Quand Femme Jouit

Quand un homme me lèche, je me sens grande, très grande, aussi grande qu’une montagne. L’homme est là, tout petit, tout en bas, tentant de me franchir et bloqué par l’immensité de mon sexe. Il parcourt les recoins, à la recherche d’un chemin, d’un passage, d’un interstice qui pourrait lui permettre d’aller plus haut et contempler le ciel. Mais il glisse à chaque tentative, tombant dans la rivière de mon con trempé.

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Que l’homme est petit face à cette montagne qu’est le sexe féminin. Comme il est content face à cette nature immense. Elle semble lui procurer un sentiment de bonheur et de bien-être, alors je le laisse me lécher et me lécher encore. Tant que je n’ai pas joui, tant que je peux me retenir d’en vouloir plus, tant que mon vagin sécrète, tant que la rivière coule, je le laisse nager dans mon bain.

Il barbote et s’amuse comme un gosse qui découvre les vagues, les courants et les petits dangers des rivières. Il joue entre les galets, faisant des barrages éphémères, s’agrippant à quelques herbes folles, battant des pieds, faisant des ricochets.

Les plus dextres plongent un doigt ou deux ou plus. Les plus hardis plongent dans mon petit trou. Les plus fous m’oublient et se masturbent à en salir les draps tous seuls. Et là, d’un sourire équivoque je les félicite d’une main dans les cheveux.

C’est agréable de jouir devant un homme qui prend plaisir à vous regarder vous masturber. Une femme qui jouit étale sa nature, son essence, et un peu aussi son âme. Quand un homme avachi me regarde curieux et voyeur, je coule alors dans un râle profond, cherchant à arroser le mâle de la liqueur de mes entrailles. Qu’il s’en repaisse.

Lorsque je jouis je sens comme une harmonie où ma nature organique s’accorde alors à mes pensées les plus dévorantes de vie. Pendant l’extase je tends tous mes muscles dans un grand étirement, le plus douloureux que je puisse. Mes jambes écartées, la vulve ouverte, les lèvres rougies et le clitoris tendu, mon vagin se libère comme ces vents de mars qui apportent la nouvelle saison.

Pour moi, chaque goutte que j’offre compte une nouvelle raison de s’aimer.

Quant à l’homme, il est bien peu de chose face à l’orgasme féminin. Il doit être heureux et satisfait d’y assister. Il doit regarder, admirer, et savourer chaque nouvelle sécrétion de sueur et de cyprine.

En face de ce grand spectacle, il n’a qu’à attendre, tâchant de ne rien casser, de ne rien gâcher, de garder un pénis prêt à rebondir au fond de la source. Pour lui, voir l’instant d’éternité de la femme, c’est rester comme face à une armée à combattre, sachant que le moment attendu va enfin arriver, et qu’il reste encore beaucoup à faire.

Les hommes doivent savoir qu’il faut vénérer l’extase féminine. Les plus religieux sauront s’y noyer, s’en envelopper, car c’est encore le meilleur chemin pour y participer. Il doit tenir son corps sur ses gardes pour parvenir à la hauteur de la grande sensibilité qui affleure à chaque partie de la femme pleine d’orgasme, tellement pleine qu’elle l’exhale encore après, et encore longtemps après si l’on est adroit.

On sait qu’un homme fait bien l’amour lorsqu’il embrasse bien, lorsqu’il apprécie la jouissance, et lorsque son sperme jaillit comme une récompense à la féminité. Mais il est surtout un homme lorsqu’il sait idolâtrer.

Fin

BénédicteArticle écrit par Bénédicte

Parisienne de 25 ans, de tendance bi, Bénédicte s’habille d’un minimum de tabou, pour vivre ses expériences amoureuses.

Journaliste lifestyle et sexo sur Ô Magazine, elle joue de cet espace privé pour vous raconter sa sexualité curieuse, intense et parfois dangereuse.

Philosophe excentrique, Bénédicte n’est pas qu’excitante, elle est un piège.

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