Plongée Érotique – Partie 3

 

Je fus la dernière à paraître au petit-déjeuner. Il devait être près de onze heures. J’étais réveillée depuis longtemps, j’avais très peu dormi en fait. Mais je n’avais pas osé croiser le regard de Julia. Toute la nuit, l’image de son corps nu chevauchant Michael m’avait hantée. J’étais en colère contre elle, une colère sourde, violente, irrationnelle. Je ne savais pas exactement pourquoi je lui en voulais autant. C’était un mélange de plusieurs sentiments.

Je me sentais d’abord trahie. Nous étions des amies proches et à aucun moment elle n’avait partagé avec moi son attirance pour Michael, et encore moins son intention d’aller le rejoindre dans sa chambre. Je lui en voulais aussi parce qu’elle trompait Andrew pendant nos vacances, presque sous ses yeux. Et puis, au fond de moi, j’étais sans doute un peu jalouse. Je n’avais aucune envie de me retrouver à califourchon sur Michael, cette simple idée me faisait vaciller, mais je crois que j’aurais aimé lui plaire. Il avait préféré les courbes de Julia. Elle était très belle, c’était indéniable, mais je me défendais pas mal aussi. Je me sentais stupide. Les trois garçons étaient venus pour prendre du bon temps et j’avais cru que Julia et moi étions sur la même longueur d’onde, à enchainer les plongées pour profiter sagement de nos vacances, au lieu de ça elle allait retrouver l’instructeur en cachette pour des nuits de folie.

J’avais le sentiment d’être la petite fille sage de service. Celle un peu chiante qu’on trouve dans tous les groupes. Tellement chiante que même sa meilleure amie préfère ne pas lui avouer comment elle aime passer ses vacances.

Au petit-déjeuner, personne ne remarqua ma mine renfrognée. Nous étions tous épuisés par notre nuit, pour des raisons différentes, et le silence général était mis sur le compte de la fatigue. C’était des villageois embauchés pour l’occasion qui s’occupaient de notre collation, les deux instructeurs n’étant pas encore parus.

Ce n’est que vers midi que Tania et Michael arrivèrent, le visage radieux et frais.

– Prêts à plonger, les Australiens ?

Michael souriait à pleines dents, sa jovialité m’irrita encore plus. Je mourrais d’envie de lui demander si c’était d’avoir sauté Julia toute la nuit qui le rendait si content, mais j’aurais sans aucun doute définitivement détruit nos vacances. Je repris un café et me concentrai pour ravaler toute ma hargne. J’étais venue ici pour profiter des plus beaux sites de plongée de toute l’Asie, le reste était sans importance.

On organisa donc le programme des plongées de la journée et du lendemain. Il y en aurait une première vers 14 heures et une autre vers 19 heures, une plongée nocturne.

Et la beauté des fonds, la liberté de nager sous l’eau au milieu de l’immensité réussirent à me faire totalement oublier ma mauvaise humeur. Je prenais parfois la main de Sébastien pour lui montrer telle ou telle merveille aperçue. J’étais dans mon élément, à goûter enfin aux vacances que j’attendais depuis si longtemps. Le reste était déjà oublié.

Vers 15 heures, lorsque nous fûmes tous remontés sur le petit bateau qui s’était à peine éloignée de notre point de chute sur pilotis, la bonne humeur était palpable. Nous étions sous le charme de notre première plongée. Chacun s’emportant avec euphorie à propos des animaux que nous avions croisés, de l’eau limpide et chaude. Nous n’avions pas même besoin de porter de combinaison de plongée. La liberté sous l’eau était totale.

Ce fut à contrecœur que nous rentrâmes au bungalow nous reposer avant la prochaine plongée nocturne. Sur le petit bateau qui nous ramenait, j’observais parfois Michael et Julia pour essayer de déceler une connivence, un lien, un coup d’œil furtif entre les deux, mais il n’y avait rien. Leur naturel était impressionnant, j’en venais presque à me demander si je n’avais pas rêvé les avoir vus faire l’amour. Mais à cette simple évocation, les images revinrent nettement dans ma tête. Je n’aurais pas été capable d’imaginer avec tant de détails…

Je n’avais plus de colère, j’étais même un peu émoustillée par ce souvenir. Et je fus tirée de ma rêverie par Michael qui me souriait tandis que mon regard était perdu quelque part au milieu de ses tablettes de chocolat. Je rougis de honte, prise sur le fait, et je détournais les yeux avant de me blottir dans les bras de Sébastien à la façon des animaux qui marquent leur territoire.

Si Julia et Michael étaient d’une discrétion parfaite quant à leur aventure de la veille, ce n’était pas le cas de William qui ne pouvait s’empêcher de dévorer Tania des yeux. Elle lui envoyait parfois un sourire en coin difficile à interpréter. Les autres ne semblaient rien remarquer, profitant de l’air tiède qui caressait nos corps et de l’eau transparente sur laquelle nous filions doucement.

L’après-midi se passa dans une douce oisiveté faite de lecture, de bronzage, de rédaction de cartes postales… Tania et Michael géraient la réception de diverses commandes arrivées dans le petit port de l’île et je les observais de loin, allant et venant avec des cartons. Pour la première fois, j’enviais Julia. Pas seulement parce qu’elle avait pu promener ses mains sur le torse parfait de Michael, mais parce qu’elle avait osé le faire et que cela ne semblait lui poser aucun problème. Je ne serai jamais capable d’une chose pareille et je n’avais surtout pas envie de changer. J’aimais Sébastien et je n’avais aucune envie de le faire souffrir.

Andrew somnolait paisiblement assis sur le bord de notre terrasse face à la mer et j’avais de la peine pour lui. Il faudrait qu’un jour Julia m’explique comment elle avait pu le tromper aussi facilement. Mais nous n’aurions probablement jamais cette discussion.

La plongée nocturne s’avéra plus sportive. D’abord parce qu’il fallait être vigilant, ne pas se perdre de vue, vérifier en permanence sa profondeur, ses appareils… On perdait ses repères. Et puis parce que mon corps s’était embrasé tout l’après-midi à force de penser au sexe, aux corps de Julia et Michael s’emboitant…

J’avais plongé dans l’eau noire excitée comme je ne l’avais pas été depuis longtemps. Alors rapidement, tandis que nous suivions des poulpes en chasse, des poissons aveuglés par le faisceau de nos lampes, je venais me coller à Sébastien. En prenant soin que personne ne nous observe, je glissai ma main dans son maillot de bain. Il commença d’abord par sursauter, les plongées dans le noir rendant tout contact un peu angoissant. Puis il se détendit.

Michael et Tania nous firent signe de nous agenouiller dans le sable pour observer des petits poissons sortirent du sable et se reproduire sous nos yeux. L’ambiance était définitivement au sexe.

Sébastien et moi restâmes légèrement en arrière pour être le plus loin possible du faisceau. Et tandis que les poissons se frottaient les uns contre les autres dans des danses impressionnantes, je m’activais le poignet dans le maillot de bain de Sébastien. J’allais et venais à un bon rythme, en prenant soin de rester douce pour ne pas lui faire mal. Je rêvais de pouvoir glisser son sexe dur dans le mien mais il faudrait pour cela attendre le soir. C’était impossible à faire sans être découverts. Avec nos bouteilles et masques, ça me semblait impossible tout court.

Soudain, je sentis le pénis se contracter sous mes doigts. Sébastien était en train de jouir. Il posa une main sur mes fesses qu’il agrippa pendant qu’il laissait aller son plaisir. C’est alors que les poissons cessèrent leurs danses et commencèrent à se déplacer vers nous. Je compris rapidement pourquoi : la semence de Sébastien allait servir de festin après leurs ébats aquatiques.

Le soir même, au restaurant de la plage où nous étions venus la veille, tandis que tous s’extasiaient du spectacle incroyable de notre plongée de nuit, Sébastien ne me quittait pas de ses yeux brillants reconnaissants. Je n’étais pas entreprenante d’habitude et j’avais su le surprendre pour son plus grand plaisir.

Après quelques bières, nous partîmes tous nous coucher, épuisés par notre journée.

À peine arrivés dans notre chambre, Sébastien se jeta sur moi. Il arracha ma robe légère et les deux pièces de mon maillot de bain avant de se jeter bouche ouverte sur mon sexe. Et tandis qu’il dévorait mon clitoris, je fermais les yeux, me laissant submerger par une sensation que j’avais désirée toute la journée. Mon sexe était littéralement en feu et je suppliais Sébastien de continuer encore et encore.

Tout en soulevant mon clitoris avec le bout de sa langue, il fit pénétrer un doigt dans mon sexe puis un deuxième, cherchant mon point G comme il savait si bien le faire. Et bientôt, tandis que je caressais mes seins et tordais mes jambes dans tous les sens en sentant la jouissance qui montait, je ne pus empêcher cette image apparaître devant moi, celle de Julia et de son sexe aspirant le pénis de Michael, de son corps suant, de leurs visages rayonnant d’extases… Et lorsque l’orgasme me traversa finalement, ce fut encore le sourire de Michael et son torse qui jaillirent dans mon esprit en même temps que mes cris de plaisir.

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