Quand Tu Descendras du Septième Ciel

– Sympa, le costume.

Le Père Noël avait sursauté et failli renverser l’immense sapin décoré en entendant la voix derrière lui. Il s’était retourné, le cœur battant, cherchant vainement une excuse à sa présence.

– Il est super bien fait, mais je te reconnais quand même.

un cadeau cochon pour le Père Noël

Il connaissait la règle, la seule règle vraiment importante : ne jamais se faire voir pendant la livraison des cadeaux et surtout pas par un adulte. Il savait que l’humanité méfiante détestait plus que tout que l’on s’introduise dans un lieu privé sans y avoir été invité. Cela pouvait rendre les propriétaires de lieux très violents. Même s’il ne comprenait pas que le soir de noël ne fasse pas exception.

– Laisse-moi voir ça de plus près…

La jeune femme s’approcha du Père-Noël et posa ses mains sur la grande veste rouge, au niveau de son torse. Le Père-Noël restait figé par l’angoisse. Elle siffla d’admiration et promena ses mains pour caresser le tissu soyeux.

– Je dois avouer que t’as mis les formes, Nicolas. C’est du costume haut de gamme que t’as trouvé. J’espère que ton petit scénario sera à la hauteur.

Le Père-Noël poussa un soupir rassuré. La jeune femme le prenait pour un de ces types qui s’amusaient à se déguiser de la même façon que lui pour amuser les enfants. Tout ce qu’il avait à faire, c’était de rentrer dans le jeu de la jeune femme et de partir à la première occasion. Ses rennes attendaient sur le toit de la maison, il devait faire vite pour qu’on ne les remarque pas.

– Tu sais, Père-Noël, je n’ai pas été une fille très sage cette année…

La panique l’envahit à nouveau. Savait-elle en fait qui il était ? Elle l’avait pourtant appelé Nicolas… Il avait du mal à saisir ce que pensait cette jeune femme. Mais il n’osait prononcé un mot de peur que sa voix ne le trahisse.

– Mais pour que je reçoive mes cadeaux quand même, on peut peut-être trouver un arrangement ?

Il tenta de lui montrer de la main que ses cadeaux étaient déjà sous le sapin, que tout était déjà arrangé, mais elle passa ses bras autour de son cou avant de se mettre sur la pointe des pieds et de poser un baiser sur sa joue. Déjà mal à l’aise, le Père-Noël en fut pétrifié. Elle poursuivit ses baisers dans son cou et descendit vers son torse. Elle ouvrit le manteau du père noël et le lui retira, jetant au loin le large habit. Elle défit ensuite les bretelles qui retenaient son pantalon rouge avant de glisser celui-ci jusqu’à ses chevilles.

Le Père-Noël n’avait pas la moindre idée de ce que cette femme était en train de faire. Comme elle agissait avec douceur et le visage souriant, il ne craignait pas pour sa sécurité, mais il restait sur ses gardes malgré tout. Ce n’était pas normal que l’on cherche à lui retirer ses habits.

La jeune femme se redressa à nouveau sur la pointe des pieds et posa ses lèvres sur les siennes tout en caressant sa grosse barbe blanche. Comme il ouvrait la bouche pour tenter de protester, elle engouffra sa langue et chercha la sienne dans un lent mouvement sensuel.

C’est alors qu’apparut dans le corps du Père-Noël une sensation inédite. Une tendre chaleur détendait ses muscles raidis par le stress tandis qu’il laissait faire la langue qui gambadait dans sa bouche. La simple pensée qu’un être vivant aille saliver sur sa langue l’aurait fait normalement vomir d’horreur, mais pour une raison qui lui échappait, il n’était non seulement aucunement dégoûté, mais il appréciait même énormément…

Aussi, quand elle retira sa chemise et qu’il se retrouva en slip au milieu du salon, avec une branche de sapin qui chatouillait sa cuisse, il obéit sans broncher.

– Il faudra penser à faire un régime, Monsieur le Père-Noël…

Et en disant cela, la jeune femme retira sa robe d’un geste vif. Elle portait une culotte en dentelle rouge avec un soutien-gorge assorti. Elle caressa le ventre proéminant et descendit la main jusqu’à l’élastique du slip. Puis lentement, elle fit pénétrer sa main et saisit le pénis endormi qui ne tarda pas à se raidir, autre phénomène inédit pour le Père-Noël qui avait ignoré que cet attribut puisse changer de forme. Il ne s’en inquiéta pas pourtant, la sensation étant bien trop agréable.

Quand la jeune femme dégagea le sexe du slip, elle eut un cri de surprise. Le Père-Noël la regarda d’un air interrogateur, se demandant s’il y avait un problème. Peut-être qu’après tout, cette excroissance qui grossissait n’était pas normale… Voyant son visage interrogatif, elle le rassura.

– Fais pas cette tête, Nicolas, c’est simplement que je n’avais pas le souvenir que ton sexe était aussi gros…

Elle fut un peu déçue que le compliment ne le fasse pas réagir, mais son corps fut rappelé par l’excitation. Elle s’agenouilla devant le Père-Noël et entreprit de mettre ce pénis massif dans sa bouche. Au premier coup de langue sur son gland, le vieil homme crut défaillir. Le sang lui montait à la tête et il faillit perdre l’équilibre. De sa longue vie, il n’avait jamais connu caresse plus douce que celle-là.

Il pouvait sentir les moindre mouvements de cette langue agile qui virevoltait sur son pénis et chaque fois que la bouche de la jeune femme tentait d’avaler son sexe, il avait l’impression qu’il pourrait s’évanouir de plaisir.

Au fur et à mesure qu’elle s’appliquait à sucer frénétiquement son membre submergé de bonheur, un nouveau désir commença à titiller son esprit. Il avait envie de toucher le corps de la jeune femme, de regarder ce qu’il y avait sous cette culotte fine…

Il glissa sa main sur le dos lisse de la jeune femme et réussit tant bien que mal à atteindre la culotte qu’il chercha à baisser. La jeune femme rit et se redressa. Elle recula de quelques pas, retira son soutien-gorge et sa culotte avant de se tenir bien droite, complètement nue, en lançant un regard de défi au vieil homme.

– C’est ça que tu voulais voir, Père-Noël ?

Il hocha lentement la tête en contemplant ce corps sublime.

– Tu aimerais posséder mon corps ?

Il n’était pas certain de ce que « posséder un corps » signifiait, mais il hocha à nouveau la tête, son désir parlant pour lui. La jeune femme s’approcha de lui en le regardant dans les yeux. Elle saisit son pénis dans sa main et le masturba lentement. De son autre main, elle l’invita à caresser ses seins, son dos, ses fesses… Il obéissait sans un mot, l’esprit perché dans un monde parallèle brumeux où le plaisir l’empêchait de penser.

Puis soudain, ses jambes devinrent flageolantes, une extase puissante monta à l’assaut de son corps faisant trembler tous ses membres et frémir son bassin. Toute la puissance de son plaisir semblait converger vers son pénis qui soubresauta dans la main de la jeune femme. Il sentit son sexe se contracter et lorsqu’il ouvrit un œil pour l’observer, il le vit cracher des jets liquides tandis qu’un plaisir inouï le foudroyait.

Puis ce fut le calme plat. Un sentiment de paix intérieur inégalé, le bonheur parfait. Il souriait. Ce n’était pas un de ces sourires figés pour faire plaisir aux enfants, C’était un vrai sourire de plénitude.

– L’année prochaine, si tu m’apportes des beaux cadeaux, je te laisserai peut-être jouir en moi…

La jeune femme quitta le salon en laissant le vieil homme se remettre de ses émotions. Elle rit en voyant son air toujours surpris malgré l’orgasme qui le faisait rayonner.

Elle grimpa les escaliers pour retourner dans sa chambre, heureuse de cette escapade érotique improvisée. Elle n’avait jamais eu de petit ami qui s’appelait Nicolas, mais elle avait senti que le Père-Noël ne serait pas prêt à coopérer si elle montrait qu’elle savait qui il était. Elle s’endormit presque aussitôt, contente d’avoir pu rendre au Père-Noël un peu du bonheur qu’il répandait chaque année à travers le monde. Ses yeux se fermèrent tandis qu’elle fredonnait cette petite chanson : « Petit Papa Noël quand tu descendras du septième ciel… »

Fin

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À propos Ema

Passionnée de mode, de design, d’art et de littérature, adepte d’un hédonisme non égocentrée : Le Plaisir est un art qui s’apprend et se partage.