Un soir d’été – Partie 1

C‘était un soir d’été…

Un de ces soirs où la douceur de vivre vous porte nonchalamment.

Nous nous promenions tranquillement et tendrement en ville, profitant de cette tiédeur unique et Méditerranéenne de fin de soirée.

L’heure où « tous les chats sont gris », comme  me le répétait souvent mon mari. L’heure tranquille de tous les possibles.

Et en effet, ce soir-là, tout était possible, nous nous sentions bien. Repas léger à la maison, début de soirée sur la terrasse ombragée puis envie de nous promener. Nous n’avions rien programmé, rien prévu de particulier d’autre que de déambuler dans les rues joyeuses et vivantes de notre si belle ville.

Pas de but précis. Être bien l’un et l’autre, être bien l’un pour l’autre, être ensemble, simplement bien ensemble.

Mon homme m’avait juste demandé, comme il aimait le faire parfois avant de partir, de m’habiller « so sexy » comme il disait.

Un de nos grands classiques. Il adorait et moi j’en raffolais : une jupe courte, très courte même, de belle coupe, un chemisier élégamment transparent et aérien pour que les pointes de mes seins titillent délicatement le tissu et se montrent fièrement. Et aussi une paire de chaussures à talons hauts galbant magnifiquement mes chevilles et mettant en valeur des jambes dont, à mon âge, je ne pouvais qu’être fière.

Je savais, nous savions, que généralement, le retour à la maison, parfois vers la maison, ne pourrait être que coquin ! Il me l’avait si souvent démontré !

Tout à coup, mon homme m’interpella et bifurqua:

« Viens ma douce belle, tu es particulièrement en beauté ce soir ma chérie, je voudrais voir un magasin dans cette petite rue… Il y a longtemps que je voulais t’y emmener et t’en faire la surprise. »

Étonnée, mais toujours partante et docile, je le suivais. J’avais toute confiance en lui et comme toutes les femmes, je crois, j’aimais les surprises. Je l’aimais aussi. C’était mon homme. Je ne savais rien lui refuser.

La rue était plus étroite et moins lumineuse. Seule, j’aurais été inquiète. Avec lui, il ne pouvait rien m’arriver.

Au bout de quelques mètres où notre présence n’était détectable qu’au bruit sec de mes talons sur le pavé, j’aperçus une enseigne.

Oh, le coquin !

« Mais… Mon chéri, c’est un sex-shop ?  C’est là que tu voulais m’emmener ? lui dis-je rosissant légèrement…
— Oui ma douce belle, j’en ai un peu assez de n’acheter des cadeaux sexy que sur internet. Je me suis renseigné sur cette enseigne… Ne crains rien, je suis là et elle a bonne réputation ! »

Pourquoi pas, me dis-je ?

Notre entrée fut remarquée, le bruit des talons dans ce genre de magasin ne passe jamais inaperçu. Je m’en rendais immédiatement compte. En fait, tous les regards venaient de se lever et de se porter sur moi. Je dois l’avouer, je ressentais un trouble ou plus exactement deux troubles : celui d’une certaine gêne d’être matée, scannée, dévisagée, déshabillée même par tous les mecs présents et celui plus trouble encore d’en ressentir une certaine fierté et un plaisir indéfinissable me prenant au plus profond.

Et quand je dis au plus profond, c’est bien au plus profond de mon intimité que je ressentais une douce et tendre chaleur s’épanouir en un point de rosée dont le souvenir m’en est encore exquis. Oui, je venais de mouiller délicieusement !

Je me retournais, à la fois épiée et « épieuse », évitant de croiser par trop les regards de quelques messieurs trop insistants à mon goût mais aussi par respect pour mon mari.

Il me sourit.

« Sois tranquille mon Amour, même s’ils en ont tous envie. Et qui ne pourrait pas avoir envie d’une aussi belle et docile épouse que toi ? Même s’ils ont tous envie de te sauter dessus, je suis là et c’est moi le Maître du jeu. Il n’y a que moi, ma douce salope docile qui possède les commandes du jeu… Tu aimes ? »

Sans que je lui réponde, il avait compris que j’aimais vivre cela avec lui et que j’étais bien sa salope docile dont il raffolait tant !

« Je te remercie, chérie. Aussi comme tu es sage, je veux t’offrir un collier de chienne, de vraie chienne d’amour que tu sais être pour moi. Oui, je veux vraiment te récompenser ! Choisis, fais-toi plaisir ! J’en ai bien entendu repéré un mais c’est toi qui me dis celui que tu veux ! Il est à toi ! Je veux dire, le collier… Quoique… Les hommes aussi, tu aimerais en choisir un, ma tendre et douce salope ? Je sais que tu mouilles… Concentre-toi ! Fais-toi vraiment plaisir ! Choisis celui que tu veux ! »

Ah, je peux dire qu’il me connaissait vraiment bien, moi, sa salope docile, si docile !

Je commençais par regarder les colliers en bas du présentoir et en femme de bonne éducation, je m’accroupis. Mon homme éclata de rire.

« Mais chérie, je te rappelle que tu es dans un sex-shop ! Certes, ta position accroupie me convient et si c’est une proposition pour me sucer j’accepte de suite, mais je veux d’abord que tu choisisses un collier. Oui, d’abord le collier. Que cela soit ceux du bas ou même si tu veux ceux d’à côté. Les colliers-pinces à tétons… Il y en a de magnifiques… Je suis sûr qu’ils mettraient joliment en valeur ta si jolie poitrine. Mais fais comme tu veux. Prends-ton temps ! »

Je continuais à rougir. Et la chaleur ne montait pas qu’à mes joues…

Il m’aida à me relever, me retourna et me serra brièvement contre lui. Il bandait ce délicieux coquin !

Je ne pus en profiter malheureusement plus longtemps.

Il se dégagea de moi, me repoussant légèrement vers le présentoir pour m’inviter à nouveau à regarder les colliers en bas. Il en profita pour relever au plus haut de mes fesses ma  robe si courte.

On voyait tout ! Je sentais même toute mon humidité m’envahir…

Quelles sensations étranges, et bonnes ! Je sentais avec ravissement les mains de mon homme aller et venir sur mes fesses rebondies et parfois oser une incursion subtile sur le tissu maintenant gorgé du fruit de mes désirs… Il fit rouler la mince ficelle du string que je portais pour l’insérer habilement entre les rives brûlantes de mes lèvres. Mon sexe était ouvert, tout comme mon état d’esprit de l’instant…

Devais-je me concentrer sur le choix de ce collier ?

Devais-je « jouer » de mes attraits offerts en partage ?

Je le sentais, mon homme s’était aussi dégagé pour m’offrir encore davantage aux regards des hommes présents. Inconsciemment je percevais leurs regards sur mon cul maintenant parfaitement dégagé.

Je décidais d’en faire abstraction et de véritablement choisir entre tous les colliers du présentoir.

Remarquant mon indécision quant au collier, mon homme me glissa à l’oreille d’essayer celui ou ceux qui me plaisaient tandis qu’il me doigterait. Enfin, à cet instant, je pensais encore que c’était lui qui s’en chargerait !

J’en choisis trois, tous aussi jolis les uns que les autres, avant de me relever un peu et de me reculer pour mieux voir les pinces à seins.

Ainsi faisant, sans l’avoir pensé ni voulu, c’est sur deux doigts bien vigoureux que je vins m’empaler, je dirais, à mon corps défendant…

Oui la vigueur me surprit. Et que dire quand les deux mains de mon homme vinrent rejoindre les miennes sur le présentoir des pinces ? Eh… Mais… Qui est en moi ?

Mon mari me souriait toujours.

« Super chérie, tu es magnifique ma salope docile… Une déesse du sexe…Ma déesse du sexe…C’est bien, c’est comme ça que je te veux, salope et soumise, salope et docile… Ma salope docile… Laisse-toi faire. Que dis-tu de ce modèle ? Redresse-toi, pour voir. »

Il m’aida à me redresser encore et posa ses deux mains sur mes seins déjà bien excités. Il en suça tour à tour la pointe au travers du fin chemisier avant d’en ouvrir les deux pans pour les dégager entièrement.

Je me retrouvais ainsi, moi la jolie bourgeoise bien sous tous rapports, se promenant par une sublime et douce soirée d’été, la poitrine nue et offerte aux regards indécents, voire pervers, d’inconnus dans un sex-shop tout aussi inconnu, avec deux doigts, adroits il faut bien le reconnaître, me limant la chatte dégoulinant de plaisir, et me livrant à l’essayage des colliers de chienne.

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KamadevaArticle écrit par Kamadeva

Toulousain de 56 ans, hétéro curieux, libre avec un esprit « esthète » et « artiste », s’octroie la liberté totale par les mots et les textes. Cadre de la fonction publique, sérieux et passionné, s’évade des tabous et censures pour imaginer et vivre une sexualité libre et dénuée de préjugés.Philosophe de la vie, épicurien convaincu, coquin en Diable, son souhait? Vous entraîner vers tous les possibles et les imaginables…!

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