8 Chansons qui Parlent de Sexe Sans en Avoir l’Air

Musique et sexualité ont toujours été de bons camarades et une étude américaine datant de 2009 avait même révélé que 92% des chansons à succès parlaient de sexe. De là à dire que le mélomane et l’obsédé ne sont qu’un seul et même passionné, c’est évidemment un peu raccourci, d’autant que dans bon nombre de chansons, le caractère sexuel est en fait assez caché…

Chansons qui parlent de sexe

 

Il y a ainsi des airs que l’on fredonne innocemment les mains dans les poches sur des trottoirs fréquentés, sans savoir que les paroles ainsi lâchées aux oreilles des passants sont en fait parfaitement coquines.

Si les anglo-saxons sont particulièrement friands du sous-entendu érotique, la chanson française n’a pas non plus à rougir (enfin si, justement…) de son bagage musical coquin et caché. En voici pour preuve 8 chansons que vous avez peut-être déjà fredonnées sans savoir l’apologie de débauche que vous étiez en train de véhiculer…

Les sucettes

La plus célèbre de toutes les chansons à sous-entendu, elle a été écrite par Serge Gainsbourg et chantée initialement par France Gall qui n’avait, paraît-il, aucune idée du double message…

L’histoire

Annie, une petite file sage aime bien manger des bonbons, ou plutôt un bonbon particulièrement : la sucette à l’anis.

L’histoire vraie

Annie n’est pas du tout une fille sage et ce qu’elle aime réellement, c’est offrir à ces messieurs quelques doux instants de sexe oral…

L’extrait qui aurait dû vous mettre la puce à l’oreille

« Lorsque le sucre d´orge / Parfumé à l´anis / Coule dans la gorge d´Annie, / Elle est au paradis. »

Mais la chanson dans son intégralité prête à l’interprétation coquine avec notamment le fait qu’elle achète ses sucettes avec des « pennies », proches en sonorité du « pénis »…

Ma petite entreprise

Cette célèbre chanson d’Alain Baschung, le chanteur l’a dit lui-même, est en fait bien moins innocente qu’elle ne paraît et la conjoncture économique n’est qu’une couverture cachant de la galipette…

L’histoire

Le narrateur évoque son entreprise visiblement florissante malgré une conjoncture économique défavorable et qui lui demande tout de même un travail quotidien harassant. Beaucoup de zones d’ombres dans la chanson impliquent cependant un très certain double sens…

L’histoire vraie

L’entreprise est en fait l’image de la femme aimée et de la relation sexuelle amoureuse. Les deux amants passent en fait leurs journées à s’ébattre follement… Alain Baschung disait lui-même dans une interview que c’est en pensant à une femme qu’il a écrit ce texte.

L’extrait qui aurait dû vous mettre la puce à l’oreille

Et mes doigts de palper / Palper là cet épiderme / Qui fait que je me dresse / Qui fait que je bosse

Moules frites

Voici la preuve que les chansons à double sens n’appartiennent pas à une tradition passée : le chanteur contemporain belge Stromae a proposé également un titre plus qu’ambigu dans son album « Racine carré » sorti en 2013.

L’histoire

Paulo raconte qu’il aime les moules frites (comme Annie les sucettes) et notamment quand elles sont accompagnées d’un verre de vin blanc. Il semble cependant que Paulo ne soit pas suffisamment vigilent sur l’origine de ces moules puisqu’il meure empoisonné par l’une d’elles…

L’histoire vraie

Difficile de croire à une simple histoire d’homme qui aime ce plat nordique. Comme Annie et ses sucettes, Paulo porte un intérêt tout particulier à l’intimité féminine qu’il aime, entre autre chose, caresser à l’aide de sa langue…

L’extrait qui aurait dû vous mettre la puce à l’oreille

« Il boit toujours un verre de blanc / Pour oublier l’exécrable / Sûr et si âcre goût de l’océan »

L’aigle noir

On quitte les terres graveleuses et amusantes du sexe pour plonger du côté obscur de la sexualité avec une image de l’inceste vécue par la chanteuse lorsqu’elle était enfant et chantée en toute pudeur à travers cette chanson restée célèbre et sortie en 1970.

L’histoire

Un récit proche du comte dans lequel une femme s’endort au bord d’un lac et est réveillée par un aigle noir qui vole majestueusement au dessus d’elle avant de venir se poser à ses côtés. L’image est à la fois lugubre et belle et on ne sait pas réellement si la femme a peur ou au contraire se sent bien auprès de ce puissant volatile.

L’histoire vraie

L’ambigüité de l’aigle noir réside dans le fait qu’il représente son père à la fois comme figure paternelle aimante et aimée et en même temps, dans le contexte, comme celui qui volera son innocence.

L’extrait qui aurait dû vous mettre la puce à l’oreille

Ce n’est qu’après la mort de la chanteuse que le double sens sera dévoilé dans une autobiographie inachevée, preuve qu’il n’était pas si facile à remarquer… Il y a cependant l’image phallique du cou de l’oiseau :

« De son bec, il a touché ma joue / Dans ma main, il a glissé son cou. »

Banana split

Dans le thème de la chanson à sens caché coquin, tout ce qui se mange fait recette… Après les sucettes et les moules frites, nous voici avec ce tube qui a fait connaître Lio alors qu’elle avait à peine 16 ans.

L’histoire

Chantée par une jeune fille de 16 ans aux allures innocentes, on avait l’impression d’une invitation à un garçon à lui faire un tendre baiser, sur la bouche certes, mais rien de plus…

L’histoire vraie

En réalité, ce texte qu’on n’entend pas très bien, noyé par la musique, est bien plus graveleux et l’invitation au bécot, c’est le premier paragraphe uniquement. Les choses s’accélèrent par la suite avec une caresse buccale de la part de la jeune fille qui va jusqu’à l’extase du monsieur !

L’extrait qui aurait dû vous mettre la puce à l’oreille

« On dirait que les choses se déclenchent na na na / La chantilly s’écroule en avalanche ».

Il sufit de passer le pont

Georges Brassens a écrit nombre de chansons parlant de sexualité sans détour (Quatre-vingt quinze pour cent, la Complainte des filles de joie, Mélanie…) mais a également quelques fois joué sur l’ambigüité comme avec cette chanson datant de 1953.

L’histoire

On dirait à première vue qu’il s’agit de l’invitation d’un homme à une femme d’aller courir ensemble dans la nature, de batifoler gaiement au milieu des fleurs, dans un élan strictement romantique. Et pour connaître ce bonheur innocent, il suffit de passer le pont…

L’histoire vraie

Il s’agit bien d’un homme qui fait une proposition à une femme, mais en réalité, ce qu’il attend d’elle, c’est qu’elle le laisse posséder son corps, qu’elle lui offre sa virginité, le véritable sens du « pont » ! Ce qu’il finit par obtenir si on en croit la fin de la chanson… (Nous irons en enfer ensemble !)

L’extrait qui aurait dû vous mettre la puce à l’oreille

« Il suffit de trois petits bonds, / C’est tout de suit’ la tarantelle, / Laisse-moi tenir ton jupon, / J’saurai ménager tes dentelles… »

Il court, il court le furet

Les avis divergent sur le sujet de cette chanson pour enfants, certains pensant qu’il s’agit de paroles strictement innocentes quand d’autres y voient une volonté grivoise évidente… Son auteur étant inconnu, nous ne saurons probablement jamais la vérité !

L’histoire

Ce cousin de la belette passe toute la chanson à courir dans les bois sans jamais rien faire de tellement plus constructif…

L’histoire vraie

En réalité, « il court, le furet » serait une contrepèterie, c’est à dire un jeu de mots dont le principe est d’échanger des lettres de places de manière à donner un sens grivois à une phrase innocente. Dans notre cas, en inversant le « c » et le « f », on a : « Il fourre, le curé »… L’histoire est alors celle d’un clergyman passant ses journées à honorer des dames.

L’extrait qui aurait dû vous mettre la puce à l’oreille

A part « il court, il court, le furet », il y a peu d’indices probants…

Au clair de la lune

Une dernière chanson de notre enfance pour montrer que l’Humain n’a pas de limite quand il s’agit de glisser vers du paillard… Cette petite comptine innocente que nous avons tous entonnée à tue-tête dans nos jeunes années était en fait parfaitement sexuelle…

L’histoire

Pour celles et ceux qui l’auraient oublié, il s’agit d’un jeune homme qui voudrait écrire un mot mais qui n’a pas de plume ni de chandelle pour s’éclairer. Son ami Pierre n’a pas franchement envie de l’aider, alors il l’envoie chez la voisine.

L’histoire vraie

En réalité, ce que cherche notre héros, ce n’est pas tant d’écrire quelques lignes, mais plutôt d’aller faire la bête à deux dos car il est pris d’une envie irrésistible de stupre qu’il aimerait bien assouvir. Et il se trouve que justement, la voisine a la réputation d’être du genre accommodant sur le sujet…

L’extrait qui aurait dû vous mettre la puce à l’oreille

« Va chez la voisine, / Je crois qu’elle y est, / Car dans sa cuisine / On bat le briquet. »

Or, l’expression « battre le briquet » signifie en fait « avoir un rapport sexuel »…

Une enfance pas si innocente

Nos oreilles chastes sont en réalité soumises bien plus souvent qu’on ne croie aux assauts coquins implicites et si la chose vous effraie, nous vous déconseillons alors absolument d’aller relire les chansons de votre enfance. Certains estiment que le monde adulte est mal intentionné et s’est volontairement amusé à pervertir ces chansons de l’enfance, quand d’autres pensent plutôt que certains adultes ont l’esprit trop tourné vers la luxure et qu’ils voient de l’érotisme partout. A vous de vous forger votre propre opinion en regardant attentivement cette vidéo :

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À propos Ema

Passionnée de mode, de design, d’art et de littérature, adepte d’un hédonisme non égocentrée : Le Plaisir est un art qui s’apprend et se partage.