l'amour dans un jardin

L’Amour dans un Jardin en 2087 – Partie 2

 

Nicéphore m’attend sur le quai de la gare. Il sourit, gêné, avant de me serrer dans ses bras avec cette force douce qui me rend folle. Il me caresse la joue et me dévisage de son regard amoureux. Il me dit parfois qu’il m’aime d’un air effrayé. Il n’a pas besoin de me le dire, je le lis dans ses yeux. Il est mal à l’aise. Je comprends pourquoi, moi aussi j’ai du rouge aux joues. Nous attendons le train censé nous mener au septième ciel.

l'amour dans un jardin

Le sexe sur rendez-vous, ça peut sembler antiromantique, c’est au contraire ce qui rend notre histoire d’amour si spéciale. Nous allons faire l’amour pour la première fois dans un jardin en lointaine banlieue, après plusieurs semaines d’un désir grandissant.

Nous nous asseyons côte à côte au troisième étage du wagon presque vide. Nicéphore m’a laissé près de la fenêtre. Nous attachons nos ceintures et je pose ma tête sur son épaule. La voix robotisée annonce un départ proche. Le train s’élance à pleine vitesse, nos corps sont retenus sur le siège le temps que le train décolle et rejoigne sa position stationnaire à un mètre du sol.

Les premières minutes, il n’y a que l’éclairage tamisé du wagon pour me permettre de voir le visage de Nicéphore. Il sourit en regardant au loin au bout du couloir. Il sait que je l’observe, il s’en amuse. Un jet de lumière envahit soudain le wagon : nous avons quitté le tunnel et le paysage défile enfin. Les nuages sont encore gris. Je me mords la lèvre en espérant que le soleil va finir par poindre.

Nicéphore embrasse mon cou avec douceur. Je penche la tête pour l’inviter à poursuivre. Il descend ses lèvres dans le creux de ma nuque au-dessus de mon épaule et déboutonne les deux premiers boutons de ma chemise pour dégager mon épaule. J’ouvre la bouche sans qu’aucun son ne sorte, à la fois surprise par son esprit d’entreprise peu habituel, et emplie d’un désir toujours plus intense. Il continue de descendre ma chemise et mon soutien-gorge apparait. Je lève les yeux pour m’assurer que personne ne peut me voir, mais le wagon semble vide à l’exception d’un vieux couple tout au fond et qui nous tourne le dos.

Nicéphore continue d’embrasser mon épaule et mon cou. Il jette des coups d’œil appuyés en direction de mes seins. Il devine leur forme et le galbe prometteur dans la chair qui dépasse au-dessus du tissu. Il ne les a jamais vus. Ma respiration s’accélère sous le désir et j’exagère volontairement les mouvements de ma cage thoracique pour que ma poitrine se gonfle. Nicéphore ne remarque pas quand je dégrafe mon soutien-gorge et il se raidit quand le morceau de tissu disparait dans ma chemise. Un de mes seins libéré se soulève sous ses yeux en dehors de la chemise trop ouverte.

Il approche sa main en tremblant et la plaque doucement sur mon sein. Je gémis et déboutonne les derniers remparts pour libérer toute ma poitrine. Nicéphore précipite sa bouche sur les deux seins qui pointent et les étouffent sous ses coups de langue. Il me dévore et dans tout mon corps le plaisir se répand. J’ai envie de lui, de le sentir en moi, qu’il me prenne là, dans le wagon. Je veux lui faire sentir mon désir pressé alors je l’attire vers moi.

Je pose ma main sur sa braguette, je devine son pénis dur qui pointe sous le pantalon. Mais il me prend la main quand j’essaie de la glisser sous le tissu. Il me susurre que ce n’est pas encore le moment, qu’il faut attendre, être patiente. Je fronce les sourcils, déçue par sa réaction. Mais son sourire magnifique me replonge sous sa coupe. Je colle mon dos contre la vitre, les seins visibles sous ma chemise ouverte, provocante, et je relève mes fesses pour faire glisser ma culotte sous ma jupe. Je la retire avec une infinie lenteur en prenant soin qu’il ne puisse pas voir mon sexe. J’enlève la culotte et la glisse dans la poche de son pantalon, tout proche de son pénis excité.

Il m’embrasse à pleine bouche, sa langue qui me fouille trahit son envie. Il caresse mes seins d’une main tandis que l’autre remonte le long de ma cuisse. Quand il s’approche dangereusement de ma vulve trempée, je retiens son bras comme il l’a fait avec moi quelques secondes plus tôt. Il comprend que je me venge. Il me regarde dans les yeux, interrogateur, se demandant ce que j’attends de lui. J’attrape son visage à deux mains et plaque ma bouche contre la sienne. Ma langue se promène contre ses dents blanches et superbes, puis, d’un geste brusque et avant qu’il n’ait le temps de comprendre, je pousse son visage vers les bas.

J’écarte les cuisses et enserre sa tête collée contre mon sexe. Il embrasse mes lèvres humides et fouille avec une infinie douceur l’entrée de mon vagin de sa langue experte. J’attrape la culotte qui dépasse de sa poche et la fourre dans ma bouche pour pouvoir laisser aller quelques cris d’extase qui cherchent à sortir.

Tandis que le plaisir pulse dans mon bassin sous les caresses infiniment douces de mon amant, je tourne la tête vers les paysages qui défilent dehors. En route vers le septième ciel…

Lire la suite :

[related_article id= »25733″ size= »full » readmore= »Lire l’article … » target= »_blank »]