9 Poésies Érotiques d’Auteurs Célèbres Pour le Bien de Votre Cul(ture)

Vous avez sans doute appris par cœur, dans votre tendre enfance, des fables de La Fontaine, des poèmes de Mallarmé, Verlaine, Apollinaire, etc… Mais saviez-vous que tous ces auteurs aux vers que vous pensiez innocents avaient également fricoté avec des sujets moins grand public ? Et que presque tous nos auteurs respectés ont écrit un flot de poèmes coquins ?

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Comme le programme de l’école primaire française a volontairement occulté ce pan rose de notre riche patrimoine poétique, nous avons décidé de compléter votre formation en ajoutant à votre cul-ture générale de nouvelles perspectives. Voici 9 Poèmes érotiques écrits par nos plus grands auteurs

Jean de La Fontaine (1621-1695)

Il nous avait appris que « tout flatteur vit aux dépends de celui qui l’écoute » et que « rien ne sert de courir, il faut partir à point ». Maintenant, vous pourrez ajouter « aimons, foutons » à la liste de ses morales pleines de sagesse…

Aimons, foutons

Aimons, foutons, ce sont plaisirs
Qu’il ne faut pas que l’on sépare ;
La jouissance et les désirs
Sont ce que l’âme a de plus rare.
D’un Vit, d’un Con, et de deux cœurs,
Naît un accord plein de douceurs,
Que les dévots blâment sans cause.
Amarillis, pensez y bien :
Aimer sans foutre est peu de chose,
Foutre sans aimer ce n’est rien.

Pierre de Ronsard (1524-1585)

Connu pour ses odes jolies et ses poèmes romantiques comme « Mignonne », il savait aussi célébrer des parties du corps en particulier…

Les poètes l’ont si bien dit 

Je te salue, Ô merveillette fente,
Qui vivement entre ces flancs reluis;
Je te salue, Ô bienheureux pertuis,
Qui rend ma vie heureusement contente!

C’est toi qui fais que plus ne me tourmente
L’archer volant qui causait mes ennuis;
T’ayant tenu seulement quatre nuits
Je sens sa force en moi déjà plus lente.

Ô petit trou, trou mignard, trou velu,
D’un poil folet mollement crespelu,
Qui à ton gré domptes les plus rebelles:

Tous vers galans devraient, pour t’honorer,
A beaux genoux te venir adorer,
Tenant au poing leurs flambantes chandelles!

Théophile Gauthier (1811-1872)

Auteur de prédilection pour aborder la poésie dès l’école primaire, Théophile Gauthier ne s’adressait pas seulement aux enfants… Voici un petit poème d’explication pratique que nous vous conseillons d’apprendre par cœur et de réciter en fin de soirée à un public averti.

Concordances

Dieu fit le con, ogive énorme,
Pour les chrétiens,
Et le cul, plein-cintre difforme,
Pour les païens ;
Pour les sétons et les cautères,
Il fit les poix,
Et pour les pines solitaires,
Il fit les doigts.

Stéphane Mallarmé (1842-1898)

Cette Mignonne-là n’a rien à voir avec celle de Ronsard… L’auteur du célèbre « La chair est triste, hélas! et j’ai lu tous les livres » nous présente sa version à lui du concept de mignonette qui est un peu plus osé.

Mignonne

Mignonne, sais-tu qu’on me blâme
De t’aimer comme je le fais ?
On dit que cela, sur mon âme !
Aura de singuliers effets;
Que tu n’es pas une duchesse,
Et que ton cul fait ta richesse,
Qu’en ce monde, ou rien n’est certain,
On peut affirmer une chose:
C’est que ton con vivant et rose
N’est que le con d’une putain !
Qu’est-ce que cela peut foutre ?
Lorsqu’on tient ces vains propos,
Je les méprise, et je passe outre,
Alerte, gaillard et dispo !
Je sais que près de toi je bande
Vertement, et je n’appréhende
Aucun malheur, sinon de voir,
Entre mes cuisses engourdies,
Ma pine flasque et molle choir !…

Guillaume Apollinaire (1880-1918)

Peut-être avez-vous appris comme beaucoup d’autres les célèbres vers d’Apollinaire « Sous le Pont Mirabeau coule la Seine… » ? Il est de nouveau question ici de fleuve, mais un fleuve plus imagé, plus anatomique.

Con large comme un estuaire

Con large comme un estuaire
Où meurt mon amoureux reflux
Tu as la saveur poissonnière
l’odeur de la bite et du cul
La fraîche odeur trouduculière

Femme ô vagin inépuisable
Dont le souvenir fait bander
Tes nichons distribuent la manne
Tes cuisses quelle volupté
même tes menstrues sanglantes
Sont une liqueur violente

La rose-thé de ton prépuce
Auprès de moi s’épanouit
On dirait d’un vieux boyard russe
Le chibre sanguin et bouffi
Lorsqu’au plus fort de la partouse
Ma bouche à ton noeud fait ventouse.

Paul Verlaine (1844-1896)

L’un de nos plus célèbres poètes français qui a écrit presqu’autant de poèmes que de chef-d’œuvre a également mis la main à la plume pour nous offrir quelques vers obscènes dont celui-ci, qui narre le coït d’une femme mariée et de son amant !

Tableau populaire

L’apprenti point trop maigrelet, quinze ans, pas beau,
Gentil dans sa rudesse un peu molle, la peau
Mate, œil vif et creux, sort de sa cotte bleue,
Fringante et raide au point, sa déjà grosse queue
Et pine la patronne, une grosse encore bien,
Pâmée au bord du lit dans quel maintien vaurien,
Jambes en l’air et seins au clair, avec un geste !
A voir le gars serrer les fesses sous sa veste
Et les fréquents pas en avant que ses pieds font ;
Il appert qu’il n’a pas peur de planter profond
Ni d’enceinter la bonne dame qui s’en fiche,
(Son cocu n’est-il pas là confiant et riche ?)
Aussi bien arrivée au suprême moment
Elle s’écrie en un subit ravissement :
« Tu m’as fait un enfant, je le sens, et t’en aime
D’autant plus « — » Et voilà les bonbons du baptême ! «
Dit-elle, après la chose ; et tendre à croppetons,
Lui soupèse et pelote et baise les roustons.

Guy de Maupassant (1850-1893)

Avec un tel titre, on sait où l’on va. Le célèbre auteur de Bel-Ami et Une Vie au style épuré et magnifique, se livre ici à une démonstration littéraire d’un tout autre genre… Dès le premier vers, on comprend où on met les pieds !

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Salut, grosse Putain, dont les larges gargouilles
Ont fait éjaculer trois générations,
Et dont la vieille main tripota plus de couilles
Qu’il n’est d’étoiles d’or aux constellations !
J’aime tes gros tétons, ton gros cul, ton gros ventre,
Ton nombril au milieu, noir et creux comme un antre
Où s’emmagasina la poussière des temps,
Ta peau moite et gonflée, et qu’on dirait une outre,
Que des troupeaux de vits injectèrent de foutre
Dont la viscosité suinte à travers tes flancs !

Ça, monte sur ton lit sans te laver la cuisse ;
Je ne redoute pas le flux de ta matrice ;
Nous allons, s’il te plaît, faire soixante-neuf !
J’ai besoin de sentir, ainsi qu’on hume un œuf,
Avec l’acre saveur des anciennes urines,
Glisser en mon gosier les baves de ton con,
Tandis que ton anus énorme et rubicond
D’une vesse furtive égaye mes narines !
Je ne descendrai point aux profondeurs des puits ;
Mais je veux, étreignant ton ventre qui chantonne,
Boire ta jouissance à son double pertuis
Comme boit un ivrogne au vagin d’une tonne !
Les vins qui sont très vieux ont toujours plus de goût !
En ta bouche à chicots, pareille aux trous d’égout,
Prends mon braquemard dur et gros comme une poutre.
Promène ta gencive autour du gland nerveux !
Enfonce-moi deux doigts dans le cul si tu veux !
Surtout ne crache pas quand partira le foutre !

Jules Verne (1828-1905)

« Voyage au Centre de la Terre » et « 20 000 lieues sous les mers » étaient-ils des titres au double sens grivois ? Après avoir lu ce poème de ce pionnier de la littérature d’aventure, vous aurez peut-être quelques doutes…

Lamentation d’un poil de cul de femme

Il est dur lorsque sur la terre
Dans le bonheur on a vécu
De mourir triste et solitaire
Sur les ruines d’un vieux cul.
Jadis dans un forêt vierge,
Je fus planté, sur le versant
Qu’un pur filet d’urine asperge,
Et parfois un filet de sang.
Alors dans ce taillis sauvage,
Les poils poussaient par mes sillons,
Et sous leur virginal ombrage,
Paissaient de jolis morpions.
Destin fatal un doigt nubile
Un soir par là vint s’égarer,
Et de sa phalange mobile
Frotter, racler et labourer.
Bientôt au doigt le vit succède,
Et, dans ses appétits ardents,
Appelant la langue à son aide ;
Il nous déchire à belle dents.
J’ai vu s’en aller nos dépouilles
Sur le fleuve des passions,
Qui prend sa source – dans les couilles,
Et va se perdre dans les cons.
Hélas ! l’épine est sous la rose,
Et la pine sous le plaisir
Bientôt au bord des exostoses,
Des chancres vinrent à fleurir.
Les coqs de leur crête inhumaine
Se parent dans tous les chemins :
Dans le département de l’Aine
Gambadent les jeunes poulains.
Mais, quand le passé fut propice,
Pourquoi songer à l’avenir ?
Et qu’importe la chaudepisse
Quand il reste le souvenir ?
N’ai-je pas vu tous les prépuces,
Avoir chez nous un libre accès,
Alors même qu’ils étaient russes,
Surtout quand ils étaient français.
J’ai couvert de mon ombre amie
La grenette de l’écolier,
Le membre de l’Académie,
Et le vit du carabinier.
J’ai vu le vieillard phosphorique,
Dans un effort trop passager,
Charger avec son dard étique,
Sans parvenir à décharger.
J’ai vu – mais la motte déserte
N’a plus de flux ni de reflux,
Et la matrice trop ouverte,
Attend vainement le phallus.
J’ai perdu, depuis une année,
Mes compagnons déjà trop vieux,
Et mes beaux poils du périnée
Sont engloutis dans divers lieux.
Aux lèvres des jeunes pucelles,
Croissez en paix, poils ingénus.
Adieu, mes cousins des aisselles,
Adieu, mes frères de l’anus !
J’espérais à l’heure dernière,
Me noyer dans l’eau des bidets,
Mais j’habite sur un derrière
Qu’hélas on ne lave jamais.
– Il eut parlé longtemps encore,
Lorsqu’un vent vif précipité,
Broyant, mais non pas inodore,
Le lança dans l’éternité.
Ainsi tout retourne dans la tombe,
Tout ce qui vit, tout ce qui fut,
Ainsi tout changent ainsi tout tombe,
Illusions…et poils de cul.

Boris Vian (1920-1959)

Tout au long de sa vie et de son travail d’auteur, Boris Vian a pris un plaisir infini à choquer les garants des bonnes mœurs. Vous verrez que ce long poème sans équivoque est assez représentatif de son côté fonceur qui ne fait pas dans la demi-mesure !

La Messe en Jean Mineur

AMIS je veux éjaculer
Tout le vieux foutre accumulé
Dans la boutique de mes couilles
Je sens se roidir mon andouille
Il n’est plus temps de reculer
Mâle, femelle, âne ou citrouille
Ce soir je vais tout enculer

C’EST à l’église que je veux
Sodomiser tous ces morveux
Enfilons nos noires soutanes
Pareils aux boules des platanes
Nos roustons noirs font les nerveux
Nous sommes nus sous nos roupanes
Passe une belle aux longs cheveux

DEGAINONS la trique violette
Qui hennit et rompt sa gourmette
Echappant à nos couturiers
Je lève mon noir tablier
La belle lèche ma quéquette
Attisant le feu meurtrier
D’une langue rose et proprette

VOICI que le corbeau croasse
Voici que mon engin bavasse
Et que déjà brament les chantres
Tantôt je sors et tantôt j’entre
Et je répands l’âcre lavasse
Issue du doigt que j’ai au ventre
Au bénitier de sa conasse

MON sperme a craché sur sa tombe
Et là mon braquemard retombe
Mais la belle sait mille tours
Et me tend son cul de velours
Cul de houri cul de colombe
Qui s’offre rose et sans détours
Et je m’y rue comme une bombe

COMME une flèche dans la cible
Comme un protestant dans la bible
Ma queue palpite de bonheur
Et la belle rit de douleur
Cul d’une courbure indicible
Plus ferme qu’un cul de facteur
De foutre il faut que je te crible

SE dégageant d’un coup de hanches
Elle se retourne et se penche
Sur le bâtonnet rabougri
Et dégoûté de mistigri
Elle a de grands yeux de pervenche
Et me suçotte mon grigri
MIRACLE ! AMIS, C’ETAIT DENTS BLANCHES !

L’APOTHEOSE alors éclate
Un beau cardinal écarlate
Encule les enfants de choeur
Qui chantent faux de tout leur coeur
Se branlant dans une tomate
Le curé décharge – vainqueur…

Un spectacle offert par COLGATE !

Tout un poème

Voilà ce que vos manuels scolaires vous avaient caché ! Il aurait été dommage de passer à côté de toute cette volupté écrite par les plus grands. Vous savez maintenant ce qu’il vous reste à faire : vous replonger dans l’apprentissage de poésies avant d’aller les réciter à un autre genre de maitresse…

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À propos Ema

Passionnée de mode, de design, d’art et de littérature, adepte d’un hédonisme non égocentrée : Le Plaisir est un art qui s’apprend et se partage.