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Le Challenge du No Nut November : Peut-on en attendre des Bénéfices pour la Santé ?

No Nut November ou en français : le mois de l’absence de masturbation. No pour non. Nut pour noix ou donc testicules vous l’aurez compris. November pour Novembre. Ce challenge est apparu au début des années 2010 avant d’être popularisé par les réseaux sociaux en 2017. Mais qui pourrait bien être tenté par une telle expérience ? On (va tenter) vous explique.

Qu’est-ce-que le No Nut November ?

Il ne s’agit pas d’un mois de sensibilisation aux allergies aux noix et autres fruits à coque. C’est un challenge qui prône l’absence d’éjaculation pendant 31 (longs) jours. Ses participants ne sont pas sensés avoir de relations sexuelles ni se masturber pendant cette période. Se toucher en constatant la traditionnelle érection matinale n’est pas non plus permis.

Si vous lisez cet article en levant les yeux au ciel tellement vous trouvez cela étrange et ridicule, vous n’êtes pas seuls. C’est pourquoi nous avons souhaité en savoir plus sur cette pratique qui rassemble chaque année de plus en plus de participants. Quels pourraient en être les bénéfices ? En lisant la suite, vous découvrirez si le No Nut November est fait pour vous.

Les bénéfices du No Nut November

La discipline et le contrôle de soi

Comme pour tous les challenges, il s’agit d’ajouter ou de se retirer quelque chose pour un temps déterminé, ce qui fait jouer sa volonté et sa détermination. Vous vous prouvez à vous-même que vous pouvez décider et ainsi avoir le contrôle sur votre mental ou en l’occurrence sur votre sexe. On peut lire sur les réseaux sociaux que ce challenge oppose « les vrais hommes aux petits garçons »… Une recherche rapide sur Internet vous proposera une série de memes décrivant les super-pouvoirs acquis pendant cette période d’abstinence.

Changer ses habitudes

Beaucoup de personnes se sentent coupables de toujours se masturber de la même façon, dans la même position, avec les mêmes images en tête… Savoir ce qui « marche » est un signe de bonne connaissance de son corps et de sa sexualité. Se pencher de la question permet néanmoins de réfléchir et de déterminer si cette routine en est une parce qu’elle est pratique et efficace ou si vous n’êtes capable de jouir qu’en respectant telle ou telle position, dans tel ou tel endroit et en pensant à telle ou telle situation… Si vous êtes un peu prisonniers de cette routine. Prenons l’exemple du porno. Se masturber en regardant du porno n’est pas un problème. Mais si vous ne pouvez vous masturber sans recourir au porno, c’est peut-être là le signe d’un blocage.

Dans le sexe comme dans la vie en général, il peut être salutaire de tenter de nouvelles choses et de prendre un peu de recul.

La vérité sur le No Nut November

Pas de bénéfices pour la santé

Pour les scientifiques, se retenir d’éjaculer pendant un temps long n’apporte rien… Une étude en anglais  de 2018 sur Les rapports entre l’absence d’éjaculation pendant une certaine période et la qualité du sperme conclue même qu’une abstinence de moins de 24h augmenterait la mobilité des spermatozoïdes.

Les bénéfices de l’orgasme sur la santé ne sont à l’inverse plus à prouver : aide à l’endormissement, effet positif sur la santé en général, sur l’humeur, sur la réduction du stress, sur la confiance en soi… Et contrairement à la croyance populaire, se masturber fréquemment conduirait à des rapports sexuels plus nombreux.

Quel candidat idéal pour le No Nut November ?

Sur ce blog, nous passons beaucoup de temps à explorer les bienfaits de la sexualité, du plaisir, des orgasmes et de la jouissance. Ce challenge nous apparaît intéressant principalement pour les personnes qui souffriraient d’une addiction sexuelle.

On a tendance à confondre une libido élevée avec l’addiction sexuelle. L’Association psychiatrique américaine dans son Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux mis à jour en 2019 définit l’addiction sexuelle comme « un refuge dans des fantasmes ou comportements addictifs pour se préserver d’un inconfort émotionnel provoqué par des facteurs de stress ou la dysphorie relative à la dépression, l’anxiété, des traumatismes de l’enfance non résolus ». Si vous remarquez que vos relations sexuelles et sociales pâtissent de vos séances de masturbation, vous pourriez peut-être envisager d’en discuter avec un professionnel de santé et peut-être tenter le challenge pour voir si cette abstinence libère de l’espace pour autre chose dans votre vie.

Si non, si vous profitez pleinement des bienfaits de la sexualité et de la masturbation, sachez que la science est de votre côté. Aucune raison de s’en priver. Si vous avez besoin de renouveler vos fantasmes, nous vous suggérons la lecture de nos histoires érotiques, à deux ou en solo.