Une Aventure en Vis-à-vis – 2ème partie : Quelques Viennoiseries Plus Tard

L’entrée de son immeuble me plaît mais je n’ai le temps de contempler ni les dalles brillantes, ni mon image dans les miroirs aux murs. La jeune blonde ouvre la porte intérieure et m’entraine d’un « Entre ». Elle s’arrête sur le pas de la porte et me regarde intensément. Elle me donne son prénom, Jasmine.

vis-à-vis

L’ascenseur est petit, nous sommes obligées de nous toucher. Nos deux poitrines se cherchent et quand nous arrivons au troisième étage, Jasmine m’embrasse et je presse mon corps contre elle. Le sac de viennoiserie en tombe. Ses légers cheveux bouclés, son corps que je sens s’alourdir à mon contact, tout cela m’excite chez elle. Elle sort une clé de sa poche et nous sortons de l’ascenseur.

Dès qu’elle ouvre la porte, un grand rayon de soleil nous accueille. Elle entre et je reste sur le pas de la porte, éblouie. De nouveau, elle me lance « Entre » et elle rajoute « Quelle belle matinée, non ? ». Je ferme la porte. Elle enlève son manteau, elle ne porte qu’une nuisette couleur chair dessous. Le tissu scintille et appelle mes sens.

Jasmine prend ma main et m’emmène dans la salle à manger. L’homme est là. « Ah, voilà notre délicieuse convive ! », dit-il en me souriant. Il est grand, porte un tee-shirt blanc et un caleçon noir. Ses épaules et ses jambes sont assez musclées tout en laissant deviner un épicurien. Il me propose une chaise. Je m’assois. Après les questions classiques (thé ou café ?), nous nous retrouvons tous autour de la table ronde.

L’homme s’appelle Louis. Il travaille dans une agence de publicité. Jasmine, elle, enseigne et pratique le yoga à ses heures perdues. En effet, elle semble très à l’aise avec son corps et les courbes dessinées par sa nuisette, les formes que l’on devine et leurs prémices, tout cela fait monter en moi une excitation dingue.

Sous la table, nos pieds se croisent, se touchent, rencontrent des jambes et les caressent. Jasmine pose sa main sur ma cuisse. Je voudrais m’offrir à elle, là, sur la table de la cuisine ; écarter les jambes et partir au pays de sa bouche contre mon clitoris. Mais ces fantasmes restent d’abord dans ma tête.

Nous discutons, rions de tout et rien, de banalités actuelles, des anecdotes sur le quartier et enfin, Jasmine passe un doigt sous ma culotte. Elle arrive ainsi à me stimuler et j’écarte les jambes pour me laisser aller. Louis se lève et se met à ma hauteur pour m’embrasser. Ses lèvres sont fermes et pulpeuses, sa langue suffit à faire monter en moi une tempête de désir.

Tandis que je suis toujours assise, Jasmine, très attentive, se positionne devant mes genoux. Délicatement, elle enlève ma culotte déjà bien mouillée et commence à laper, comme un chat son lait, mon clitoris. Pendant ce temps, Louis qui continue à m’embrasser, enlève mon soutien-gorge. Il accompagne son geste d’un sincère « Splendide ». Puis, le temps continue à se resserrer sur mon plaisir et je commence à en vouloir plus. Louis me demande si je voudrais qu’il attache mes mains derrière mon dos.

N’ayant jamais pratiqué cette lubie sexuelle, je suis assez curieuse et j’accepte. Je m’assieds sur la table et tandis que Louis m’attache doucement, Jasmine continue son merveilleux cunnilingus. Louis bande déjà, je crois que c’est la ficelle qui l’a séduit. Je me retrouve comme une proie consentante, mon corps offert en pâture à deux génies sensuels. Louis empoigne mes seins qui se dressent et les lèche doucement… Jasmine nous laisse quelques instants. Louis commence à me pénétrer. Comme je suis déjà bien inondée, ce sexe qui entre en moi me donne une impression à la fois de douceur et de grande maîtrise. Il commence à faire des va-et-vient, les mains sur ma poitrine et je me délecte de ce plaisir inattendu. Je soupire, je crie à peine, j’accompagne plutôt mon plaisir de ces sons qui viennent du plus profond de soi et que l’on découvre, de temps en temps, en se laissant aller.

Jasmine revient, complètement nue et nous sourit. Louis propose une levrette. Je suis charmée. Mais il doit m’aider à me mettre dans une position acceptable. Je suis empêchée par les liens autours de mes poignets. Ils ne me font pas mal, au contraire, ils me contraignent simplement à m’abandonner au plaisir que je découvre. Louis, me prend dans ses bras, et m’emmène sur le canapé.

Courbée, les mains liées, je prends un affreux plaisir à me faire pénétrer par Louis. Il enlève son tee-shirt. Il fait claquer ses fesses sur les miennes tandis que je lèche l’entrejambe de Jasmine. Elle est chaude, accueillante et sucrée. Louis donne toute sa puissance dans l’acte sexuel. Il est en sueur, je le sens même de dos. Je commence à entrer mes doigts à l’intérieur du sexe de Jasmine. Elle se baisse et me donne un vibromasseur. Il la met dans tous ses états. Elle s’accroche fermement et balance son bassin pour atteindre encore plus de plaisir.

Elle l’enfourche avec détermination et ses cris se mêlent aux miens. Puis, je sens un orgasme monter en moi. Cela faisait longtemps qu’il n’était pas arrivé, lui. Je lâche le sextoy et me concentre sur ce volcan intérieur. J’annonce à mes complices que je suis en train de venir. Louis ferme les yeux et me pénètre avec plus d’audace, ce qui amène inévitablement ma jouissance et après quelques secousses intenses, la sienne dans la foulée. Jasmine enlève précautionneusement son préservatif et l’embrasse.

Nous passons encore quelques minutes à caresser nos corps nus sur le canapé. Louis a un tatouage de pleine lune bien blanche avec un nuage bleu, ce qui me rappelle inévitablement mon rêve inversé et me trouble. Je commence à me rhabiller et quitte mes compagnons avec un prometteur « A bientôt ».

Une fois dans la rue, je me sens heureuse, libre, totalement moi-même. Le vent qui souffle m’accompagne dans ma visite du quartier et je sens encore l’étreinte passionnée de ce matin dans toutes les parties de mon corps. Je suis vivante.

A suivre…

Juliette LanzArticle écrit par Juliette Lanz

Juliette Lanz naît en été au milieu des années 80 à Paris. Elle y vit son enfance et son adolescence puis, attirée par le large, décide de s’installer d’abord à Lille, puis à Nuremberg en Allemagne. Elle travaille comme traductrice pour diverses maisons d’édition.

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