par la queue pour le faire passer derrière moi sans ménagement.

— Mets une capote et baise-moi putain !

Je le sens hésiter, sortir le bout de plastique, le glisser maladroitement sur son sexe et vérifier par la fenêtre s’il ne reste personne sur la plage.

— Allez, fourre-moi maintenant !

Je lui tends ma croupe de black, mon cul bombé et musclé. Je le sens qui cherche, qui fouille, qui hésite, qui dérape sur mon clitoris, qui remonte et bute contre mon cul.

— Pas encore, vilain garçon, ça sera pour une prochaine fois !

Je l’entends rire, il se décoince un peu. Il positionne enfin son gland à l’entrée de ma chatte et je l’aide en me cambrant davantage encore, sortant le buste à l’extérieur. Je me prends des bourrasques sur le visage tandis que, enfin, je reçois des coups de reins par-derrière. Que c’est bon ! Je plaque mon maillot trempé sur mes petits seins et me caresse ainsi. Si c’est vraiment sa première fois, il se débrouille très bien. Il me défonce en rythme, sans fléchir, d’une queue si longue qu’elle claque dans mon ventre à chaque aller-retour. Je sens que je vais le regretter demain, mais sur l’instant c’est diaboliquement bon.

— Agrippe-toi, baise-moi !

Il obtempère et s’accroche à mon cul. Je sens ses doigts se planter dans mes chairs généreuses et il me déchire en deux de sa longue queue d’ivoire. Il se retire, se renfonce, se retire, se renfonce au plus profond, je ne sais plus où donner de la tête. Quand j’essaie de prendre ma respiration, je bois la tasse, je suis trempée de partout, je coule, je mouille, je fonds, j’explose.

Lorsque j’ouvre les yeux, je suis allongée sur la banquette. Baptiste veille sur moi d’un œil inquiet.

— Qu’est-ce qui s’est passé ? je demande.

— Je crois que tu t’es évanouie. Je t’ai allongée et séchée, tu étais trempée.

— Évanouie ? Bordel ! Depuis combien de temps ? fais-je en essayant de lire l’heure dans le ciel tourmenté.

— Oh, à peine quelques minutes, mais je me suis inquiété.

— C’est gentil, mais faut pas, c’est rien. J’ai joui comme jamais. Ça faisait longtemps, mon dieu…

— Et tu t’évanouis à chaque fois que tu jouis ?

Il lève un sourcil curieux.

— Non, c’est bien la première fois. Tu es très doué, vilain garçon.

Il sourit crânement. Il peut, ce que j’ai ressenti était incroyable. Peut-être était-ce l’idée de me faire surprendre ? Ou de dépuceler un beau jeune homme timide ? Ou sa longue queue qui me faisait un bien fou.

D’ailleurs, je le regarde, il ne s’est pas rhabillé et j’aperçois son engin qui pend mollement entre ses deux jambes nues. Il n’est plus couvert de sa protection de plastique que sur le bout du gland.

— Du coup, tu n’as pas joui, toi ?

Il hausse les épaules.

— Ce n’est pas grave.

— Si, c’est grave, je veux que tu jouisses aussi ! Vas-y, baise-moi, profite de ma faiblesse pour me prendre.

Il lève un sourcil amusé, puis secoue la tête.

— Je ne peux pas réutiliser cette capote et je n’en avais qu’une.

— Quoi ? Non, mais ça, ce n’est pas possible, il faut toujours en prévoir plusieurs, on voit que tu n’as pas l’habitude.

— Ça me dit bien de la prendre, l’habitude. J’aimerais bien te voir plus souvent.

— Oh, mollo Don Juan ! Baiser, je veux bien, quand tu veux, mais on ne va pas se marier.

— Qui a parlé de sentiments ?

— Ah ! je réponds. On parle bien de sexe alors, on est d’accord.

— Oui, je parle de sexe. D’ailleurs, le tien est fabuleux.

Il vient sans prévenir planter une phalange entre mes chairs rougies et je le repousse instinctivement.

— Houla, non, doucement, c’est sensible ! Tu as beaucoup à apprendre !

— Oui, tu voudras bien être ma professeure ?

Je lui souris. Il se penche et m’embrasse. J’en suis confuse et je rougis, heureusement que ça ne se voit pas sur ma peau de métisse.

— Doucement, les bisous ! Montre-moi ta queue plutôt, je vais m’occuper d’elle et terminer proprement le travail.

Il me sourit, je lui réponds d’un clin d’œil et il se redresse sans tarder pour me fourrer son sexe sous les yeux, à portée de dégustation.

Dehors, le soleil ne pointe toujours pas son nez, mais je m’en fous, j’ai trouvé une occupation captivante pour les journées pluvieuses.

Fin

Léon de GriffesArticle écrit par Léon de Griffes

Depuis le berceau toulousain, j’écris par passion depuis quelques années. Mes histoires sont parfois tendres, parfois torrides, souvent drôles. J’aime aussi y ajouter de temps en temps une touche de fantaisie.

J’ai publié une dizaine de nouvelles érotiques sur Amazon depuis janvier 2015. Suite à un concours de nouvelles érotiques organisé par B-sensory que j’ai remporté, je suis désormais édité sur leur plateforme. J’y publie en particulier une série fantastique et érotique. J’ai aussi participé à plusieurs collectifs, en particulier 20 Histoires de Sexe et de Pouvoir chez La Musardine ou Indécence 2016 chez Évidence Editions.

En avril 2016 je publie Simon, à demi-mot puis Les vies d’Adèle en juin 2016 et enfin le deuxième tome de Simon, mots-croisés en octobre 2016.

Début 2017, je me lance dans l’aventure Tipeee en essayant de conjuguer érotisme et fantasy.

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