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Son meilleur élève

Elle a ouvert la porte et le regardait, tandis qu’il maintenait timidement son regard baissé. Elle sourit en réalisant qu’il a trouvé son petit mot et se demande ce qu’il a ressenti en le lisant. S’effaçant pour le laisser entrer, elle ferme doucement la porte et le suit dans l’entrée où il retire sa veste et se débarrasse de son sac dans lequel il cherche ses partitions.

 

Fouillant ainsi dans son sac, il essaie de se donner un air calme et serein mais se demande toujours s’il doit prétendre ne pas avoir trouvé sa lettre. En réalité, il ne l’aurait sans doute pas trouvée si elle n’avait pas glissé sur le sol en s’échappant de son cahier de musique. Il était soulagé que sa mère ne l’ait pas trouvée à sa place car elle avait l’habitude de lui emprunter ses cahiers d’exercice pour s’entraîner au piano. Qu’est ce qu’elle aurait été choquée ! La lettre était à présent cachée sous son matelas au milieu de ses revues porno. Un endroit sûr. Sa mère n’irait jamais fouiller cet endroit de sa chambre. D’autant plus que ces derniers temps, elle semblait plus encline à respecter son besoin d’intimité.

Elle se demandait à présent si, ayant lu sa lettre, il serait assez courageux pour agir comme elle le lui demandait par écrit. Ou plus exactement, comme elle le lui avait quasiment ordonné. Elle était restée volontairement ambiguë dans sa lettre. Elle était joueuse. Pour autant, il n’avait pas pu rater le sens de son message. Elle le jugeait assez innocent et pensait qu’elle pourrait bien être sa toute première. Il rougissait facilement dès qu’elle s’approchait un peu de lui sur le tabouret de piano. Elle savait pourtant qu’elle lui avait donné les clefs pour aller plus loin. La balle était sans son camp, à lui.

Il s’assoit sur le tabouret et installe ses partitions sur le piano. Il prend bien garde à ne pas la regarder quand elle s’assoit à côté de lui. Il fait tout son possible pour que son bras n’effleure jamais le sien mais, comme le chant d’une sirène, son parfum flotte jusqu’à lui et il ne peut s’empêcher de le respirer, de l’aspirer comme il le fait toujours. Cette fois ci, conscient de son désir, il espère que son érection ne se manifestera pas. Ça ne serait pas la première fois, pourtant cela ne se produit pas à chaque leçon. Il a appris cette dernière année à porter systématiquement un t-shirt long ou un large sweat afin de la cacher.

« Bien, commençons par quelques gammes comme d’habitude et ensuite tu démarres au début de ce morceau. Joue-le-moi afin que je voie si tu t’es entraîné cette semaine. »

Il secoue ses mains moites et légèrement tremblantes, les frottent l’une contre l’autre pour les réveiller afin de les faire glisser sur le piano en attaquant ses gammes. Elle ne bouge pas alors que ses mains se rapprochent d’elle sur le clavier, ni quand son bras effleure le sien ni quand elle s’en empare pour le placer derrière lui.

S’accrochant d’une main au tabouret derrière ses fesses, son bras effleure sa poitrine alors qu’il monte et descend sur les notes, encore et encore, ainsi qu’elle l’encourage à le faire. Il réalise alors soudainement pour la première fois qu’elle a sans doute provoqué cela volontairement tous ces derniers mois. Il n’en a réellement pris conscience que très récemment.

Elle le regarde, alors qu’il continue à feindre la concentration et à l’ignorer. C’est vraiment un très beau jeune homme. Et son élève préféré, de très loin. Elle l’a observé passer le cap difficile de l’adolescence avec son lot d’acné et de maladresses jusqu’à éclore en un merveilleux jeune homme. Il n’a encore aucune idée de l’effet qu’il produira sur les femmes. Effet qu’il produit déjà surement. Et elle n’a aucune envie qu’une adolescente inconsciente du trésor que représente ce jeune homme, s’en empare la première. Elle en aura la primeur et est bien résolue à faire monter la tension jusqu’à ce qu’il ne puisse plus rien faire d’autre que de succomber à la tentation. Elle se demande combien de temps cela va prendre…

Sans être tout à fait conscient de ce qu’il fait, il s’arrête de jouer, se recule et pose sa main délicatement sur son genou. Il touche le coton de sa jupe d’été, le froisse très légèrement, afin que le tissu se rassemble sous ses doigts. La jupe est bleu turquoise, avec des flamants roses et des ananas. Il est toujours heureux lorsqu’il la découvre à la porte de chez elle ainsi vêtue. Cette couleur et ces motifs lui rappellent la mer et des jours de vacances, heureux et insouciants en France. Il la sent retenir sa respiration avant de l’entendre. Il attrape le tissu de sa jupe et le fait remonter un peu au-dessus de son genou. Ses doigts se déplacent du tissu à sa peau qu’il commence à caresser délicatement, bougeant ses doigts d’avant en arrière, l’effleurant à peine, effrayé mais sachant qu’il sera incapable d’arrêter ce qui s’apprête à se produire.

Elle qui retenait sa respiration, relâche son souffle doucement, ayant du mal à réaliser qu’il a fait le premier pas. Si peu de temps après avoir trouvé sa lettre. Elle ne pensait pas qu’il aurait l’audace de renverser l’ordre établi. Pas avec une femme de 25 ans son aînée, amie de sa mère et de sa famille. Elle attend, aux aguets, son prochain mouvement. Elle n’eut pas à attendre longtemps.

Il remonte sa jupe de plus en plus haut jusqu’à ce que tous deux voient ses sous-vêtements émerger sous le tissu coloré de sa jupe. Laissant la jupe ainsi remontée, il promène son doigt le long des coutures de sa culotte, la touchant à peine mais suffisamment pour qu’elle remarque sa douceur et l’admiration qu’elle lui inspire. Elle sent son cœur se calmer. Ils ne se sont toujours pas regardés. Elle attend, surprise, mais ravie de son audace.

Tout doucement, il déplace son doigt vers le centre de ses jambes et se met à tracer des cercles sur son pubis puis finalement toujours extrêmement lentement, il remonte son doigt vers le haut de sa cuisse et le glisse sous le tissu de sa culotte, la touchant délicatement, incertain et délicat mais néanmoins volontaire.

Ils se regardent enfin, chacun soutenant le regard de l’autre sans détourner ou baisser les yeux. Puis ils se rapprochent ; ses lèvres caressent doucement les siennes. Ces dernières lui répondent avec force alors qu’elle attrape sa tête pour l’attirer plus profondément en elle.

Se faisant face à présent, ils s’agrippent l’un à l’autre, excités de passer à la réalisation de ce qu’ils ont chacun fantasmé depuis plus longtemps qu’aucun des deux ne voudrait le croire.

Il se lève brusquement et l’entraîne avec elle en la portant. Elle trouve sa jeune virilité touchante et se laisse asseoir sur le piano. Le bruit des notes écrasées les fait sourire tous les deux, malgré ce moment de passion évidente. Il sait que cela ne peut pas être confortable mais passe outre, glissant ses jambes entre les siennes afin de les écarter. Abandonnant ses fesses, il approche ses doigts de sa culotte, la lui retire prestement, et plonge enfin dans sa moiteur. Lui relevant les cheveux en arrière, il l’embrasse profondément.

Elle ne s’attendait pas à ce qu’il soit dominant. Après tout, il n’a que 19 ans et elle est sûre qu’il n’a encore jamais couché avec une femme, et certainement pas avec une femme plus âgée. Elle sourit en réalisant qu’il espérait très certainement l’impressionner… Et impressionnée, elle l’est assurément. Il a toujours été un élève sérieux, appliqué mais peut-être qu’il est temps d’inverser les rôles. C’est elle l’enseignante après tout !

Elle réalise vite qu’il n’entend pas la laisser reprendre le contrôle comme elle l’espérait. Les doigts toujours à l’intérieur de son vagin, il commence à les faire bouger. Surprise, elle sourit et décide d’attendre la suite. Passant ses bras autour de son torse, elle fait sortir son t-shirt noir de son jean, ses mains caressent son dos et son torse. Elle fait remonter un des côtés du t-shirt un peu plus haut afin de pouvoir sucer et lécher l’un de ses tétons. Il gémit, accélérant le rythme et la pression avec ses doigts. Elle comprend qu’il s’est sans doute documenté, a lu sur le sujet et ne peut que se féliciter de sa soif de savoir et de connaissance. Elle espère que ses talents d’amant seront à la hauteur de ses qualités de pianiste.

De sa main libre, il commence à déboutonner son chemisier, faisant glisser ses doigts le long de sa poitrine la faisant en même temps renverser sa tête en arrière et stopper l’exploration de son corps à lui.

Il poursuit les baisers appuyés avec sa bouche. Elle rend les armes, acceptant de le laisser mener la danse, sentant son urgence et la sienne propre alors que ses longs doigts experts commencent à faire trembler ses jambes alors qu’elle sent l’orgasme grandir au fond d’elle. Elle s’agrippe au piano, ne prêtant cette fois ci aucune attention aux notes, s’y allonge, l’autorisant ainsi à s’approcher encore plus. Ses doigts dégrafent son soutien-gorge et l’envoient plus loin, libérant sa poitrine et ses tétons bruns. Il hésite quelques instants avant de les sucer tout en continuant à la regarder.

Elle crie au moment de l’orgasme. Sa soudaineté les surprend tous les deux. Il libère ses seins et la prend dans ses bras tandis qu’elle se cramponne fort à lui.

« Tu as toujours été mon meilleur élève, mais il y a encore tant de choses que je voudrais t’apprendre… ». Elle descend du piano, lui prend la main et l’entraine vers sa chambre à l’étage.

 

**Cette nouvelle érotique a été traduite de l’anglais d’après un texte écrit par Andie Hay. Vous pouvez découvrir le texte en version originale ici.