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Chambre n°23 à Paris – 2e partie

Les mains calleuses d’Orlando disparurent sous sa robe et elle les sentit caresser ses cuisses. Elles remontèrent ensuite le long de sa taille, de son torse avant de se poser sur ses seins. Ce faisant, il avait remonté sa robe pour exposer sa nudité aux lumières de la ville à travers la fenêtre ouverte. Bientôt, son corps entier fut dévêtu à l’exception de son visage, que recouvrait sa robe.

Le sexe d’Orlando s’avançait vers sa chatte. L’intimité entre eux monta d’un cran lorsqu’elle sentit le bout de son pénis venir caresser sa vulve. La rigidité de son pénis réveilla son clitoris. Elle tressaillit. Le large pénis d’Orlando venait de s’introduire dans son vagin. Elle gémit et s’accrocha au dessus de lit.

– Baise moi, baise moi fort, lui dit-elle dans un cri étouffé par sa robe.

Orlando s’exécuta joyeusement, la pénétrant profondément. Elle pouvait sentir ses couilles rebondir sur ses fesses. Ses muscles se tendirent et elle serra les mâchoires. Elle ne voulait pas ouvrir les yeux pour ne pas perdre une miette des sensations procurées. Leurs corps se mirent à bouger à l’unisson. Ses seins décrivaient des cercles alors qu’il la pénétrait toujours plus fort. Elle aurait voulu les tenir de ses mains pour éviter qu’ils ne rebondissent sur son menton mais ses bras étaient empêtrés dans sa robe.

Orlando grogna et elle reconnut ce son caractéristique qu’elle avait entendu lors de leur rencontre virtuelle.

Elle le pressa.

– Jouis pour moi, partout sur mon corps.

Il ne répondit pas mais continua sa pénétration, de plus en plus profonde. Il lui ne ralentissait pas la cadence, faisant gonfler son vagin de manière à s’y retrouver enserré. Il gémit à nouveau et lui dit :

– Merde, merde, merde ! Je suis sur le point de…

Il retira son sexe luisant de sa chatte et elle sentit immédiatement un liquide chaud se répandre sur son ventre et ses seins. Il se laissa tomber sur le lit et roula à ses côtés. Elle se dégagea de sa robe. Ses cheveux étaient tout ébouriffés et sur son front perlaient quelques gouttes de transpiration.

– J’en veux encore, j’en veux plus et j’aurais besoin d’une cigarette juste après, lui dit-elle tout en dessinant un O avec le sperme étalé sur son torse.

– A ton service.

Il se tourna vers elle prêt à la caresser mais elle l’arrêta avec un petit gloussement.

– Pas maintenant, il faut que nous rentrions.

– Ok, demain même heure.

Elle essuya un peu de son sperme du couvre-lit. Elle se leva et enfila sa robe

– Ma colocataire va se demander ce que je fabrique. Il faut que je rentre, dit Mme Mower. Elle l’embrassa et lui dit :

– A demain, je compte sur toi.

Il acquiesça.

***

Mme Mower tourna délicatement la poignée de sa chambre, la n°6. Les lumières étaient éteintes, elle se dirigea sur la pointe des pieds vers la salle de bain. Elle y était presque

– Où étais-tu ?

Elle jura. Misty était réveillée.

– Je suis juste allée faire un petit tout. Pour profiter de Paris la nuit.

– Dehors ?

– J’ai pris de super photos. C’est une belle soirée.

– J’ai vu Orlando entrer dans la chambre n°23.

Mme Mower garda le silence.

– Et je t’ai vue y entrer à ton tour un peu après 23h.

– Tu me surveilles ?

– Non, je voulais juste vérifier que tu ne tombes pas dans un piège tendu par des élèves. Une photo volée par un étudiant et ta réputation serait ruinée.

– Je vais tout de dire. Orlando m’a piégée dit-elle en feignant de rire. Sa main était fermement agrippée à la poignée de la salle de bain.

– Il t’a piégée ? répondit Misty sans y croire. Elle alluma la petite lampe près de son lit. Mme Mower lut le sarcasme sur le visage de la jeune femme.

– J’ai l’impression que tu as bien profité de cette farce… ou de son pénis.

Mme Mower laissa échapper un petit cri. Son corps se tendit et son visage devient tout rouge.

– Alors ? Tu n’as rien à dire ? demandant Misty.

Mme Mower entra dans la salle de bain. Misty sauta hors de son lit et la rejoint à la porte de la salle de bain avant que Mme n’ait eu le temps de la fermer à clé.

– C’était comment ? insista Misty

Pas de réponse. Mme Mower se tenait contre la porte les bras croisés.

–  Comment c’était de coucher avec le père de Jacob ? Allez Karen, raconte. Je veux tous les détails.

Mme Mower fut un peu surprise par le ton de la jeune femme. Elle ouvrit la porte, prête à se confier sur son aventure nocturne.

Misty entra, vêtue d’un short et d’une brassière de sport ; son ventre plat et ses jambes maigres nus.

Mme Mower retira ses Nike et passa sa robe par-dessus sa tête.

– Est-ce que c’est du… sur toi ? interrogea Misty en pointant son doigt vers le foutre encore étalé sur le ventre de Mme Mower.

Cette dernière passa sa main sous le robinet et la passa ensuite sur le sperme séché.

– Il sait comment s’y prendre.

Elle ouvrir le robinet de la douche et laissa la chaleur envahir la pièce.

– Peu d’hommes savent aussi bien s’y prendre.

Elle se retourna pour constater que Misty observait son corps avec attention.

– Des détails Karen. Des détails.

La pièce s’embuait rapidement. A cause de la vapeur mais aussi du récit de Mme Mower.

– Sa bite est une merveille, claironna Mme Mower en tirant le rideau de douche et en se glissant derrière. C’est un peu cliché dit comme ça, mais parfois les clichés sont parfaits.

– Génial. Tu m’as mis l’eau à la bouche. Je vais aller me… Enfin je veux dire, je vais aller me coucher.

Mme Mower écarta le rideau de douche et constata que la salle de bain était désormais vide. Elle éteignit la douche et se sécha. Elle entrouvrit la porte délicatement pour laisser la vapeur s’échapper. L’oreille collée sur la porte, elle pouvait entendre des bruits de draps froissés et des petits gémissements. Misty McGuire relâchait son trop plein de vapeur…

Elle avait besoin d’une petite stimulation se dit-elle en souriant.

***

Le lendemain marquait le 3e jour du voyage. Les chaperons se voyaient gratifier d’un quartier libre de 3h dans l’après-midi.

Greg s’approcha de Mme Mower :

-Nous avons le temps d’aller boire un café sur les bords de Seine. Est-ce que ca vous dirait de m’accompagner ?

Ces yeux qui avaient été d’un vert indéfinissable sous les réverbères la nuit précédente étaient à présent d’un vert profond. Elle savait qu’Orlando aurait un peu de temps libre mais plus tard ce jour-là.  Qu’avait-elle de mieux à faire ?

– Vous avez un café en tête ? lui demanda-t-elle.

Il la guida hors de l’hôtel jusqu’à une petite Vespa. Il lui donna un casque et enfila le sien.

– Ça va défaire ma coiffure, dit-elle.

Il démarra le scooter et lui dit :

– Je prendrai tous les dommages en charge.

Elle enfila son casque et grimpa sur la petite bécane. Greg faisait vrombir le petit 125 comme s’il s’agissait d’une Harley-Davidson. Elle entoura sa taille. Ils filèrent à travers la rue étroite. Le vent était froid sur son visage. Parfois, elle sentait les odeurs du fleuve et celle des voitures.

Il se faufilait entre les voitures et les bus, sur les ponts qui enjambaient la Seine en faisant parfois demi-tour pour admirer une vue à nouveau. Mme Mower se disait qu’il pourrait trouver son attitude un peu provocante. Elle le serrait si fort que ses seins se pressaient dans son dos. Elle cria un « youpiii » pour l’encourager dans sa conduite rapide. Arrêtés à un stop, elle fit glisser ses mains un peu plus bas que nécessaire. Très rapidement. En réponse à cette caresse à peine déguisée, ses épaules s’élargirent et son dos se redressa.

Les voici arrivés au café de Seine. Il gara la vespa et ils s’installèrent ensuite en terrasse, au soleil, sous un auvent rouge vif. Les péniches glissaient sur le fleuve devant eux et les passant bavardaient gaiement.

Il commanda un expresso serré et un panini. Elle opta pour un Spritz et une salade. Elle soupire de bien-être.

– Quel voyage !

– Je suis contente d’avoir pu en être aussi ! Je n’étais pas certain de pouvoir poser quelques jours et pas bien sûr non plus que Darren adore m’avoir dans les pattes.

– Je suis contente qu’il ne se soit pas opposé à votre venue. Elle fit glisser son regard le long des arches du pont.

– On a eu quelques mises au point lui et moi. Je n’ai pas le droit d’avoir des comportements qu’il pourrait trouver embarrassants. Je ne dois pas trop lui parler. Et je ne peux sous aucun prétexte lui passer le bras autour des épaules.

Mme Mower rit :

– Typique des ados !

– J’imagine qu’il serait terriblement embarrassé s’il apprenait que j’ai emmené sa prof de maths pour une balade en Vespa dans Paris suivie d’un déjeuner.

– Vous pensez que ça mériterait d’être renvoyé aux Etats-Unis ?

– Tout à fait.

– Est-ce que la teneur de notre conversation pourrait le faire changer d’avis ? Je veux dire parler de l’école ou de…

– Je ne pense pas. Aucun sujet ne lui paraîtrait approprié, dit-il en s’emparant de sa petite tasse de café.

– Qu’est-ce que vous avez le plus aimé de Paris pour le moment ?

– Vous.

Sa réponse honnête surprit Mme Mower et la laissa sans voix. Une autre Vespa klaxonna en passant.

– Nous nous étions vus lors d’une rencontre parents-professeurs un peu plus tôt dans l’année. Quand je vous avais vu, j’en avais eu le souffle coupé. Je m’étais dit « c’est une vraie femme ».

– Mais pas une vraie prof de maths ?

– Non non rien de tout ça. Je ne vous vois pas comme une prof. Je vous vois comme…

Mme Mower se pencha vers lui et lui posa alors la question qui lui brûlait les lèvres d’une voix plus rauque qu’à l’accoutumée :

– Comme quoi ? Dites moi.

– Comme une femme que j’ai envie de voir tout seul, la nuit, à Paris.

– Pour une simple balade dans un parc ?

– Non. Dans une chambre d’hôtel, enfermé avec vous.

– Très parisienne cette réponse…

Il ne répondit rien. Le vert de ses yeux se fit pourtant plus intense. Elle n’avait pas besoin de savoir si l’intérêt qu’elle lui manifestait – ou le fait qu’elle ne lui ait pas jeté son Spritz au visage- le surprenait. Ce qu’elle voulait savoir, c’est ce qui, chez elle, intriguait suffisamment les hommes pour qu’ils lui fassent de telles avances. Elle n’était pas perçue comme une professeure.

Mme Mower se renfonça sur son siège et décroisa les jambes.

– A quel point êtes-vous intéressé par une telle rencontre ? Seriez-vous prêt à me retrouver ce soir, même si je ne suis pas seule ? lui demanda-t-elle en levant vers lui un regard interrogatif tandis qu’elle l’observait à la dérobée par-dessus son verre de Spritz.

Il était surpris.

– Comment ça pas toute seule ? Quelqu’un d’autre sera là ?

Son visage pris une autre teinte. Il avait compris.

Elle posa une main sur son genou et remonta le long de sa cuisse.

– A quel point êtes-vous intéressé ?

– L’autre personne est-elle un homme ou une femme ? demanda-t-il timidement.

– C’est précisément pour ce genre de choses que vous êtes venu à Paris. Pas pour la tour Eiffel ou Notre-Dame. Et certainement pas pour la géométrie de la ville, dit-elle en secouant la tête. Un sourire coquin naissait sur ses lèvres.

– Faites moi confiance. Rendez-vous dans la chambre n°23 à 23h10 précises.

***

L’après-midi et la soirée traînaient en longueur. Paris avait perdu de son charme en comparaison de ce qui pourrait se passer cette nuit.

La montre connectée de Mme Mower vibra à 22h50. Les choses sérieuses allaient bientôt commencer. Elle se parfuma avec du Chanel n°5. Sur les poignets et le long des cuisses. Elle était folle de cette odeur de jasmin et de rose.

– Misty, j’y vais. A tout à l’heure. J’ai une réunion ce soir.

Elle ferma la porte de la chambre n°6 et se dirigea vers la chambre secrète. L’ascenseur était bien trop lent à son goût. Elle toqua à la porte du n°23. Il n’y avait aucun bruit à cet étage. Tout était parfaitement silencieux. Est-ce qu’il est bien là ce soir ? pensa-t-elle. Elle toqua à nouveau. C’est impossible qu’il n’y soit pas. Pas après la nuit dernière.

Elle vérifia sa montre. 22h56. Peut-être qu’il était du genre ponctuel, toujours précisément à l’heure. Jamais en avance, jamais en retard. Un avocat pourrait avoir ce genre d’attitude.

Elle s’adossa à la porte, concentrée. Le ding de l’ascenseur retentit.

– Ah ! Je vois que tu es ponctuel ! dit-elle avec excitation.

Mais au bout du couloir, c’est Misty qui s’avançait.

– C’est toi !

– Et oui c’est moi, en chair et en os ! Allez entrons. On n’a pas de temps à perdre. Les visites dans la chambre n°23 sont très privées non ?

– J’attends l’ouverture de la chambre.

Un nouveau ding retentit dans le couloir. Sa montre indiquait 22h59.

– Mme Mower… et Mlle McGuire ?

Orlando se grattait la tête.

– Je ne m’attendais pas à vous voir ici. Les enfants nous ont fait une blague c’est ca ?

– C’est bon, lui dit Mme Mower en lui passant l’index sur le torse. Elle est au courant et passablement excitée par ce qui se trame dans cette chambre.

– Ah… Il n’y a pas de gradins je vous préviens.

Orlando se glissa entre elle deux et déverrouilla la porte. A l’intérieur, tout avait été nettoyé. Pas une vague ou la moindre tâche sur le couvre-lit. Orlando ouvrit les rideaux en grand.

– A Paris ! dit-il d’un ton joyeux.

En se retournant, il vit que Mme Mower avait pris Misty dans ses bras et que leurs nez se touchaient.

Mme Mower lui demandait :

– Est-ce que tu as déjà embrassé une autre femme ?

Misty fit non de la tête sans détacher son regard de celui de Mme Mower.

– Tu vas comprendre combien les femmes sont douces.

Mme Mower attrapa le bas de son t-shirt et le passa par-dessus sa tête. Comme Orlando l’avait fait la veille avec elle, elle laissa le t-shirt autour du cou de Misty et entrepris de lui baisser son pantalon. Orlando vient se placer derrière Misty et libéra ses petits seins de son soutien-gorge puis passa ses paumes sur ses tétons dressés.

 

*La suite la semaine prochaine…

**Pour lire ou relire la première partie de ce voyage à Paris, c’est par ici !

***Cette nouvelle a été traduite de l’anglais d’après un texte écrit par Claire Woodruff. Vous pouvez découvrir le texte en version originale ici.