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Le Chocolat

« Les traditions romantiques identifient fréquemment le chocolat à un aphrodisiaque. Les qualités réputées aphrodisiaques du chocolat sont le plus souvent associées avec le simple plaisir sensuel de sa consommation. Bien qu’il n’y ait aucune preuve que le chocolat soit réellement un aphrodisiaque, offrir du chocolat reste un comportement chargé de connotations »

Peut-être qu’en faisant le dessert préféré de Dolores, j’éveillerai son appétit gourmand autant que son appétit sexuel…

– A-t-on tous les ingrédients ? me demande Dolores.

– En même quantité que le chocolat. C’est le plus important, je lui réponds avec un clin d’œil. Elle esquisse un petit sourire gêné.

Tout y est : cassonade, sirop de maïs, beurre, chocolat noir, chocolat blanc, crème. Nous pesons les ingrédients un a un dans le chaudron pour ensuite les faire fondre sur le four. Elle est appuyée sur le comptoir et regarde le mélange bouillir et la température monter sur le thermomètre. Il n’y a pas que la température du thermomètre qui monte… Dolores porte son nouveau haut à col en V par-dessus une jupe noire. Elle a mis un collier argent qui tombe entre ses deux seins et qui met en valeur ses deux belles montagnes rondes bien fermes. Elle porte aussi ses belles bottes qui lui donnent un air dominateur. Pas besoin de voir beaucoup de peau pour la désirer.

Je dois remuer le fudge mais elle est devant. Je m’approche d’elle, me colle dans son dos et m’accote sur son épaule pour regarder si tout est sous contrôle. C’est à ce moment que je me rends compte de son parfum, subtil, léger mais présent, enivrant. Elle sent mon souffle dans son cou quand j’hume l’odeur et je vois la chair de poule apparaître sur la peau de ses bras. Nous restons ainsi pendant quelques secondes et je me rappelle ce que j’étais venue faire. Je frôle son bras jusqu’à sa main pour lui prendre doucement la cuillère et brasser le liquide bouillonnant. Elle revient sur terre, un peu mal à l’aise.

– De quel plat a-t-on besoin pour couler le fudge ? me demande-t-elle pour faire descendre la tension.

– Un carré 9X9. Dis-moi, ton parfum, c’est la première fois que tu le portes?

– Je l’ai trouvé hier, en même temps que ce haut.

– Il te va à merveille. J’ai adoré l’odeur dans ton cou.

– Merci, me répond-elle, un peu rouge.

Elle est tellement à croquer quand elle est gênée. Le mélange est prêt. C’est très chaud. Elle tient le chaudron pendant que je le verse dans le plat. Voilà! Mmh, ça va être bon. Je souffle un peu sur le fudge pour le refroidir et présente la cuillère à mon amie. Elle ne peut résister à l’envie de la lécher. Et comme si elle commençait à embarquer dans le petit jeu que j’essaie de jouer depuis tantôt, elle sort doucement la langue en me regardant et goûte le chocolat. J’approche mon visage de la cuillère, sors la langue et goûte. Les bouts de nos langues se frôlent l’instant d’une seconde mais c’est juste assez pour qu’un frisson me parcourt le dos jusque dans mon entre-jambe. Est-ce que ça lui a fait le même effet ? Je ne sais pas, mais elle commence à faire son agace en me volant la cuillère et en la trempant dans le fudge que nous n’avons pas encore mis dans le frigo. Elle joue avec sa langue sur la cuillère en me regardant, s’approche et me la tend. Au moment où j’ouvre la bouche pour goûter moi aussi, elle approche la sienne et nous nous retrouvons à nettoyer la cuillère à deux. Nos langues se frôlent, se touchent, se mêlent. Elle essuie un peu de chocolat sur le bord de mes lèvres. Il en reste. Elle approche sa bouche et dépose un léger baiser à l’endroit du chocolat. Elle me regarde ensuite dans les yeux pour jauger ma réaction.

– Tu sembles t’être dégênée ma chère. J’adore. Approche.

Elle me regarde avec des yeux intenses et s’approche. Je pose ma main sur sa joue douce. On dirait une peau de porcelaine, douce et chaude. Elle ferme les yeux. Je pose mes lèvres sur les siennes et la force à ouvrir la bouche avec ma langue. Aucune résistance. Elle s’abandonne aussitôt à ma bouche. Je colle mon corps au sien. Je sens ses seins fermes sur les miens. Je lui prends la nuque et lui ramasse ensuite une masse de cheveux pour qu’elle relève la tête. Je descends vers son cou avec des baisers chauds et humides et je remonte jusqu’à son lobe d’oreille pour le titiller avec mes dents.

Elle respire un peu plus fort. Je l’excite et ça m’excite. J’ai des papillons dans le bas ventre. Avec mon autre main, je prends la sienne et la pose sur mes fesses. Je veux qu’elle les prenne et qu’elle s’abandonne totalement à moi, à mes caresses. Elle pétrit mes fesses et approche mon corps du sien un peu plus. Je l’embrasse plus passionnément. Nous jouons ce petit jeu pendant quelques minutes.

La senteur soudaine du fudge nous rappelle qu’il faut le mettre au frigo si nous voulons le manger pour le dessert. Je la libère. Elle prend le plat et le met au frigo. Aussitôt la porte refermée, elle se retourne. Je la plaque contre la porte du frigo, lui prends le menton et l’embrasse avec une telle conviction qu’elle ne peut faire autrement que me rendre ce baiser. Elle prend mon visage entre ses mains et y met autant de passion. J’attrape ses deux fesses et appuie mon bas ventre contre le sien. Je tente de relever son haut pour aller trouver la peau de son dos mais je n’arrive pas à savoir si c’est son haut ou sa jupe. Après m’être battue avec le tissus, j’abandonne le combat et décide de carrément lever sa jupe. Je suis surprise quand ma main fouille dessous. Elle ne porte pas de collants mais des bas qui arrivent au-dessus des genoux. Cette coquine a beau se plaindre que sa garde-robe n’est pas à jour ou assez sexy, je trouve ses bas très excitants. De toute façon, une fois ses vêtements enlevés, ça ne fera aucune différence que sa garde-robe soit in ou non.

Ma main remonte jusqu’au bas de ses fesses. Je n’arrête jamais de l’embrasser et de lui caresser les fesses. J’agrippe les côtés de son string et au moment où je veux le descendre, elle m’arrête.

– Pas trop vite s’il te plaît. J’adore t’embrasser et nos caresses mais n’oublie pas que c’est la première fois pour moi.

– Oui c’est vrai, désolée, je lui réponds. Je vais aller plus lentement. Dis-moi si jamais ça va trop loin.

– Ça n’ira pas trop loin pour moi. Ne t’inquiète pas. Peut-être simplement il faut me laisser diriger.

– Mmh, une dominante. Tu m’excites vraiment là!

En un instant, elle me déstabilise et me coince entre la porte du frigo et son corps enflammé. Elle m’embrasse à pleine bouche dans le cou, les épaules, revient dans mon cou jusqu’à ma bouche. Je pousse un petit cri lorsqu’elle me mordille une lèvre et la tire avec ses dents. Elle me fait un petit sourire avec des yeux cochons. Oh oh ! Je sens que je vais commencer à y goûter !

– Tu crois que je n’ai pas compris ton petit jeu lorsque nous faisions le dessert, me dit-elle, avec une respiration saccadée.

– Ça fait assez longtemps que nous parlons de nos désirs, nos fantasmes. Je voulais passer à l’action ce soir. Je crois avoir très bien réussi.

– Tu. As. Réussi. Et. Tu. Vas. Avoir. Ta. Récompense. Me dit-elle en m’embrassant dans le cou entre chaque mot.

Elle relève ma robe et me prend les fesses. J’ai mis des collants ce matin. Mais pourquoi? Elle me les enlève, m’embrasse quelques secondes, prend le bas de ma robe et me la passe par-dessus la tête. Je me retrouve en sous-vêtements alors qu’elle, elle est toujours habillée. Elle plaque son corps sur le mien et continue à m’embrasser. Elle n’y va pas par quatre chemins et prend rapidement un de mes seins dans sa main. Elle le pétrit un peu et finit par le lâcher pour prendre une de mes fesses.

Je lui enlève son haut; son collier tombe dans la vallée entre ses deux monts coincés dans son soutien-gorge. Tout en l’embrassant, je la repousse un peu pour lui faire comprendre que je veux qu’elle recule. Je la dirige jusqu’au comptoir un peu plus loin derrière elle. Elle appuie ses deux mains dessus et me laisse le champ libre sur le paysage qui se présente à moi. Je cesse de l’embrasser et la contemple quelques instants. Je ne l’ai jamais vue si vulnérable devant moi. Son regard est incertain. Un peu de malaise et en même temps, elle a l’air de se sentir sensuelle, livrée ainsi à moi.

Son soutien-gorge de dentelle noire épouse parfaitement la courbe de ses seins et fait ressortir le rose de sa peau. Avec le dos de ma main, je caresse sa joue et descends doucement le long de son cou, son épaule, le haut de son bras et frôle sa peau du bout de mes doigts. Elle a la chair de poule : froid ou excitation ? Je prends une bretelle et la descends sur son bras, puis je fais pareil avec l’autre. Je l’embrasse car elle devient nerveuse. Je détache sa brassière et la retire complètement. Je détache la mienne et l’enlève pour que nous soyons égales. J’appuie mes seins nus sur les siens. Je sens ses mamelons se durcir. Je retire sa jupe. Je suis en petite culotte de dentelles mauves et elle en string noir et bas aux genoux.

Nous sommes toutes les deux aussi vulnérables, nues et chaudes. Nos corps sont enflammés et cette flamme augmente sous nos caresses. Elle parcourt mon corps de ses mains. C’est la première fois qu’elle touche ainsi des courbes féminines. Je la laisse faire autant qu’elle veut. Je n’attendais que ça, d’être touchée, caressée par ses mains, ses doigts, cette peau. Elle retire ma petite culotte puis la sienne. Elle est prête, prête à goûter au plaisir qu’une autre femme peut lui procurer. Prête à s’abandonner totalement. Rien ne l’arrête plus. Je prends un de ses seins dans ma main et titille son mamelon avec ma bouche, mes lèvres et mes dents. Elle pousse un petit cri de douleur et de plaisir. Je lâche son mamelon et l’embrasse encore et encore.

Mes mains parcourent son corps, descendent sur ses hanches. Une sur ses fesses, l’autre à l’intérieur de ses cuisses. Elle est déjà mouillée. J’appuie ma main contre son sexe et sa respiration se fait plus forte, laissant échapper de petits sons aigus. Mon pouce joue avec son clitoris. Je la sens de plus en plus mouillée. Je m’échappe de sa bouche et en la parcourant de baisers, je descends jusqu’à me mettre à genoux devant elle. Je dépose de légers baisers sur son pubis en continuant de jouer avec son clitoris.

Elle s’agrippe au comptoir comme si sa vie en dépendait. Je pose mes lèvres sur ce bouton de plaisir et le mordille. Ma main se promène de son sexe à la fente entre ses deux fesses. Mon index cherche l’entrée de son anus pendant que mon pouce agace l’entrée de son vagin. Je lâche son clitoris et lève mes yeux vers son visage pour observer son plaisir. Elle se penche, croise mon regard et ne le lâche pas alors que j’insère mon pouce dans sa caverne en continuant d’agacer l’extérieur de son anus. Elle ne se rend pas compte que, plus je l’agace, plus mon index s’enfonce à l’intérieur. Ses gémissements augmentent. Mon index est entré à moitié. Je sors mon pouce de son vagin pour m’attarder un peu plus entre ses fesses. Mon autre main pourra s’occuper ailleurs pendant ce temps.

J’appuie le pouce et fait de petits ronds sur son clitoris pendant que mon index fait de doux va et vient dans son anus. Je la sens au bord du précipice. Elle va jouir. Je remets mes lèvres sur son bouton et j’insère deux doigts dans son vagin hyper mouillé. Je fais des va-et-vient assez rapides. Il est temps que j’abrège ses souffrances. Mon index finit par adopter le rythme des deux doigts enfoncés dans son vagin. Ils sont en symbiose avec les sons qui sortent de sa bouche. Plus les sons se font rapides et intenses, plus ma vitesse augmente. Elle remonte une jambe par-dessus mon épaule pour me donner plus d’espace. Je mords alors son clitoris et tire dessus avec mes dents. C’est tout ce qui manquait pour la faire crier de plaisir. Elle agrippe ma tignasse avec ses mains et crie si fort que je ne serais pas surprise que les voisins aient entendu. Son orgasme ne finit plus et une fontaine se déverse sur mes mains. Je sens son corps se ramollir et ses cris s’éteindre. Elle se laisse glisser le long de la porte sous le comptoir pour finir assise par terre, devant moi, me regardant sans rien dire. Je luis fais un sourire qu’elle me rend, puis elle appuie sa tête sur la porte et ferme les yeux pour reprendre ses esprits.

Quelques heures plus tard, après un bon souper, nous sommes toutes les deux assises à table avec nos conjoints à déguster ce fudge, préparé avec tant de plaisir ! Le chocolat, nous venons d’en faire la preuve : c’est un aphrodisiaque puissant !

Fin

CindyArticle écrit par Cindy

Comptable de jour, rêveuse de nuit. Cindy nous livre ses fantasmes à travers ses nouvelles remplies d’érotisme, d’aventures et bien sûr, de sexe !

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