Vibrato

Le début de soirée s’annonçait prometteur. Mon mari et moi avions décidé de prendre du bon temps, seuls, tous les deux. Sans les enfants. Cela faisait longtemps que nous n’avions pas passé une soirée sans eux. Nos exercices de sport en chambre devenaient plus un rituel pour maintenir une vie de couple et restaient dans des positions classiques.

Alors ce soir, nous allions changer. Nous avions décidé de faire les choses en grand. D’abord, un diner aux chandelles dans un des meilleurs restaurant du quartier.

Je me préparai dans la salle de bain. Une fois douchée, j’étalai sensuellement de la crème à la lavande, une odeur qui nous émoustillait tous les deux, sur tout mon corps. La porte, communiquant avec notre chambre, était ouverte. Mon mari profitait donc de la scène pendant qu’il se préparait.

Pour ma tenue, je sortis le grand jeu. J’avais acheté, pour l’occasion, un body entièrement en dentelles noires. Le décolleté plongeait jusqu’à la naissance de mon pubis, entièrement dépossédé de sa toison.

Puis je mis ma sublime robe rouge que mon mari m’avait offerte pour notre anniversaire de mariage. Echancrée sur le côté, elle moulait parfaitement mon corps.

Je décidai de marier ma robe avec mes talons aiguilles noires, pour rappeler la couleur de mon body.

Nous arrivâmes au restaurant. C’était un endroit extrêmement chic. La décoration était sobre et moderne. Les lumières tamisées nous mirent immédiatement dans l’ambiance. Il s’agissait d’un restaurant pour couple uniquement étant donné le choix de la disposition des tables. Ces dernières étaient seulement faites pour deux personnes. Chaque table était isolée dans un boxe à trois/quart fermé. Ce qui permettait de laisser aux clients une certaine intimité.

Une fois installés à notre table, avant de choisir notre menu, mon mari me tendit une boîte en velours noir. Ce ne pouvait être un bijou, la boîte était bien trop grosse. Mais de quoi pouvait-il s’agir ? Je la saisis et l’ouvris. A l’intérieur, posé sur un coussin de soie noire, un objet rose de forme ovale y était lové. Je levai un regard interrogateur vers mon compagnon de tablé. Tout en me faisant du pied sous la table, il m’indiqua qu’il s’agissait d’un masseur intime.

– Dirige-toi vers les toilettes et insère-le dans ton vagin.

Un peu prise au dépourvu, mais excitée par l’idée, je mis l’objet dans mon sac, le pris et me dirigeai vers les toilettes.

Ils étaient tout aussi luxueux que le reste du restaurant. J’entrai dans une cabine et regardai l’objet sous toutes ses coutures. Je respirai profondément pour me détendre et je l’insérai dans mon intimité déjà mouillée. La sensation était agréable. L’objet était doux. Il glissa aisément dans mon vagin.

Je rajustai ma robe, sortis de la cabine et retournai à ma table.

A peine arrivée, n’ayant pas même le temps de m’asseoir, je sentis une vibration se propager dans mon bas-ventre. Déstabilisée par l’effet de surprise, je m’agrippai à ma chaise. Mon mari afficha alors un sourire de satisfaction totale.

– Il s’agit d’un masseur vibrant que je peux contrôler à distance grâce à cette télécommande, m’expliqua-t-il.

Il me montra l’objet, de la même couleur que le masseur. La soirée promettait d’être pleines de surprise et de plaisir. Je lui rendis son sourire pour lui montrer mon excitation.

Mais mon corps s’en chargeait parfaitement seul. Mon body étant fin, et mon excitation bien trop grande, mes tétons pointaient à travers ma robe. Ce qui n’échappa pas au regard de mon mari. Ni à celui du serveur qui venait d’arriver pour la commande de nos plats.

– Puis-je prendre votre commande ?

L’intensité des vibrations augmenta, ce qui me fit gémir, assez fort pour que le serveur dirige son regard vers moi.

– Han ! Hum hum. On va… pren… prendre.

Mon mari faisait mumuse avec son jouet, m’empêchant de me concentrer. Il me regardait droit dans les yeux, en souriant d’un air de défi.

– On va prendre le menu Bourgeois. Merci.

Je réussis à prendre commande ce qui ne fut pas chose aisée. Mon mari me regardait avec ses yeux pétillants, excité par la scène qui venait de se produire.

Je lui lançai un regard noir de désapprobation. Même si cela m’excitait. Mais je ne voulais pas lui monter. Ce que je regrettai rapidement, puisqu’il augmenta encore la vibration.

Elles se propageaient dans tout mon être. Je m’agrippai à la table, retenant ma respiration pour ne pas hurler mon plaisir dans le restaurant. Mais j’étais au bord de l’explosion. Et il le savait très bien. Je resserrai mes cuisses. Mon vagin se contractait sous les vibrations qui variaient d’intensité, passant de faible à très fort, façon montagnes russes.

Je m’accrochai aux accoudoirs, essayant de contrôler un tant soit peu ma respiration. Le désir montait crescendo en moi. Mais au moment même où mon orgasme allait exploser dans un feu d’artifice de sensations, une accalmie se fit sentir. Le masseur ne produisait plus aucune vibration.

J’étais à la fois soulagée que ma délicieuse torture cesse. Mais également frustrée qu’il s’arrête quand j’allais atteindre l’extase.

Tard dans la soirée, nous quittâmes le restaurant vers notre voiture à quelques rues d’ici. Il n’y avait personne dans les rues en cette soirée d’hiver.

– Ce repas était délicieux mon chéri. Merci pour cette soirée.

– Oh, mais elle ne fait que commencer mon amour. Je n’en ai pas fini avec toi.

A cet instant je sentis les vibrations reprendre. Je n’avais pas retiré le jouet, mon mari m’ordonnant de le garder. Et les vibrations étaient à leur maximum. Mes jambes flanchaient à cause de l’onde de plaisir qui se propageait dans mon corps encore engourdi par la séance du restaurant. Mon mari me tenait fermement par la taille.

Il m’entraina dans une petite ruelle à l’abri des regards, me plaqua violemment contre le mur et m’embrassa ardemment. Je m’accrochai à son cou, ne sachant pas si mes jambes pouvaient encore supporter mon poids.

Il me caressait, malaxait mes seins, pinçait mes tétons devenus durs sous ma robe. Je poussai des gémissements étouffés par ses baisers qu’il continuait de me prodiguer. Il me souleva de terre, colla son membre dur contre mon clitoris. Il se frotta contre moi. Il ne m’en fallut pas plus pour hurler ma jouissance qui résonna dans toute la rue.

J’étais à bout de souffle. Il me posa et me soutint le temps que je reprenne mes esprits. Puis nous nous dirigeâmes vers la voiture pour rentrer chez nous.

Mais, je n’avais pas dit mon dernier mot.

Nous arrivâmes à la maison. J’attirai mon mari vers moi, et l’embrassai avec fougue. Je l’entrainai dans le salon et le poussai dans le fauteuil. Je me dirigeai vers ma sono et mis une musique d’ambiance.

Telle une Crazy Girl de cabaret, j’improvisai une danse, digne d’une danseuse burlesque.

Je me sentais tellement sexy, irrésistible. Tellement femme. Accomplie. Comblée.

Les yeux de mon mari ne savaient plus où se poser. Ils suivaient les courbes sensuelles de mon corps qui se mouvait avec toute la grâce dont j’étais capable. Je tournillais.

Je retirai ensuite ma robe avec sensualité. Je dévoilai mon body sexy en dentelle au dos entièrement nu. Avec grâce et délicatesse, je retirai mon masseur, et le lançai à son détenteur. Je me sentais libre et légère. Telle un danseuse étoile, j’accomplissais des figures dont je ne me pensais pas capable. Je donnais tout ce que j’avais. Pour lui. Pour l’homme que j’aimais.

Je me rapprochais de lui. Le touchant sans le toucher. Lui prodiguant des caresses aériennes. J’ondoyais au-dessus de ses cuisses fermes. Lui faisant partager mon corps aux formes généreuses. Ses mains puissantes et fermes vinrent se poser sur mes hanches. Tout en me caressant sensuellement, sa bouche entreprenante avec des lèvres charnues vint pincer mon téton droit à travers mon justaucorps. La sensation électrisa tout mon corps. Je gémis. Mon dos se cambra. Je sentis, entre mes cuisses, une bosse se former dans son pantalon. Mon corps bouillonna de désir. Je voulais être prise par cet homme qui m’avait fait vivre une des meilleures soirées de ma vie.

Tout en dansant, je commençai à déshabiller la source de mes désirs. J’arrachai sa chemise. Les boutons sautèrent. Je caressai son torse tout en muscle. Ses biceps. Ses épaules. Ses bras. Ses mains. Je léchai ses doigts. Les pris dans ma bouche. Puis je repris mes baisers. Prenant le temps de caresser chaque partie de son corps. J’embrassai ses lèvres, léchai son cou, suçai ses tétons, les mordillai. Il gémit de plaisir. Lui aussi me caressait. Remontant le long de mes cuisses. Mes hanches. Ma taille. Il défit les nœuds qui retenaient mon haut. Je me relevai, il le fit glisser le long de mes jambes. Je fus entièrement nue. Il me contempla, m’admira. Me désira.

Je me mis à genoux et écartai ses jambes. Je décidai de libérer la bête de son entrave. Je déboutonnai son pantalon, le fis glisser le long de ses jambes. Puis je retirai son caleçon. Son membre était dur et gonflé. Prêt à exploser de plaisir. Je le pris en main pour le caresser. Je léchai le gland puis le pris en bouche sans ménagement. Il était si gros et si dur. Je l’imaginais en moi. J’étais tellement excitée à cette idée que j’en mouillais le parquet. J’accélérai alors le mouvement. J’aspirai de plus en plus fort. Je le sentis se contracter dans ma bouche. Grossir encore plus.

Je stoppai net mon geste. Je voulais qu’il me pénètre, qu’il vienne en moi.

Je me relevai, m’assis à califourchon sur ses cuisses. J’embrassai sa bouche passionnément. Nos langues se touchèrent, se léchèrent, s’enroulèrent l’une à l’autre. Un frisson de plaisir nous parcourut. Il me souleva et me posa au sol. Et sans sommation, me pénétra jusqu’à la garde. Son pénis était si gonflé que je me sentis emplie.

Il commença alors des va et vient lents et profonds. Nous nous embrassâmes avec passion. Ses mouvements devinrent de plus en plus rapides. Tous mes sens étaient en éveil, mes muscles raidis. Je contractai mon périnée et resserrai mes jambes autour de sa taille pour amplifier le contact et la pression sur mon clitoris. Nous étions aux portes de l’extase. Le rythme s’accélérait. Devenait effréné. Mon intimité était en feu. Mon plaisir monta encore. Je resserrai mon étreinte, m’agrippai à son cou. Et un orgasme explosif se propagea dans tout mon corps. Ne pouvant me retenir, je poussai un cri de plaisir.

Encore en moi, je sentis ses spasmes, et l’explosion de mon mari, qui criait sa jouissance.

Vidés par nos ébats, nous restâmes allongés sur le sol. Enlacés l’un à l’autre.

L’un dans l’autre.

FIN

Lili-RoseArticle écrit par Lili-Rose

Étudiante dans la finance Je suis passionnée de littérature. Et l’écriture. J’aime à m’imaginer des histoires dans lesquelles je fais vivre des personnages. Le monde de l’imaginaire est un lieu magique, qui ne demande qu’à être développé par notre esprit. J’aime la photographie. Capturer l’instant présent, la beauté naturelle qui nous entoure.

Laisser un commentaire