L’éveil d’une Nonne

À 23 ans, Soeur Sainte Elise avait toujours vécu au sein du couvent. Orpheline, elle avait été recueillie par les Soeurs de Notre Dame du Bon Conseil et c’est donc tout naturellement qu’elle était rentrée dans les ordres. Elle avait été postulante pendant un an, puis novice pendant deux ans avant de prononcer les voeux définitifs qui firent d’elle une religieuse.

La vie s’écoulait paisiblement au couvent, rythmée par le travail et la prière. Loin de s’imaginer que sa vie était sur le point de basculer, Soeur Sainte Elise jardinait tranquillement dans le potager. Il faisait chaud en ce début du mois de juin et quelques mèches blondes s’échappaient de sa coiffe pendant qu’elle retournait la terre. Elle avait un visage angélique, blonde, une peau de porcelaine et de grands yeux bleus qui lui mangeaient le visage.

Une camionnette s’avança sur le chemin et un homme qu’elle ne connaissait pas en descendit. Tandis qu’il déchargeait sa livraison, il jeta un coup d’oeil à Soeur Sainte Elise et se pétrifia à sa vue tant elle était belle. La jeune femme, inconsciente de sa beauté, rougit devant son regard insistant et baissa les yeux tandis qu’il s’approchait d’elle d’un pas hésitant. Il la salua et s’assit sur un banc de pierre non loin d’elle où il entreprit de se rouler une cigarette. Elle l’observa discrètement. Il était grand, élancé avec de larges épaules. Ses cheveux bruns étaient coupés courts et faisaient ressortir ses yeux verts. Il devait être à peine plus âgé qu’elle. Tandis qu’elle l’observait, elle éprouva une sensation étrange, jusqu’ici inconnue. Troublée, elle continua son travail, sentant sur elle le regard de l’homme qui la détaillait des pieds à la tête sans aucune gêne. Il finit par se lever et s’éloigner lui lançant un sourire ravageur auquel elle répondit par un petit sourire timide et gêné.

Le souper eut lieu à 18h00 comme tous les soirs dans la grande salle du réfectoire. Il fut suivi de la prière dans la petite chapelle extérieure puis ce fut l’heure d’aller se coucher.

Soeur Sainte Elise partageait sa « cellule » avec une autre religieuse. Elle se glissa dans son lit après avoir enfilé sa chemise de nuit en coton. Le silence se fit dans la petite pièce et cinq minutes plus tard elle entendit le ronflement léger de Soeur Bernadette.

Mais le sommeil la fuyait. L’image de l’homme aux yeux verts la hantait sans qu’elle puisse se l’expliquer. Personne ne l’avait encore jamais regardée de cette façon et elle en était toute chamboulée. Les émotions se bousculaient dans sa tête et dans son corps. Elle eut honte de ces pensées impures mais c’était plus fort qu’elle. Jetant un coup d’oeil anxieux à Soeur Bernadette qui ronflait paisiblement, elle eut envie de faire quelque chose qu’elle n’avait encore jamais fait. Elle glissa sa main sous sa chemise de nuit jusqu’à son épaule qu’elle caressa doucement. Cela la fit frissonner et elle continua lentement tout en descendant progressivement vers sa poitrine. Elle fit courir un doigt sur son sein et lui fit faire des petits cercles autour de son mamelon dressé. Sa respiration se fit de plus en plus saccadée.

Elle n’avait encore jamais éprouvé cette délicieuse sensation. Elle continua à caresser la pointe de son sein tandis que des ondes de chaleur se diffusaient dans son bas ventre. Elle entendit soudain un grognement et s’arrêta net. Son coeur s’emballa. Mais Soeur Bernadette se retournait seulement dans son sommeil et se remit à ronfler. Se sentant soudain coupable, Soeur Sainte Elise voulut s’arrêter là, mais son envie fut la plus forte et elle poursuivit la découverte de son corps. Elle fit courir ses doigts jusqu’à son nombril et sentit une chaude humidité entre ses cuisses. Puis, elle s’enhardit et fit lentement descendre son doigt sur le tissu mouillé de sa culotte en coton, caressant son sexe gonflé de désir. Elle haletait doucement, des ondes de plaisir envahissant tout son être. Sans savoir exactement ce qu’elle faisait, elle passa la main sous son slip et fit courir son doigt le long de sa fente humide, s’attardant sur le petit bourgeon sensible qu’elle titilla en étouffant un gémissement de plaisir. Puis, elle descendit plus bas et, revoyant en pensée le corps athlétique de l’homme aux yeux verts, elle enfonça doucement un doigt en elle et le fit ressortir puis l’enfonça encore. Elle continua ce mouvement de va-et-vient tout en caressant son clitoris de son pouce.

Le plaisir monta encore et encore. Son doigt trempé continuait son mouvement de plus en plus rapidement tandis qu’elle haletait et gémissait et soudain, enfouissant sa tête dans l’oreiller, elle explosa de plaisir, son sexe palpita et son ventre se contracta sous la puissance des vagues de plaisir. L’orgasme durait, semblant ne pas vouloir s’arrêter. Vidée de toute énergie, elle s’étendit les bras en croix, essoufflée mais heureuse. Elle n’aurait jamais imaginé que son corps pu être capable de lui procurer de telles sensations. A 23 ans, elle découvrait enfin un monde nouveau, un monde d’envie de désir et de plaisir.

Fin

NoémieArticle écrit par Noémie

Noémie, 26 ans, ouvrière d’usine sur Bordeaux. Je suis une grande passionnée de romans sentimentaux et je vous propose quelques textes croustillants pour mon plus grand plaisir et le vôtre.

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