Première Consultation – Partie 2

 

Le docteur marqua un silence durant lequel il griffonna nonchalamment sur son bloc note ; mon expérience des hommes me suggéra que c’était surtout pour se donner une contenance qu’il feignait d’écrire : sa bouche était humide, son front légèrement luisant et son pied s’agitait nerveusement sur le sol.

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Je pris alors le temps de l’observer à mon tour ; la trentaine, le teint mat, il semblait grand et bien bâti ; une barbe de quelques centimètres courrait le long de sa mâchoire et ses yeux noirs repassaient lentement sur ses notes. Il avait les paumes épaisses de ceux qui travaillent de leurs mains ce qui me surprit et me séduisit brutalement. J’osai un regard indiscret vers son entrejambe et crus entrevoir un relief prometteur.

Soudain, sur une impulsion, je me levai et m’approchai du docteur. Je m’assis sur le sol, à quelques centimètres de son fauteuil, les cuisses ouvertes et la poitrine en avant. Il me regarda faire, bouche bée, et je lui dis, très vite et dans un murmure :

— Je crois que je me sens prête pour un exercice pratique, docteur. J’imagine que vous avez un code déontologique très strict, c’est pourquoi je vous ferai part de mon consentement à chaque étape et vous demanderai le vôtre également.

Dans mon ventre, un mélange d’angoisse, de peur du rejet, et d’excitation s’étreignaient douloureusement ; je choisis de les ignorer et me plongeai dans le regard noir du docteur, qui semblait lui-même livré à un intense dialogue intérieur.

— J’aimerais que vous me regardiez me caresser les seins, susurrai-je, en détournant les yeux.

— D’accord, répondit-il dans un souffle.

Je remontai lentement le pull en cachemire sur ma peau jusqu’à découvrir un sein, que je commençai à malaxer lentement. Cette caresse, ainsi que le regard puissant du docteur posé sur moi, m’émut profondément et je pris un sein dans chaque main pour en pincer allègrement les tétons dressés, toute pudeur disparue.

La respiration haletante, je m’agenouillai pour porter mon visage à sa hauteur, et tout en continuant de me massez la poitrine, je demandai au docteur dans un souffle :

— Puis-je vous sucer, docteur ?

Je vis un éclair d’hésitation traverser son regard, puis il acquiesça sans un mot. Je retirai mon pull, nouai mes cheveux en une longue tresse et, toujours à genoux, la poitrine nue, je m’approchai plus près encore de lui, jusqu’à respirer son odeur. Délicatement, je le fis se lever et défis sa ceinture, puis, descendant son pantalon jusqu’aux chevilles, je le pris en bouche non sans avoir au préalable enduit chaque centimètre de son sexe de ma salive luisante.

Il poussa un gémissement et caressa ma nuque tandis que, lui toujours debout, le pantalon aux chevilles, et moi à moitié nue, je gobai son sexe lisse et épais. Il bandait déjà lorsque je l’avais dévoilé et je le sentais encore grossir dans ma bouche tandis que son gland m’emplissait. Je lui malaxais les couilles, les léchais, je faisais des va-et-vient avec son sexe dans ma bouche, j’aspirais son gland si fort qu’il gémissait à présent sans retenue, agrippé au fauteuil devant lui. Ma chatte ruisselait à présent, et mon vagin se contractait en spasmes douloureux.

Je recrachai sa bite un instant, le temps pour moi de retirer mon pantalon et de m’assoir dans le fauteuil.

— J’ai envie de me caresser en te suçant, si tu es d’accord.

Sa main prit la mienne avec impériosité et la dirigea vers ma chatte, ou il imprima à mes doigts un mouvement circulaire autour de mon clitoris. A présent confortablement assise dans le fauteuil, lui debout devant moi, je le repris en bouche avec d’autant plus de fougue que nos mains sur mon clitoris imprimaient un intense plaisir à ma chatte. Au bout de quelques minutes, je sentis les prémices d’un intense orgasme se profiler : je m’arrêtai net et il comprit mon signal.

Il me caressa le dos, les hanches, me fit me lever et m’installa sur lui, lui sous moi, la tête entre mes cuisses qu’il baisait et caressait délicatement. Il murmurait des paroles douces et apaisantes, comme s’il tentait de maîtriser le feu qui s’était emparé de moi. Au bout de quelques minutes, sa langue s’aventura entre mes cuisses, et, son nez écartant doucement mes poils pubiens, il écarta mes lèvres et commença de me lécher le clitoris avec la plus grande méthode. Désireuse de lui rendre ce plaisir, je me cambrai et le pris à mon tour en bouche ; dans cette position, seul lui pouvait bouger son sexe dans ma bouche, et c’est ce qu’il fit, doucement d’abord, et de plus en plus vite, comme pour me violer la bouche.

Cette sensation tout à fait intrusive mêlée à sa langue qui aspirait, pressait, tétait, léchait ma chatte, bientôt rejointe par deux doigts qui s’immiscèrent respectivement dans mon vagin et dans mon anus, me fit très vite pousser des hurlements de plaisir incontrôlés. Mais, pas encore vaincue, je mouillais tant que je pus enduire mon index des fluides qui m’étaient accessibles dans cette position puis je pénétrai à mon tour le cul du docteur.

Il poussa un rugissement de plaisir, et son cul vint se plaquer contre ma main, comme pour enfoncer encore plus mon doigt dans cet orifice qu’il semblait tout à fait heureux de m’offrir.

Sa main se perdit derrière le canapé, et pendant quelques instants, ses caresses buccales furent moins précises. Mais il en revint bientôt, triomphant, un flacon de lubrifiant et un godemichet muni d’une petite poignée en son extrémité.

Son sexe toujours en bouche, j’entrepris, entre deux soubresauts de plaisir, d’enduire le jouet du fluide gras et visqueux, avant de le présenter doucement à l’entrée de son anus. Il poussa si fort son cul contre le jouet que je n’eus rien à faire, il s’y empala avec un cri de bonheur tout en me gratifiant d’une jouissive succion de mon clitoris. Son bassin continuait de faire des va-et-vient, tant pour jouer avec le sextoy dans son cul que pour jouir de son sexe dans ma bouche, tandis que ses doigts agiles qui me pénétraient également, alliés à sa langue experte, eurent raison de mes premières défenses.

Je jouis en un grand râle, répandant mon liquide de jouissance sur son beau canapé. Le docteur m’attrapa soudain et m’assis sur lui à califourchon, le gode toujours enfoncé dans son cul ; Je guidai fébrilement son sexe en moi jusqu’à le sentir m’emplir entièrement : cette sensation était délicieuse. Je commençai alors de nouveaux va-et-vient, tout en l’embrassant dans le cou, en me caressant les seins d’une main, le clitoris de l’autre.

L’orgasme précédent m’avait laissé sur la crête dangereuse de la cime du plaisir, et la sensation de son gland puissant en moi me fit bientôt à nouveau défaillir. Cet orgasme-là fut moins démonstratif, et plus intense à la fois. Il me balaya des orteils jusqu’au sommet du crâne, lentement, en partant d’une sensation d’intense chaleur autour de mon sexe qui rayonnait sous forme de lents frissons de pur plaisir. Je me laissai totalement aller tandis que mon partenaire s’abandonnait à son tour dans un long râle.

Nous restâmes quelques minutes enlacés dans le canapé trempé de ma jouissance, reprenant nos esprits. Puis le docteur murmura, en souriant :

— Je crois que cet exercice pratique vous a permis de surmonter la difficulté qui vous amenait dans mon cabinet, madame Chapuis.

Je répondis par un sourire.

Fin

Charlie MayArticle écrit par Charlie May

Jeune autrice curieuse, il s’agit de ma première nouvelle érotique. En relation libre depuis plusieurs années, j’aime le sexe spontané, ludique et complice.