X

Fenêtre sur Cour – Partie 2

Lisa Carol fut la première à remarquer que les rideaux s’ouvraient chez Mme Cœur Solitaire. La femme posait une poêle sur la gazinière et sortait des aliments de son réfrigérateur. Elle commença ensuite à les découper. Puis elle fit glisser les aliments de sa planche à la poêle.

– Mmmh, ça a l’air bon, dit Lisa Carol, l’appareil photo toujours à la main.

– Peut-être qu’elle cuisine pour un fin gourmet.

Ken tenait l’enveloppe fermée dans la main.

– Quand est-ce que cette lettre va rejoindre sa destinataire ?

Lisa Carol posa l’appareil photo.

– Je n’ai pas envie d’attendre plus longtemps. Je vais aller la lui déposer sur le champ.

Ken essayait de l’en empêcher à nouveau. Mais elle était déterminée et lui avait une jambe cassée. Lisa Carol fut vite dehors. Elle traversa le jardin public puis se faufila entre les immeubles en face. Quelques instants plus tard, elle apparut dans le hall de l’immeuble puis à la fenêtre de l’étage où vivait Mme Cœur Solitaire. Devant la porte d’entrée de cette dernière, elle adressa un pouce en l’air en direction de Ken. Il ne la vit pas glisser la lettre sous la porte. Qu’est-ce qu’elle trafiquait ? Ou était-elle passée ? Il la vit réapparaître quelques instants plus tard. Cette fois-ci, elle toqua à la porte de l’appartement.

– Mais qu’est-ce qu’elle fabrique ?

Ken craignait que Lisa Carol ne révèle à leur voisine qu’ils l’observaient depuis leur fenêtre et qu’ils s’étaient inquiétés pour elle.

Les deux femmes échangèrent quelques mots puis se saluèrent. Dans le hall de l’immeuble, Lisa Carol adressa un nouveau pouce en l’air à Ken. Il vit Mme Cœur Solitaire s’asseoir à sa table et décacheter l’enveloppe. Les yeux grand écarquillés à mesure qu’elle avançait dans sa lecture. Elle se leva et se couvrit la bouche de surprise. Elle serra ensuite la lettre sur son cœur. Quelques instants plus tard, elle se précipita vers sa marmite bouillante.

Lorsque Lisa Carol revint, Ken lui dit que la vie de Mme Cœur Solitaire s’était illuminée avec la lettre.

– Alors en route pour l’étape n°2, dit Lisa Carol. Les cadeaux.

– Tu as quelque chose en tête ?

– Est-ce que ce n’est pas toujours le cas ? lui dit-elle en se penchant pour l’embrasser. Je pense que tu vas aimer ce qui va se passer. Que cela aide Mme Cœur Solitaire ou non, je pense que cela va nous aider nous.

Ken fronça les sourcils et plongea son regard dans celui de sa petite-amie comme pour essayer de lire dans ses pensées ou de décoder ses paroles mystérieuses.

Lisa Carol leur prépara un diner qu’ils mangèrent tous les deux, en regardant par la fenêtre comme si la vue était celle d’un paysage magnifique fait de palmiers, de sable blanc et d’une mer turquoise. Une fois le soleil couché, du jazz emplit l’atmosphère et résonnait entre les murs de la cour. Lisa Carol et Ken étaient une fois de plus concentrés sur Mme Cœur Solitaire. Une fois de plus, elle jeta la portion de nourriture qu’elle n’avait pas mangé à la poubelle. Mais elle ne se saoula pas ce soir-là. A la place, elle lisait et relisait leur lettre.

Lisa Carol porta son attention sur Mlle Souplesse quand la jeune femme ouvrit ses rideaux très doucement – contrairement à ce qu’elle faisait le matin en les ouvrant grand d’un coup. Ken observait Lisa Carol. Elle souriait. Et son sourire était riche en intrigues et en manigances.

– Elle va sortir ! dit-elle.

– Quoi ? répondit Ken.

– Mlle Souplesse a reçu un colis aujourd’hui. Un paquet est arrivé à la mauvaise adresse mais lui a été déposé ensuite…

– Lisa Carol, lui dit Ken sur le ton d’un papa qui vient de comprendre le plan machiavélique de son enfant, qu’est-ce que tu as fait ?

– Regarde ! J’espère que ça va marcher.

– Qu’est-ce que tu lui as déposé ? Et quand ?

– Tu veux boire autre chose ?

– Ne change pas de sujet.

– Ça n’a pas d’importance. Tout ce qui compte c’est qu’on va pouvoir observer sa réaction, lui dit-elle en lui adressant un clin d’œil.

Ils observaient à présent Mlle Souplesse ouvrir le colis bien ficelé et en extraire une autre boîte. Ken prit l’appareil photo des mains de Lisa Carol. Il vit que Mlle Souplesse tenait une petite boîte rose dans les mains. Elle l’ouvrit et souleva plusieurs couches de papier de soie. Puis elle en sortit un petit objet à deux branches. Ken était perplexe. Lisa Carol éclata de rire.

– Tu lui as donné un…

– Tout à fait ! Un sextoy pour son plus grand plaisir et le nôtre.

Mlle Souplesse déboutonna son pantalon et le fit glisser le long de ses jambes. Idem pour sa culotte. Elle s’en débarrassa ensuite en le faisant voler d’un coup de pied à l’autre bout de la pièce. Le cœur de Ken se mit à battre plus fort devant ce spectacle. Il sentit ensuite une main se glisser sous son bras et descendre le long de son ventre. La main s’arrêta au niveau de l’élastique de son short de sport.

– Garde les yeux braqués sur elle, lui murmura Lisa Carol, et imagine ce à quoi elle pense.

Il vit Mlle Souplesse avec le petit cadeau dans la main, comme si elle ne savait pas comment le faire fonctionner.

Lisa Carol s’approcha de l’oreille de Ken :

– Elle est trop excitée. Trop trempée pour comprendre comment il marche.

Il vit Mlle Souplesse contempler l’objet pendant quelques instants puis l’insérer entre ses jambes. Quelques minutes plus tard, son dos était cambré et son visage comme soufflé par une montée de plaisir.

– Elle ne s’y attendait pas.

Lisa Carol mordilla le lobe de l’oreille de Ken.

– Moi non plus d’ailleurs la première fois. Ça m’a emmenée tellement tellement loin…

– Tu es partie au 7e ciel récemment ?

– Non, pas depuis que ma fusée est en panne. Et toi ?

– Non, répondit Ken en touchant son plâtre. La fusée est en panne.

Lisa Carol fit glisser sa main sous son short et trouva son pénis. Elle le titilla gentiment. Elle faisait glisser ses doigts le long de sa tige jusqu’à son gland. Elle le faisait revenir à la vie. Il fut vite gorgé de désir.

Elle continuait de parler à l’oreille de Ken :

– Mlle Souplesse découvre les différents niveaux de vibrations. Le premier est un murmure. La première fois que j’ai utilisé le mien, j’ai senti des vagues parcourir mon corps comme si j’étais en pleine mer. J’en voulais plus. Elle aussi. Tout le reste avait perdu son sens.

Les niveaux suivants sont plus intenses. Mes muscles des fesses se contractaient et se relâchaient sans cesse. Je me souviens de ma langue qui poussait contre mes dents pour retenir le plaisir.

Elle attrapa son sexe plus fermement, le serrant avec de petites pulsations.

– Mlle Souplesse est trempée. Sa petite chatte est glissante. Elle la supplie et elle va céder à ses désirs. Elle ne lâchera rien tant qu’elle n’aura pas obtenu ce qu’elle veut. Que les rideaux soient ouverts ou fermés, elle s’en moque à présent. Moi je m’amuse toujours avec les fenêtres et les rideaux grand ouverts. J’ai envie que tous les voisins sachent, qu’ils me regardent. Je veux que les hommes et leurs femmes me voient les jambes écartées, me malaxer les seins et me pincer les tétons.

Sa main montait et descendait régulièrement le long du sexe de Ken. Elle faisait passer son pouce sur son gland.

– Imagine ce à quoi elle pense. Elle a peut-être envie que tu la regardes, que tu voies ses jambes ouvertes, ses seins qui gigotent, ses tétons pincés.

– Oui, murmura-t-il.

– Si j’étais là-bas avec elle, je lui lècherais la chatte.

Elle passa sa langue près de son oreille. Il sursauta et son sexe se raidit.

– Tu savais que j’avais déjà léché des chattes ? Mangé des chattes, sucés des seins et été mangée moi aussi par d’autres femmes. Tu le savais ? Tu aurais aimé le savoir avant ?

Ken était trop excité pour pouvoir répondre quoi que ce soit. Il était même incapable de bouger la tête.

– J’aime quand les chattes des filles sont un peu poilues. La rugosité est agréable sur mes joues et sur mes lèvres quand je les presse en elles.

Elle lui embrassa la joue. Elle y trouva la même rugosité.

Elle sortit son sexe de son short afin qu’elle puisse voir ce qu’elle s’apprêtait à faire et que lui le devine.

– Est-ce que tu vois Mlle Souplesse à travers les rideaux ?

Elle laissa son sexe et vint se placer devant lui. Elle lui tendit l’appareil photo.

– Regarde la. Où est-elle ? Dis-le-moi.

Ken eu du mal à trouver le bon angle avec l’appareil photo. Son cerveau avait du mal à ne pas s’abonner à la luxure et à se concentrer sur une tâche précise. Mlle Souplesse était allongée sur le lit, à l’exception de ses pieds. Ils étaient bien écartés puis soudain se rejoignaient. Sa main quant à elle restait profondément enfoncée entre ses jambes. Ken allait raconter tout cela à Lisa Carol lorsque qu’une chaleur humide entoura son pénis. Lisa Carol l’avait pris en bouche, montant et descendant le long de son chibre. Cela faisait si longtemps, surtout depuis le plâtre.

Elle s’étouffait, s’étranglait presque avec le sexe de Ken dans la bouche. L’odeur de noix de coco de son après-shampooing montait jusqu’aux narines de ce dernier lorsqu’elle se soulevait pour s’occuper de son gland. Elle accéléra ensuite ses mouvements. Ken se mit à trembler dans son fauteuil roulant. Il ressentit une vive douleur dans la jambe près de sa fracture. Il serra les mâchoires, le sang lui battait dans les tempes. Il allait éjaculer lorsqu’il entendit un cri sauvage s’échapper de chez Mlle Souplesse. Il déchargea alors sur le visage de Lisa Carol, sur sa blouse fine et sur son collier.

Lisa Carol se redressa, respira et soupira, satisfaite. Elle attrapa un peu de foutre qu’elle avait sur les lèvres avec sa langue. Elle s’essuya le front et se lécha les doigts.

– Tu passes une bonne soirée ?

Ken ne put rien répondre. Il était dans un état second post-orgasme.

Lisa Carol ne resta pas dormir car elle avait un rendez-vous tôt le lendemain matin.

– Je serai de retour demain après avoir déposé un petit cadeau à Mme Cœur Solitaire.

Il voulait lui demander ce qu’elle avait prévu de lui acheter mais son état encore trop lascif l’en empêcha.

Lisa Carol se tenait debout devant le miroir, se recoiffant après cette aventure.

– Sois au rendez-vous demain et tu verras bien.

– Je n’ai prévu d’aller nulle part.

Elle l’embrassa rapidement et sortit.

***

Le soir suivant, il entendit la clé tourner dans la serrure et Lisa Carol entrer. Elle était suivie par un livreur. Elle demanda à l’homme de déposer la nourriture dans la cuisine.

Elle donna en passant une caresse sur la joue de Ken :

– Du nouveau depuis hier soir ?

– Non pas vraiment. Qui-est-ce ?

– J’ai dû m’arrêter dans plusieurs boutiques ce soir donc je n’avais pas le temps de nous préparer quoi que ce soit, lui dit-elle.

Ken ne pouvait pas aider Lisa Carol et cela l’ennuyait. Elle s’agitait en cuisine, attrapait les couverts dans les placards, vidait le lave-vaisselle et faisait des allers-retours avec le salon. Elle dirigeait aussi le livreur pour lui dire où trouver les assiettes et quelle quantité de lasagnes et de salade y déposer. Elle déboucha une bouteille de vin. Quelques minutes plus tard, elle remercia le livreur avec un généreux pourboire. Enfin, elle vint s’asseoir à côté de Ken. Elle respira avec gourmandise le délicat fumet du dîner. Ils le dégustèrent tranquillement en sirotant du vin.

Puis Lisa Carol posa sa fourchette et s’empara de l’appareil photo, le dirigeant vers la fenêtre arrière.

– Est-ce que tu as vu un paquet être déposé chez Mme Cœur Solitaire ? lui demanda-t-elle les yeux toujours rivés dans l’objectif.

– Non mais peut-être qu’il a été livré quand je dormais.

– Ah oui en effet. Elle l’a reçu. Je le vois.

– Qu’est-ce que tu as fait cette fois-ci ?

Ken n’était pas certain de sa réponse ayant constaté la veille jusqu’où elle était capable d’aller pour jouer avec les voisins…

Tout en continuant son observation de Mme Cœur Solitaire, Lisa Carol dit :

– Une femme aime les roses rouges. Une douzaine ou même une rose seule. Le rouge n’est peut-être pas sa couleur préférée mais la pensée associée à la rose fait toute la différence.

– Donc tu lui as acheté des roses ?

– Et je lui ai écrit un petit mot également : « Je t’aime. Je suis impatient de te voir bientôt, en personne ».

– Mais qui va aller la voir ? demanda Ken.

– Patience, Ken, patience.

Lisa Carol l’embrassa langoureusement, sa langue léchant et s’enroulant autour de la sienne. Elle acheva le baiser avec un long soupir. Elle se releva et se dirigea vers la cuisine. Par-dessus son épaule, elle lui lança :

– Il y a de la tarte pour toi.

Ken la fixait et se demandait comment elle pouvait être si entreprenante et si excitante et la seconde d’après lui parler de tarte. Elle le titillait et le laissait ensuite en plan. Cette fois-ci, avec une érection. Son cœur battait la chamade. Le sujet qui l’avait occupé une bonne partie de la journée lui revint en mémoire. Il l’entendait fouiller dans les placards à la recherche d’assiettes. Il aimait la regarder se dresser pour les atteindre. Cela tendait ses jambes et faisait ressortir leur galbe.

– Lisa Carol, je peux te demander quelque chose ?

– Bien sûr, vas-y.

– Euh, est-ce que c’est vrai que tu as déjà euh léché une autre fille ?

Depuis la cuisine, pas un son. Elle ne répondait pas.

Ken se dit que son silence signifiait que ce qu’elle lui avait raconté n’était que du dirty talk. Il réalisa qu’elle n’avait raconté cela que pour l’exciter et faire dresser son sexe. Pourtant, il avait été vraiment émoustillé par la mention des poils de chatte contre sa joue. Cela le fit frissonner. Dommage que ce ne soit pas vrai pensa-t-il. Il aurait aimé en entendre davantage. Après tout, on entendait de sacrées histoires entre étudiantes lors du Spring Break…

Lisa Carol revint avec deux assiettes couvertes de gâteau au chocolat et à la crème. Une grosse part pour Ken, une plus petite pour elle. Elle prit une cuillerée de la sienne et la porta à sa bouche. Avant de l’enfourner, elle lui demanda :

– Est-ce que tu as des questions à me poser ?

Puis enfourna sa cuillerée de gâteau. Elle était calme, maîtresse d’elle-même, captivante. Si elle avait essayé de l’exciter précédemment, elle s’y remettait ce soir.

– Tu as éveillé ma curiosité hier soir, lui dit Ken en se coupant une grosse bouchée de tarte.

– Ah oui ?

Ce petit ton innocent avait la capacité d’exciter Ken, d’augmenter son rythme cardiaque.

– A propos de Mlle Souplesse ou de Mme Cœur Solitaire ?

– Non c’était à propos de toi.

– Moi ? dit-elle en prenant une posture mélodramatique. Tu te poses des questions sur moi ?

Ken du recracher la bouchée qu’il s’apprêtait à avaler. Pendant ce temps, Lisa Carol mâchait doucement les sourcils levés, légèrement arrogants. Elle savait qu’elle le tenait par la baguette. Il voulait en savoir plus et c’est elle qui avait le pouvoir.

– J’aimerais en savoir plus sur ce que tu as dit hier soir, lui dit Ken.

– Ce que j’ai dit à propose de Mlle Souplesse ?

Lisa Carol avait maintenant un ton qui ne laissait plus le moindre doute sur ses intentions. Elle jouait avec Ken et avait le contrôle.

– Ou à propos du sextoy ?

Ken secoua la tête.

– Ce que tu as dit à propos des autres femmes. C’était vrai ? Ou juste des mots ?

– Et bien j’ai pensé que ça pourrait te faire de l’effet…dit-elle en plantant sa cuillère dans la crème onctueuse puis dans la croûte chocolatée.

– Et tu avais raison. J’y ai pensé toute la journée.

– Est-ce que tu as envie que ce soit vrai ? dit-elle en enfournant une cuillerée dans sa jolie bouche.

Ken posa son assiette.

– Oui et j’aimerais que tu me racontes comment c’est arrivé.

– Je ne suis pas sûre que tu puisses le supporter.

Elle regardait son plâtre.

– Essaie toujours.

Lisa Carol commença à parler mais son attention fut détournée par autre chose. Elle posa son assiette et attrapa l’appareil photo. Mme Cœur Solitaire venait de rentrer chez elle. Elle prit la rose et le petit mot sur le pas de sa porte et entra chez elle. Elle posa la rose pour ouvrir la petite enveloppe. Le temps de le lire, elle porta sa main à la bouche.

– Et la voilà intriguée, dit Lisa Carol, feignant d’ignorer que Ken attendait toujours ses explications. Ça marche ! Elle ne va plus se sentir seule bien longtemps.

– Mais j’ai envie que tu me racontes ton histoire, reprit Ken.

– Je pense que tu préférerais savoir ce qui se passe ici plutôt.

Ken était embrouillé :

– Qu’est-ce qui se passe ?

– Mme Cœur Solitaire fait l’impasse sur le dîner. Elle est toute pomponnée. Oh, wow, elle se change.

– Fais-moi voir, lui dit Ken.

Lisa Carol ne lâchait pas l’appareil photo. Ken n’avait que ses yeux. Il tourna son fauteuil roulant pour avoir une meilleure vue. Mme Cœur Solitaire portait une veste de travail légère, bleu pâle avec une jupe assortie et une blouse rose. Dans sa chambre, elle retira sa veste, la posa sur le lit ; fit glisser sa jupe étroite le long de ses cuisses jusqu’à ses chevilles. Elle se tenait dans sa chambre, jambes nues avec sa blouse vaporeuse et cherchait quelque chose dans son placard. Elle en sortit plusieurs tenues. Pour Ken, la meilleure tenue était celle qu’elle portait : sa seule blouse.

Elle commença à déboutonner sa blouse en partant du haut, très lentement. La blouse s’ouvrit, révélant un soutien-gorge blanc et une culotte assortie, jusque-là cachée sous la blouse.

– Son corps est musclé.

Ken avait pensé à voix haute devant Lisa Carol.

Elle posa l’appareil photo et grimaça.

– Oui c’est vrai, avec de belles courbes. Une belle paire de seins. Rien de mieux que des seins lourds.

Ken s’étrangla avec la bouchée qu’il était en train d’avaler. Il adorait entendre une femme parler de la sorte. Du dirty talk peut-être mais cela l’excitait vraiment.

– Tu veux regarder de plus près ? lui demande Lisa Carol. Cette question le fit se redresser. Regarde-la, peut-être qu’elle va dégrafer son soutien-gorge. Peut-être même qu’elle va retirer sa petite culotte.

Il attrapa la caméra, comme un bébé son biberon.

– Pas si vite, lui dit Lisa Carol légèrement.

Ken vit Mme Cœur Solitaire dans son soutien-gorge en dentelle et sa culotte taille haute. Sa taille fine et ses hanches larges la faisait ressembler à une actrice de l’âge d’or hollywoodien, à Marilyn Monroe.

Mme Cœur Solitaire fit glisser les bretelles de son soutien-gorge sur ses épaules et le dégrafa à l’arrière.

Ken retint sa respiration, attendant de les voir enfin. Elle posa le soutien-gorge sur son lit et ses seins se balancèrent légèrement.

Avant qu’il ne puisse expirer, Lisa Carol lui avait repris l’appareil photo des mains.

– Elle est hyper sexy ! Tu as vu ça ? Ses aréoles brunes ? Parfaitement plantées au bout de ses seins. Elles sont à se damner.

Ken regarda Lisa Carol. Elle se rapprocha de la fenêtre et s’appuya contre la vitre. Elle cambra le dos et tendit ses seins en avant comme un cygne.

– Elle vient d’enlever sa culotte, regarde ! lui dit Lisa Carol.

Ken colla l’objectif sur son œil. Il était stupéfait devant la toison ardente de Mme Cœur Solitaire, jusque là camouflée par sa culotte. Elle disparut dans le placard, nue.

– Wow, dit Ken, ébahi.

– Quoi ?

– Tu sais bien, lui dit-il sans détourner son regard de l’objectif. Il ne voulait pas rater son retour.

– Dis-moi ce que tu aimes.

La mention de la rugosité des poils pubiens évoqués par Lisa Carol lui revint immédiatement en mémoire. Une nouvelle vague de plaisir traversa son corps, déjà tendu.

Il allait lui en parler lorsque Mme Cœur Solitaire sortit de son placard. De dos, Ken pouvait remarquer ses deux fossettes juste au-dessus des fesses. Elle se pencha en avant pour enfiler une robe noire dos nu. Elle lui arrivait juste au-dessus des genoux. Lorsqu’elle se retourna, Ken put constater que la robe lui moulait parfaitement les seins.

Mme Cœur Solitaire enfila rapidement des talons hauts. Ils étaient hors du champ de vision de Ken. Elle sortit ensuite très rapidement. Probablement pour se maquiller dans la salle de bains. Elle en sortit et se dirigea vers la porte avec une petite pochette à la main.

– Elle est partie, dit Ken.

– Partie pour une nuit de plaisir en ville. Je me demande si elle va retrouver quelqu’un… dit Lisa Carol en se tapotant les lèvres et en faisant rouler ses yeux de droite à gauche.

– Qu’est-ce que tu as fait ? lui demanda Ken, sceptique.

– Je suis contentée de réunir deux cœurs isolés…

– Tu joues avec elle. Ce ne sont que des farces et des mensonges.

Elle s’assit doucement sur le rebord du fauteuil de Ken. Et lui caressa les cheveux.

– Parfois, les gens solitaires ont besoin d’un petit coup de pouce pour sortir de chez eux, pour s’échapper de leur prison-cocon.

Elle posa ses mains de part et d’autre du visage de Ken et le tourna vers lui. Elle plongea son regard dans le sien :

– Et moi je suis venue te libérer de la tienne.

Elle aidait Ken à sortir de son fauteuil et à s’installer sur le lit puis à retirer son short et son caleçon. Elle passa ses mains sur ses mollets puis sur ses cuisses tout en souriant à son sexe ainsi dévoilé. Elle souleva sa robe pour lui réveler qu’elle ne portait pas de sous-vêtements.

– Ça te plaît ?

Ken souleva la tête pour regarder plus bas :

– Je pense que tu as ta réponse…

Elle se déplaça et écarta les jambes. Ses hanches s’installèrent avec un angle différent de celui de d’habitude à cause du plâtre. Elle passa ses doigts dans sa chatte pour les humidifier et en lubrifier l’entrée. Elle s’attaqua ensuite à son sexe gonflé. Elle baissa ses hanches sur lui. Il sentit un cercle de chaleur et de douceur se poser sur son membre. Elle ne pouvait pas s’aventurer trop profond à cause du plâtre donc elle effectua des mouvements de va et vient en se tenant d’une main sur la tête de lit et posant l’autre sur le torse musclé de Ken.

Ken souleva sa robe pour voir sa chair se balancer en rythme. Il lui agrippa les fesses pour la supporter dans ce mouvement. Il enfonça ses doigts profondément dans sa chair, y laissant des marques rouges. La main de Lisa Carol enfoncée dans son torse avait aussi laissé son empreinte.

Lisa Carol laissa échapper un cri de plaisir aigu. Les mouvements de va et vient provoquaient des secousses de plaisir chez Ken, depuis son front jusqu’à son sexe, maintenu dans la chatte de Lisa Carol. Il essaya d’arquer sa hanche pour la pénétrer plus profondément. Le désir surpassait sa douleur. Lisa Carol grogna de plaisir. Ils se mirent tous les deux à haleter. Le torse de Ken se cognait contre son cul qui ballotait. Il grimaça et serra les dents.

Lisa Carol se redressa et se raccrocha à la tête de lit :

– Jouis ! Jouis pour moi. En moi ! Fort !

Quelques secondes plus tard, Ken accédait à sa requête. Son foutre se répandit profondément en elle. Il s’écroula sur le lit ; Lisa Carol se raidit en un orgasme. Elle resta ainsi, droite, alors que son corps se calmait. Délicatement, elle descendit de Ken et de sa bite et s’allongea à côté de lui, la robe enroulée autour de la taille comme un tutu. Son corps récupérait de cette partie de sexe. Elle aimait la sensation du sperme chaud qui s’écoulait de sa chatte et glissait vers son cul. Les deux amants se reposaient, épaule contre épaule dans le lit, les doigts entremêlés. Très vite, ils s’endormirent.

 

* La suite la semaine prochaine !

** Pour lire la première partie des aventures de Ken et Lisa Carol, c’est par ici.

*** Cette nouvelle a été traduite de l’anglais d’après un texte écrit par Claire Woodruff. Vous pouvez découvrir le texte en version originale ici.