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Les plaisirs des Clubs Libertins

Le Club – Partie 3

 

Je n’avais plus aucune idée d’où je me trouvais. Mes yeux s’étaient embrumés, des larmes se formant sans cesse au fil de mes plaisirs. Je percevais une vague lumière tamisée et j’avais l’impression que mon corps flottait dans un nuage de coton à la douceur incomparable.

Les plaisirs des Clubs Libertins

Mon cerveau mis au ralenti me redonnait au compte goutte des informations sur ce qui était en train de m’arriver. Florence qui me paye pour l’accompagner dans un club échangiste, la honte qui me traverse quand on me voit arriver à ses côtés, moi qui suis habitué aux belles femmes à mon bras, cette mystérieuse inconnue plantureuse qui me conduit dans une alcôve fermée par des rideaux…

J’en étais là, les bribes se rassemblaient, m’apportant un tableau de la situation plus clair au milieu de mon brouillard orgasmique. Ma somptueuse inconnue était en train de me donner du plaisir comme aucune femme avant elle. Jamais je n’aurais cru mon corps capable de tant d’extases. Elle avait cessé de s’occuper de mon pénis et celui-ci se tenait, bien dressé, oscillant dans les airs au rythme de mes soubresauts orgasmiques.

J’étais allongé sur une petite table basse molletonnée et à mes pieds, l’experte menait la danse, massant l’intérieur de mon anus avec ses doigts de fée. J’avais entendu parler des délices particulières de la prostate, mais c’était pour moi une forme de plaisir dégénéré réservé aux pédales.

Mais j’étais dans un club libertin, un lieu où toutes les dépravations sont permises, et j’éloignai de mon esprit ces considérations sur le plaisir des fiottes. Ce serait sans doute la première et la dernière fois que je goûterais à ce plaisir et personne ne serait jamais au courant. À l’instant précis où je décidai de me laisser aller complètement, une nouvelle vague plus puissante que les autres me submergea et j’émis un râle d’extase qui me surprit moi-même. L’extraordinaire de ces orgasmes étaient qu’ils pouvaient revenir, ils se succédaient sans cet état de fin que l’on ressent d’habitude après une éjaculation.

Mon experte retira en douceur ses doigts de mon anus, mais j’en voulais encore. Je le murmurais entre mes lèvres. Elle me promit que ça allait venir tout de suite. Elle sortit une petite mallette dissimulée sous un banc de la pièce, et elle en sortit un objet que je n’identifiais pas immédiatement. Cela ressemblait à une lanière noire étrange. Puis je la vis passer l’objet autour de sa taille. C’était une ceinture. Mais au centre de celle-ci, un godemichet noir brillant était dressé, donnant l’impression que ma belle libertine était dotée d’un pénis.

— Je vais te faire l’amour.

Elle susurra ces mots en me retournant sur la table. Je me laissai faire une fois de plus, prêt à tout accepter d’elle, à vivre toutes les expériences possibles en cette soirée à part. Mes genoux touchaient terre, mon buste était allongé sur la table et mes fesses s’offraient à elle avec une impatience qui faisait remuer mon bassin.

Elle me pénétra avec une facilité que je n’avais pas anticipée. Elle s’enfonça complètement en moi, et je criai mon plaisir, lui demandant de continuer encore et encore. Elle entama alors des va-et-vient dans mon anus et j’agrippai le tissu de la table basse de mes mains, secoué par le plaisir. Je la suppliai de ne pas s’arrêter. Puis l’inversion des rôles créa une secousse dans mon esprit. Pour la première fois, je n’avais plus envie d’être le mâle viril qui commande et qui culbute. Je voulais être possédé, je voulais être sa chose, que mon corps soit à elle et qu’elle en fasse ce qu’elle veut.

Je gémissais toujours plus fort, dans des tonalités toujours plus aigues. J’utilisais parfois des mots que j’avais entendu chez des femmes à qui j’avais fait l’amour.

­— Prends-moi, prends-moi encore plus fort… Je suis ta toute petite chose… Je veux te sentir en moi, je veux sentir ton plaisir en moi… Caresse mon corps, pénètre-moi… attrappe-moi… je ne veux plus faire qu’un avec ton corps… Vas-y, plus fort, encore plus fort, oh oui. Oh oui !

Je jouissais en poussant des cris de plaisir ultra aigues, cambrant mon corps, suçant mes doigts, hurlant toujours plus. Et c’est alors que j’entendis un râle de plaisir en retour.

Elle me pénétra au plus profond une dernière fois en se crispant en moi tandis qu’elle jouissait. Je souris, heureux à l’idée qu’elle avait eu un orgasme entre mes fesses, qu’elle avait déchargé son plaisir en moi.

Elle se retira et je m’affalai sur la table basse, le corps encore affaibli par tout le plaisir ressenti. Des images agréables venaient envahir mon cerveau.

Puis petit à petit, un élément troublant commença à perturber mon esprit. Il ne me fallut pas beaucoup de temps avant de découvrir ce que c’était. Comment ma belle mystérieuse avait pu jouir en moi avec un godemichet ?

Quand j’ouvris les yeux, le visage de Florence était penchée au dessus de ma tête. Elle souriait. Je me redressai d’un bond et je frôlai la crise cardiaque en découvrant Benoit derrière moi, en train de reboutonner son pantalon. Il était en sueur.

— Je dois avouer que tu m’as surpris. C’était super bon.

Benoit avait prononcé ces mots en regardant Florence. Ils éclatèrent de rire tous les deux. C’est à cet instant seulement que je remarquai que Florence était en train de nous filmer avec son portable. Quant à la femme magnifique qui m’avait initié à ces nouveaux plaisirs, elle avait disparu.

— Qu’est-ce que vous faites là ? Où est-elle passée ?

— Elle avait des choses à faire. Elle m’a laissé terminer.

Ma tête me tournait. J’avais envie de vomir.

— Non, nous avons fait l’amour et…

— Oui, c’est vrai. Toi et moi, nous avons fait l’amour. Je t’ai sodomisé de toutes mes forces, et comme tu en redemandais, je n’ai pas éjaculé tout de suite. T’es une sacré cochonne.

Je sentais la colère monter dans mes tympans.

­— Tu mens ! Elle a utilisé un godemichet.

— Tout a été filmé. On te voit clairement sur le ventre, me suppliant de continuer à te sodomiser. Et je ne crois pas qu’un godemichet soit capable de faire ça.

Il pointa l’intérieur de ma cuisse où un liquide blanchâtre coulait. Du sperme. Je vomis. Les deux autres éclatèrent de rire.

— Tu as profité de moi espèce de sale pd, je vais te tuer.

— En fait non. Parce que nous avons tout filmé. Au contraire, tu vas être très gentil avec nous maintenant. Sinon, on diffuse la vidéo.

— Tu ne le ferais pas…

— On ne veut plus entendre « Florence la grosse » ou « Benoit la fiotte ». Et tu vas nous encenser au boulot et te rabaisser chaque fois qu’on te l’ordonnera. Et si un jour tu nous déçois, nous diffuserons la vidéo.

Le monde était en train de s’écrouler. Je m’effondrai sur la table basse, tandis que mes deux collègues m’observaient, l’air satisfait.

Fin