7 Affiches de Film Qui Ont Choqué Pour Leur Caractère Sexuel

Un bon nombre de films ont défrayé la chronique de par leur contenu sulfureux qui ne plut pas à tout le monde, mais certaines œuvres cinématographiques n’ont même pas eu le temps d’être visionnées pour commencer à choquer et à faire trembler de rage !

En effet, il est arrivé quelques fois que la simple affiche d’un film rende les censeurs hystériques et les pudibonds au bord de la crise cardiaque. On pourrait penser que ces défenseurs de la morale exagèrent de fustiger un film avant même de l’avoir vu, mais il faut reconnaître que l’affiche participe grandement au destin d’un film, certaines d’entre elles entrant dans l’histoire autant que le film lui-même.

Tout le monde se souvient des affiches de « Pulp Fiction », « Scarface » ou « Le fabuleux destin d’Amélie Poulain »… Elle jouent en effet un rôle important notamment pour la publicité mais marquent les esprits parfois autant que le film. Voici donc 7 affiches de films qui ont choqué en leur temps pour cause de résonnance sexuelle !

Les infidèles

Sorti en 2012, c’est en réalité un ensemble de plusieurs petits films réalisés par différentes personnalités du cinéma français dont Jean Dujardin et Michel Hazanavicius pour citer les plus connus. Le fil conducteur est l’infidélité masculine vue sous différents angles… La série d’affiches du film représentait Jean Dujardin ou Gilles Lellouche dans des positions plus qu’ambigües, illustrées par un message tout autant grivois…

L’ARPP (autorité de régulation professionnelle de la publicité) a fait retirer les affiches pas tellement pour des raisons directement sexuelles, mais surtout parce qu’elles étaient jugées dégradantes pour l’image de la femme.

L’inconnu du lac

Film sorti en 2013 et réalisé par Alain Guiraudie, il raconte l’histoire d’un homosexuel témoin d’un meurtre et qui s’éprend de l’assassin, entre amour et peur. Tout le film tourne autour du milieu homosexuel comme le montre parfaitement l’affiche. Un peu trop parfaitement pour le goût de certains.

En effet, les villes de Versailles et Saint-Cloud l’ont faite retirer en raison des deux hommes s’embrassant goulument au premier plan, et des deux autres qui en sont déjà aux préliminaires en arrière-plan…

Querelle

Adapté du roman érotique « Querelle de Brest » de Jean Genêt, il s’agit du dernier film réalisé par Rainer Werner Fassbinder. L’histoire est celle de Querelle, un marin qui fréquente un étrange bordel à Brest. Il rêve de coucher avec Lysiane, la femme du tenancier, mais pour cela il doit la jouer aux dés avec Nono, son mari. S’il perd, il doit se donner à celui-ci…

L’affiche est restée célèbre en raison du mur en forme de phallus contre lequel Querelle s’adosse. Il fut exigé que l’affiche soit modifiée et depuis ce film, il faut soumettre l’affiche de son film à un comité de contrôle !

Harcèlement

Film sorti en 1994 et réalisé par Bary Levinson, il traite du harcèlement au travail mais dans un côté inhabituel puisqu’ s’agit d’un homme qui est harcelé sexuellement par sa chef. Et l’affiche représentant Michael Douglas les mains sur les fesses de Demi Moore n’a pas particulièrement plu à tout le monde…

En France, elle a créé de grandes discussions et des allers-retours judiciaires qui se conclurent par l’autorisation de l’affiche. Elle fut cependant retirée à Versailles (encore elle !) et à Aix-en-Provence.

Les saisons du plaisir

Ce film sorti en 1988 appartient à la très grande production de Jean-Pierre Mocky, réalisateur plus que prolifique. Charles et Emmanuelle forment un couple centenaire et sexuellement débridé, Charles étant à la tête d’une grosse entreprise de parfumerie. Celui-ci annonce vouloir passer la main : la guerre de succession est déclarée.

Même si l’humour est souvent grivois dans cette comédie, c’est uniquement l’affiche qui a créé la polémique, ce champignon et cette poire rappelant autre chose qu’un paysage bucolique… L’affiche a par ailleurs été nommée aux César 1989 de la meilleure affiche !

L’empire de la passion

Film japonais de Nagisa Oshima sorti en 1978, il raconte la folle passion entre un homme et une femme mariée qui finissent par assassiner le mari gênant…

L’affiche, aussi belle qu’ambiguë, joue sur l’image du Mont Fuji en éruption dont la lave n’est pas sans rappeler une toison féminine couleur sang. Elle a été réalisée par l’écrivain et illustrateur Roland Topor, mais malgré la célébrité de ce dernier, la censure française tombera et l’affiche sera interdite !

Sin City : J’ai tué pour elle

Sorti en 2014, il s’agit de la suite du premier opus « Sin City », réalisé par Franck Miller et Robert Rodriguez. Adaptation d’un « Comic » (bd américaine), Sin City est du genre policier sombre avec une réalisation qui se veut très fidèle à l’univers bande dessinée.

Le problème ne réside pas dans le scénario, mais bien dans l’affiche sur laquelle on peut voir les seins d’Eva Green… La censure américaine avait donc sévi, le chemisier transparent d’Eva Green ayant été rendu plus opaque. A propos de cette polémique autour de ses seins, Eva Green avait déclaré : « Je ne comprends pas toute cette agitation… Des seins n’ont jamais tué personne. A moins que vous n’asphyxiez quelqu’un avec ! »

Une image pour un film

L’affiche est primordiale car c’est elle qui donne avant tout envie d’aller voir le film. Certaines d’entre elles ont surfé avec le retentissement du scandale, cherchant volontairement à choquer pour faire parler du film. Mais l’affiche est aussi un symbole du film, une image à jamais associée au long métrage et qui a son rôle artistique également. Stanley Kubrick déclarait à ce propos :

« l’art de l’affiche de cinéma est de réduire en une image ce que le metteur en scène a réalisé en 350 000. »

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À propos Ema

Passionnée de mode, de design, d’art et de littérature, adepte d’un hédonisme non égocentrée : Le Plaisir est un art qui s’apprend et se partage.