Le sac de couchage – Fiction érotique

« Eh bien, on dirait que le temps fait des siennes, n’est-ce pas ? » demanda Boris en regardant le ciel et nous avons tous deux ri de bon cœur. Mais notre situation ne prêtait pas vraiment à rire. Nous étions en train de randonner dans une chaîne de montagnes lors d’une excursion que nous avions prévue de réaliser par beau temps et juste nous deux, deux d’amateurs de plein air chevronnés. Mais à présent, nous traînions deux filles à moitié gelées, dans des conditions météorologiques que nous devrions bientôt reconnaître comme celles d’un véritable blizzard. Nous avions au moins trois heures de retard par rapport au planning que nous avions établi.

« Il fera nuit noire dans une demi-heure au plus tard, et la visibilité est déjà merdique », lâcha-t-il à contrecœur, mettant des mots sur ce que nous pensions tous les deux depuis un certain temps déjà. « Je n’ose pas imaginer le vent… là-bas ». Il fit un geste de la tête et je sus exactement ce qu’il voulait dire. J’étais déterminé à lui rendre la prise de décision plus facile.

« La crête est carrément dangereuse avec la vitesse actuelle du vent, et cet enfoiré semble se renforcer. Même si nous arrivons à passer la crête, nous nous dirigerons vers le nord-est avec un blizzard frontal, et on risque de se perdre dans l’obscurité ». J’avais fantasmé sur un repas chaud et une chambre douillette dans un chalet de montagne. Mais à ce stade, nous devions trouver une solution alternative. Je le regardai et il hocha la tête avec un lourd soupir.

Il n’y avait aucun doute sur ce que nous devions faire, le chalet de montagne vers lequel nous nous dirigions était pratiquement inaccessible dans les conditions actuelles. Juste en dessous de la crête en revanche, se trouvait un abri. Construit, je suppose, précisément pour ce genre de situation, lorsque des vents soudains rendent la traversée trop risquée. Nous nous étions déjà retrouvés tous les deux dans ce genre de situation, mais je savais que Boris se sentait responsable des filles. Lorsque nous avions planifié le voyage, il était célibataire, mais il était à présent engagé dans une relation toute fraîche et les deux tourtereaux n’aimaient pas l’idée d’être séparés pour un week-end prolongé. Ils avaient donc décidé que sa petite amie, Anna, se joindrait à nous, et comme elle voulait éviter les situations gênantes de troisième roue du carrosse (pour elle et/ou pour moi), elle avait amené une amie. Mia était une petite brune aux cheveux courts, mignonne et aux yeux bleus qui, j’ai été très déçu de le découvrir, n’était pas célibataire et n’avait aucune expérience de la randonnée. Ce week-end accumulait les déceptions pour nous tous, et Boris avait l’impression d’être au centre de ce bourbier.

Les filles accueillirent étonnamment bien la proposition de passer la nuit au refuge. À ce stade, elles devaient être assez paniquées, et la perspective de se mettre à l’abri du vent et de la neige dans un futur proche semblait délicieuse.

L’abri, cependant, n’était pas très beau à voir : il avait été construit à partir d’un conteneur d’expédition amené là par un hélicoptère militaire il y a des décennies. Ils avaient découpé une fenêtre et une porte, jeté deux larges bancs en bois à l’intérieur et avaient appelé ça un abri. Mais au moins l’intérieur était sec et relativement protégé du vent. Au lieu du repas chaud dont j’avais tellement envie, le dîner consistait en un sandwich et une banane.

« Un dîner léger favorise un sommeil réparateur, tout comme ce lit confortable », plaisantai-je en tapotant le banc rugueux, ce qui les fit rire. Nous étions à l’abri des éléments et notre état d’esprit s’améliorait. Mia eut quelques problèmes avec la fermeture éclair de son sac de couchage et je lui proposai de l’aide. Je remarquais que son sac de couchage était léger, idéal pour l’été. Il aurait pu faire l’affaire dans un pavillon chauffé, mais avec des murs en tôle comme seul rempart au blizzard prématuré d’octobre, ce sac était merdique. Pour aggraver les choses, la fermeture à glissière se coinça à mi-chemin et lorsque je forçai pour essayer de l’ouvrir, elle se cassa. Je me sentais comme une merde.

« Écoute, je suis vraiment désolé, prends le mien à la place », lui proposai-je.

« Non, ce n’est pas ta faute, la même chose me serait arrivée de toute façon », insista-t-elle, « et puis si je prends le tien, où est ce que tu vas dormir ? »

« Eh bien, ce n’est pas un problème, je vais juste… » et je restai là comme un idiot, tenant son sac et réalisant que je n’avais rien d’intelligent à dire.

Dormir dans un sac de couchage d’été à moitié fermé était hors de question et il est vite devenu évident qu’il n’y avait qu’une seule chose à faire… deux personnes devraient partager un sac. La solution la plus évidente serait que Boris et Anna partagent un sac de couchage, mais Boris est un grand gaillard qui a déjà du mal à tenir seul dans son sac de couchage. Anna a proposé de partager son sac, mais il était à la fois tout fin et emprunté à quelqu’un. Donc cette solution nécessitait également un remaniement des sacs. Nous nous efforcions maintenant tous collectivement de déterminer le meilleur combo.

« Écoutez, nous sommes tous les deux assez minces, donc la solution la plus raisonnable est que nous partagions tous les deux ton sac. » Mia se tourna vers moi, « Enfin, si tu acceptes. »

Nous avons tous roulé nos vestes en guise d’oreillers et rembourré nos couchettes avec les vêtements de rechange que nous avions à disposition. Tous deux, nous avions également utilisé le sac de Mia pour nous offrir un certain confort contre ce banc en bois dur. La seule façon de nous entasser dans mon sac était que j’y entre en premier, que je ferme la fermeture à glissière à mi-hauteur, puis qu’elle se faufile et ferme la fermeture à glissière restante.

Je tenais ma main droite sur ma hanche comme un robot et elle remarqua ma position inconfortable et me dit que je pouvais mettre ma main autour d’elle. J’étais donc là, en train de faire des câlins très collé à une fille que je ne connaissais que depuis très peu de temps. Je me sentais un peu mal à l’aise, mais je mentirais en disant que je ne me sentais pas excité et ne ressentais pas une certaine chaleur bien agréable. J’étais célibataire depuis trop longtemps et le fait de me blottir dans les bras d’une femme chaleureuse, gentille et à l’odeur agréable me rappelait une chose importante qui manquait à ma vie. Lorsque nous avons éteint les lampes de poche, nous avons tous bavardé un peu avant de tenter de dormir. Le sentiment de gêne se dissipa rapidement.

« Rien ne s’est passé comme ce qui était prévu. Et j’en suis le seul responsable. Je suis vraiment désolé… » dit Boris.

« Non, la situation aurait pu être vraiment très effrayante. Mais vous, les gars, vous avez maîtrisez la situation. J’ai l’impression de vivre une sacrée aventure », le coupa Anna.

Mia ajouta : «  C’est vrai, on se sent en sécurité avec vous », et en même temps, elle serra doucement le poignet de ma main qui était posé sur elle. La déclaration et la pression eurent un effet sur moi et je réalisai que mon sang s’était mis à affluer vers un endroit bien malencontreux étant donné les circonstances. J’essayai de cacher mon érection grandissante à ma compagne de sac de couchage en reculant mes hanches autant que possible. Mais ses fesses reculèrent lentement à leur tour, manifestement soucieuses de combler le vide entre nous. Bientôt, elle était pressée contre mon érection qui, de manière compréhensible, se mit à fonctionner à plein régime. Elle était à présent parfaitement évidente, il n’y avait rien que je puisse faire pour la cacher. Alors je restai parfaitement immobile, la gêne faisant monter la chaleur à mes joues.

Puis son cul bougea contre ma queue dans un mouvement que je choisis d’interpréter comme un message : « C’est bon, ne t’inquiète pas ».

Mais elle bougea de nouveau lentement. Un mouvement très subtil et lent de ses hanches faisait monter et descendre son cul contre ma bite. Et encore à nouveau. Elle bougeait assez lentement pour produire le moins de bruit possible face au bruit de fond du vent et celui des murs en tôle qui craquaient dans le froid. Ça me rendait fou et j’étais certain qu’elle voulait jouer avec moi, alors je me suis serré encore plus fort contre son corps et elle a serré ma main dans la sienne. Je remarquai que le rythme de sa respiration s’accélérait. Elle guida ma main sous sa polaire et son t-shirt. Je suivis son exemple la glissai à l’intérieur, sentant sa peau chaude et lisse, et caressai son nombril saillant, son ventre chaud et sa cage thoracique pour tomber sur deux seins petits, mais fermes. Ses seins délicieux étaient pile à la bonne taille pour être enveloppés par la paume de ma main. Les mamelons durcirent dès que je les touchai. Je m’efforçais de construire une représentation dans ma tête à partir de ce que je ressentais en les palpant dans l’obscurité totale. J’essayais de déterminer la taille de ses aréoles, et d’imaginer la couleur possible des mamelons contre une blancheur probable de la zone. Finalement, je nichai un de ses seins dans ma main, en pressant doucement le mamelon entre mon majeur et mon index. Je me suis penché et mis ma langue dans son oreille. Je sentis alors une respiration plus profonde s’engouffrer dans ses poumons. Elle tourna la tête sur le côté et je réussis à déposer un baiser sur le coin de ses lèvres. Nous ne pouvions pas nous embrasser correctement dans la position en cuillère et nous nous efforcions d’éviter tout bruissement reconnaissable. Mais elle tendit la langue et le bout de nos langues jouèrent avec l’un avec l’autre. Je pouvais la sentir déboutonner son pantalon de randonnée et je pris cela comme une invitation à glisser lentement ma main droite à travers les portes ouvertes. Mais la main manqua l’embranchement et finit dans l’intervalle chaud entre sa culotte et le pantalon.

Anna sembla bouger sur l’autre banc, alors nous nous sommes figés. Après que les bruits dans l’abri se sont calmés, ma main a fait une deuxième tentative. Elle se déplaça sur une petite zone de poils pubiens soignés que, pour une raison quelconque, j’imaginais en forme de cœur. Une fois que ma main trouva les plis chauds et humides au centre même de son excitation, elle trembla un peu dans mes bras. Pour réduire le bruissement, j’appuyai ma paume sur la large zone de son clitoris et la déplaçai de haut en bas très lentement avec une pression ferme et régulière. Cela semblait bien fonctionner car son excitation était palpable. À la fin de ces va et vient, mon index se glissa à l’intérieur d’elle et je pus constater qu’elle était super mouillée. Je m’imaginais descendre là-dedans et goûter ses jus, ce qui me rendait fou d’excitation. Elle tremblait de plus en plus fort et, de temps en temps, elle était secouée par une forte secousse. Elle respirait difficilement et nous étions déjà en terrain dangereux sur le plan sonore. De temps en temps, elle était tellement excitée qu’elle se crispait – appuyant fortement sa main sur la mienne à travers le pantalon et serrant ma main avec ses cuisses pour empêcher un gémissement plus fort de s’échapper. Je trouvais ça super mignon et incroyablement sexy.

Boris se mit à ronfler à ce moment-là et je lui en fus extrêmement reconnaissant. Cela nous rassura sur le fait que nous n’étions pas encore assez bruyants pour être détectés et ajoutait une autre couche de bruit de fond à celui des vents hurlants. Ce n’était pas grand-chose, mais c’était une amélioration et elle se sentit suffisamment rassurée pour tendre sa main vers mon corps. Elle semblait vouloir atteindre mon pénis, mais réalisa que ce n’était pas possible étant donné l’étroitesse de notre sac de couchage. Elle attrapa alors ma hanche et tira mon corps encore plus près du sien à la place. Puis elle révisa manifestement son plan et se souleva un peu sur l’autre coude et baissa son pantalon autant qu’elle le pouvait. Qui se retrouvait à peine plus bas que sous ses fesses.

J’étais parfaitement d’accord avec cette idée. Je retirai alors ma main de son entrejambe pour déboutonner mon propre pantalon. Ma main gauche étant sous ma tête, je ne pouvais compter que sur la droite pour faire tout le travail. Il me sembla qu’il me fallut une éternité pour déboutonner et descendre mon pantalon suffisamment bas pour en sortir mon pénis. Le gland glissa entre ses cuisses, la majeure partie de ma tige restant entre ses fesses. Pendant un certain temps, je le frottai dans l’espace juste sous sa chatte, tout en massant son clitoris avec ma main droite. Cela nous procura beaucoup de plaisir à tous les deux, mais à ce moment-là, nous avions tous deux envie que je m’introduise en elle et de baiser ainsi pour de vrai. Cependant, elle était positionnée un peu plus bas que moi et l’angle était impossible. Même en levant un peu sa jambe et en guidant ma bite avec le majeur de ma main droite, elle ne glissait pas correctement dans son vagin, restait en surface et retombait après quelques poussées lentes.

Dans ce processus, nous étions encore trop bruyants – le ronflement de Boris se modifiait et la respiration d’Anna était trop subtile pour savoir si elle dormait. Nous avons réalisé que nous devions abandonner les tentatives de pénétration, le jeu était déjà amusant, nous en avons donc accepté les règles.

Après plusieurs tentatives, ma bite était bien lubrifiée par ses jus et par les quantités copieuses de précum que je produisais dans mon excitation, de sorte que le frottement était agréable. Nous allions lentement, tirant un plaisir particulier des tentatives de rester discrets et non repérés. De temps en temps, je levais mon corps pour passer ma tête au-dessus d’elle et permettre à nos langues de jouer. Une fois, le bout de ma queue glissa entre ses fesses. C’était encore meilleur de glisser et de frotter ma bite entre ses fesses fermes, alors je la laissai là. Elle faisait vibrer ses muscles fessiers, les relâchant lorsque je glissais vers l’avant et les contractant lorsque je reculais. Et je me mis au diapason des pulsations de sa chatte. Nous étions super lents mais parfaitement synchronisés. C’était génial.

Quelques minutes après le début de l’acte, nous avons réalisé que son anus pourrait éventuellement s’ouvrir suffisamment pour m’accueillir. Il était clair que nous étions tous les deux d’accord avec cette idée. Elle poussa ses muscles anaux en se détendant alors que j’appuyais dessus. Je prolongeai les poussées lentes en maintenant la pression de ma bite sur son sphincter jusqu’à ce que je sente qu’il se détendait. Ma bite était encore imbibée de son jus après les tentatives infructueuses de pénétration dans sa chatte et je produisais beaucoup de précum dans mon excitation. Elle glissait vers son but, produisant une immense quantité de plaisir en chemin.

Assez rapidement, la magie commença à opérer et sa fleur se mit à s’ouvrir pour moi. Afin d’éviter que le pénis ne s’engouffre douloureusement à l’intérieur, je fis des mouvements extrêmement doux et lents, me contentant de pousser le gland de quelques millimètres d’avant en arrière. Et, juste comme ça, je réalisai que j’étais à l’intérieur d’elle. J’étais en extase et elle aussi. Si j’essayais de bouger dans un mouvement de poussée, le matériau synthétique de nos deux sacs de couchage empilés l’un sur l’autre faisait trop de bruit, alors à force d’essais et d’erreurs, nous avons découvert que la façon la plus agréable et la plus discrète de le faire était de faire des cercles avec nos hanches dans un rythme lent, mais synchronisé. Nous compensâmes également le manque d’espace par des contractions fortes et rythmées de nos muscles pelviens.

J’étais tellement tout entier investi dans cette sensation incroyable que je n’avais honnêtement aucune idée du temps pendant lequel nous avions baisé jusqu’à ce que je sente les vagues de l’orgasme envahir son corps. J’avais peur qu’elle perde le contrôle et se mette à gémir bruyamment, mais elle surmonta cette épreuve comme une vraie championne, en respirant fortement mais en gardant le contrôle de sa voix. Quoi qu’il en soit, j’espérais vraiment que nos colocataires dormaient profondément car ses respirations profondes et ses gémissements étouffés dominaient le petit abri. S’ils s’étaient réveillés, ils n’auraient eu aucun doute sur ce que nous faisions. Bientôt, je sentis l’avalanche de l’orgasme arriver. Alors que son long et lent orgasme atteignait son apogée, l’emprise de son anus contracté sur ma tige devint trop forte pour moi et je me mis à jouir fortement, contractant mes muscles pour éviter un moment éruptif et bruyant. Alors que je laissais mon corps se détendre, je sentis des quantités abondantes de sperme se déposer quelque part au fond d’elle. Cela sembla durer une éternité, enlevant toute puissance à mon corps, et alors que les contractions se calmaient lentement, j’eus l’impression que mon corps se fondait et fusionnait avec le sien. Je la serrai dans mes bras, posant un baiser sur sa nuque et respirant l’odeur incroyable de ses cheveux. À mon grand étonnement, l’orgasme n’apporta aucun sentiment de gêne, je me sentais juste complètement en symbiose avec cette fille dont je ne savais rien, si ce n’est le fait qu’un autre homme l’attendait à la maison.

« Merci », chuchota-t-elle, « c’était génial ! »

Au lieu de répondre, je glissai simplement ma main plus profondément sous et autour de son corps et je resserrai l’étreinte. Les mots étaient complètement obsolètes pour moi. Je tombais de sommeil et amoureux dans un même mouvement, ma conscience étant trop faible et trop fatiguée pour y résister.

 

* Cette nouvelle a été écrite en anglais par Miroslav Zec. Pour la découvrir dans sa version originale, c’est par ici.