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la fin du monde partie 2

Une Extase de Fin du Monde – Deuxième Partie

Ce texte appartient à une série d’histoires qui se suivent, rendez-vous ici pour découvrir la première : Une Extase de Fin du Monde

 

Lorsque j’ouvrai finalement les yeux, la nuit était tombée. Il me fallut quelques secondes pour me remémorer tous les événements, d’autant qu’une douleur aiguë venait secouer mon crâne à chaque mouvement. Le chloroforme… Je pouvais encore sentir son odeur âcre dans mes narines. Il expliquait mon sévère mal de tête. Je regardai autour de moi pour m’aider à remettre tous les éléments en place.

la fin du monde partie 2

Je m’habituais peu à peu à l’obscurité et remarquais bientôt que j’étais allongé sur une table de billard. Ça y est, tout se remettait en place. Cette femme… Elle m’avait attaché sur cette table et nous avions fait l’amour sans un mot. Je me relevai brusquement, comme pour forcer mes chaînes à céder et je chutai lourdement sur le sol, retenant un cri de douleur. Elle m’avait détaché après m’avoir endormi.

Je vérifiai le contenu de mon sac : rien n’avait disparu, elle avait même laissé les vivres trouvées dans la cave. Mon fusil et ses lames plantées de part et d’autre étaient là aussi. Elle n’avait rien pris, à part un peu de moi-même, pensais-je dans un sourire.

Il était trop tard pour reprendre la route. J’ouvrai prudemment une des chambres du couloir et après m’être assuré que personne ne s’y trouvait, je bloquai la porte et m’allongeai sur le lit. Je ne dormais plus que par bribe depuis que le monde avait été plongé dans le chaos, mais sans doute à cause du chloroforme qui faisait encore son effet, je m’endormis vite et ne me réveillai que de longues heures plus tard, alors que le soleil était déjà au zénith.

Affolé d’avoir dormi si longtemps, je me précipitai dans les couloirs mon fusil à la main. Mais tout était silencieux, aucun danger ne semblait guetter. Je mangeai quelques vivres avant de me mettre la route, me forçant à avaler un peu de terrine pour prendre des forces, mais je n’avais pas faim. Le corps de cette femme me hantait.

Ses deux seins superbes, gonflés, rebondis, réclamant qu’on les dévore, son ventre plat et musclé, sa fine toison bouclée qui avait rebondi sur mon corps… Je pouvais encore sentir son humidité et sa chaleur, cette moiteur intime délicieuse… J’aurais voulu la gouter, plonger ma langue dans cet antre sublime, j’aurais voulu saisir ses cuisses que je n’avais pu qu’entrevoir, j’aurais voulu l’enlacer quand elle était sur moi, la forcer à enfouir mon pénis dur comme la pierre encore plus profondément dans son intimité, j’aurais voulu la saisir, la prendre avec toute la rage de désir que j’avais pour elle…

Je tentais en vain de chasser ces pensées, mon sexe presque douloureux sous mon pantalon, tant l’envie de prendre à nouveau cette femme m’obsédait. Mais je savais que cet état d’esprit était dangereux, je devais rester attentif au monde qui m’entourait et ne pas m’égarer.

Comme je ne m’étais donné aucun autre objectif que celui d’aller vers l’ouest en espérant trouver la mer pour aller chercher d’autres contrées, objectif qui pouvait attendre quelques jours, je décidais de partir à la rencontre de cette femme qui aurait pu me tuer mais qui ne l’avait pas fait. Je voulais connaître son histoire, qui elle était. Et je voulais lui faire a nouveau l’amour, à ma façon cette fois-ci.

Après avoir fouillé la maison et ramassé quelques vivres, je sortis prudemment et observai tout signe pouvant me donner une indication : traces de pas, branches cassées, odeurs, bruits… Je trouvai finalement quelques empreintes indiquant qu’elle était partie vers l’ouest, elle aussi. Je me mis donc en route rapidement pour avoir une chance de la rattraper avant la nuit.

Je marchais depuis environ deux heures, l’esprit toujours obnubilé par le corps de cette femme, lorsque je tombais sur un petit groupe de ces personnes errantes au corps décharné, ces « zombies » qui marchaient dans ma direction. Comme ils ne m’avaient pas repéré et qu’ils étaient six, je préférais ne pas tenter ma chance et les laisser poursuivre leur chemin. Je grimpai à un arbre sans me faire remarquer et je les observai s’éloignant vers là d’où je venais. Lorsqu’ils furent suffisamment loin, je descendais de mon arbre et me remis en quête d’indices du passage de ma belle. Même si le chemin était tracé dans ce sous-bois et qu’il n’y avait à priori pas d’autres directions, les traces se faisaient rares et semblaient remonter à plusieurs jours. Je commençais à douter du chemin emprunté.

Après avoir marché encore une demi heure, je m’asseyais au pied d’un arbre pour faire le point et me concentrer sur mes connaissances en matière de pistage. Mes capacités étaient clairement diminuées par les seins de cette femme qui revenaient sans cesse dans mon crâne… Et soudain, je compris que j’avais fait fausse route. J’avais effectivement laissé ma logique sous un tas de splendeur charnelle. La table de billard. J’avais trouvé étrange qu’elle soit munie de barres de fer pour attacher mes bras et jambes. Aucun billard ne possédait de tels accessoires. Ces barres avaient volontairement été rajoutées. Cette femme habitait la maison. Aussi dangereux et étrange que cela puisse être, elle résidait dans cette maison, peut-être était-ce la sienne depuis toujours. Elle avait dû guetter mon départ avant d’y retourner, ou peut-être y avait-elle quelque cachette…

Je faisais immédiatement demi tour en accélérant le pas. Je ne pouvais pas courir de peur de tomber par surprise sur un de ces errants, mais je voulais arriver avant la tombée du jour pour mieux préparer mon entrée dans la maison sans me faire repérer. Je restais attentif craignant de tomber à nouveau sur le petit groupe croisé plus tôt, mais le chemin restait désert. Je ne les retrouvais qu’une bonne heure plus tard, devant la maison et cherchant à y entrer.

Je restai caché derrière un buisson, réfléchissant au moyen le plus sûr de me débarrasser de ces zombies. Je vérifiai la solidité de mes lames, replaçai les cartouches dans le canon et alors que je m’apprêtais à éliminer ces gêneurs, je la vis surgir de nulle part, une hache dans chaque main. Elle en décapita un premier, usant de ses deux armes comme d’un ciseau, puis elle fracassa le crâne d’un second avant que les quatre derniers ne se retournent, alertés par le bruit. Elle en envoya valser encore deux autres mais trébucha sur un corps. Allongée au sol, elle lutait pour se débarrasser de l’un d’eux déjà sur elle tandis que l’autre s’agenouillait, prêt à la mordre. Je l’ajustai et fit voler sa tête d’un coup de fusil alors que le dernier d’entre eux gisait déjà, une hache plantée dans le crâne.

J’avançai, le canon de mon arme pointé vers elle. Elle se releva sans me quitter des yeux, affichant un air de défiance et de colère. Avant qu’elle ne prenne un risque inutile, je l’avertissais : « Il me reste une cartouche, et comme vous avez pu constater, je sais viser. Entrons, je vous suis. »

Elle était assise dans le canapé poussiéreux du salon et moi dans un fauteuil lui faisant face. Mon fusil pointait toujours dans sa direction, elle semblait nerveuse et j’attendais qu’elle dise quelque chose.

« Votre fusil a dû être entendu de très loin, c’était stupide. Nous ne sommes pas en sécurité dans cette pièce, elle donne directement sur l’extérieur. Si vous voulez discuter, montons à l’étage ou si vous voulez me tuer, dépêchez-vous.

– Pourquoi cette séance de sexe ?

– Je vous parlerai à l’étage. »

Alors que nous atteignions la salle de billard, je remarquai que les portes de celle-ci avaient la même couleur que le mur : une fois fermée, cette pièce était invisible pour quiconque passant dans le couloir. C’est pour cette raison qu’elle avait aménagé cette pièce précisément. Après avoir vérifié que nous étions bien enfermés, elle s’assit finalement sur la table au tapis vert usé.

« Je veux tomber enceinte. Je ne vois aucun autre espoir pour que la race humaine survive. Ils sont plus nombreux que nous depuis longtemps, il faut inverser la tendance. C’est la raison pour laquelle je vous ai attaché et que nous avons… »

 Je m’étais attendu à diverses explications étranges, mais celle-ci ne m’avait même pas effleuré. Peut-être parce qu’elle était d’une candeur qui appartenait à une autre époque. J’éclatai de rire, d’un rire maladroit, comme pour dissimuler mon étonnement. Mais devant son impassibilité, je me ressaisissais rapidement. Elle était belle, encore plus belle que dans mon souvenir et son corps sculpté à la perfection continuait de réveiller en moi cette rage de désir. Je posais finalement mon arme et m’avançais vers elle. Elle semblait s’y attendre car elle ne sourcilla même pas.

Arrivé à son niveau, j’attrapais son visage doucement avant de l’embrasser d’abord tendrement, puis avec ferveur, le corps tremblant, comme cherchant contre sa langue tiède de quoi éteindre ce feu qui me brûlait depuis le matin. Elle retira son débardeur, laissant apparaître cette poitrine superbe que je saisissais enfin, la pétrissant sans fin, suçant ses tétons sans pouvoir m’arrêter. Son souffle s’accélérait, ce désir qui me faisait frémir était partagé. Je grimpais la rejoindre sur la table de billard tandis qu’elle baissait déjà son short. Dès que j’aperçus cette fine toison qu’on devinait sous sa culotte fine, ce sexe qui m’avait rendu fou, je plongeais ma tête entre ses cuisses et poussais sans ménagement le tissu qui la couvrait. Mon visage avait à peine atteint son sexe que ma langue fouillait déjà son intimité, assoiffée, tremblante, ne pouvant cesser de tournoyer autour de son clitoris… J’entendais sa respiration qui se faisait haletante, et bientôt, elle étouffait ses cris en mordant son poing. L’odeur suave de son sexe me rendait fou et je ne parvenais pas à abreuver ma soif. Je ralentissais le rythme, caressant son clitoris du bout de ma lange, faisant valser ce bouton rose grossi par l’excitation et continuant de goûter au doux liquide tiède qui s’écoulait. Je poussais ses lèvres, les mordillais, revenais à son clitoris, faisais pénétrer ma langue plus profondément, ce tournoiement sensuel nous entraînait tous les deux dans des méandres de plaisir qui nous faisaient oublier où nous étions.

Je plongeais ensuite deux doigts dans son intimité, caressant l’intérieur de son sexe tout en poursuivant mes assauts avec la langue. Elle se cambra, immobile, les yeux fermés, rouge de plaisir et relâcha tout à coup son corps, transpercé par un premier orgasme foudroyant dont je pouvais sentir les douces conséquences coulées dans ma bouche. Elle murmura alors, « viens, viens en moi… » Mon pantalon maintenant au sol, j’écartais ses cuisses, contemplant la beauté de ce corps dans lequel je m’apprêtais à entrer et retardant encore cette envie insoutenable. « Pas comme ça, attends, murmura-t-elle encore… »

Elle s’allongea sur le ventre, m’offrant sa croupe aussi ferme et musclée que le reste de son corps, et je plongeais à nouveau ma bouche dans son intimité, retenant encore mon désir de la pénétrer. « C’est ça, c’est exactement ça… » Je suivais ses indications, ma langue navigant de son sexe à son anus, ces deux antres de plaisir trempés par le désir, suintant, gonflant, rougissant. Je saisissais ces fesses, les écartant au maximum pour mieux faire pénétrer ma langue dans son sexe puis dans son anus. Quelques fois mes doigts venaient soutenir ma langue pour accentuer encore son plaisir. Soudain, elle se redressa, se positionna à quatre pattes et susurra encore « maintenant prends-moi, prends moi fort… » Comme j’approchais mon gland à l’entrée de son sexe enflé, elle le saisit et dit « non, pas par ici… » et elle l’enfonça dans son anus dans un gémissement autant de plaisir que de douleur. Je lui glissais à l’oreille, taquin, « je croyais que tu voulais tomber enceinte… » «  J’ai pris ta semence il y a moins de vingt-quatre heures, tu n’es plus assez fécond pour l’instant, prends-moi… »

J’obéissais et entamais quelques va-et-vient d’abord avec douceur, pour ne pas lui faire mal et pour retenir mon plaisir, mais elle m’indiqua d’un mouvement de bassin qu’elle en voulait plus… J’attrapais ses cuisses que je collais aux miennes, faisant disparaître complètement mon sexe entre ses fesses dans un gémissement de plaisir partagé. Je glissais ensuite deux doigts dans son vagin, faisant cambrer son corps d’avantage, puis tout en maintenant mes doigts et mon sexe en cadence, j’accélérai petit à petit mon mouvement de bassin, atteignant bientôt un rythme effréné. La belle criait sans retenu, je la sodomisais avec force de longues minutes sans m’arrêter, notre extase toujours grandissante, jusqu’à ce que je ne parvienne plus à retenir mon plaisir… Je bloquais alors ma respiration, enfonçais mon sexe au plus profond et j’explosais littéralement au fond d’elle dans une sensation presque douloureuse tant mon plaisir était intense.

Nous nous écroulâmes tous les deux sur le billard au tapis vert trempé par notre étreinte, nos corps humides de sueur et de nos semences mêlées, nos sexes rougis par le plaisir et l’effort. Je la regardais dans les yeux, caressant ses cheveux au-dessus de ses yeux fermés, le visage apaisé par la jouissance, nos corps au repos après un tel déluge d’orgasmes. Soudain, elle ouvrit ses yeux et se raidit. J’arrêtais net ma main qui caressait ses cheveux. Des bruits de pas : quelqu’un marchait juste en dessous de nous, au rez-de-chaussée.

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