La Knismolagnie ou l’Art des Chatouilles Érotiques

Si vous avez un penchant prononcé pour les chatouilles avant ou pendant la galipette, c’est que vous êtes adepte de la knismolagnie. Et c’est pas grave. Cette pratique peut être un plaisir occasionnel pour certain(e)s, mais pour d’autres, elle est essentielle à leur satisfaction sexuelle ! On parle alors de véritable fétichisme

Voilà pourquoi Soumisea nous a posé cette intéressante question :

« J’aime que mon mari m’attache pour me chatouiller longuement avant de jouir. Suis-je maso ? »

Pour bien répondre à votre question, chère Soumisea, penchons-nous d’abord sur cette pratique qui donnera peut-être des envies à certains de nos lecteurs…

Qu’est-ce que la knismolagnie ?

Il s’agit donc de l’excitation sexuelle provoquée par les chatouilles. Cela peut aller du simple guili discret dans le creux du bras jusqu’à la torture érotique, jambes et bras attachés, le plumeau sur la plante des pieds arrachant des rires tonitruants…

La Knismolagnie est-elle un fétichisme ?

On parle de fétichisme lorsque la pratique devient rituelle, qu’elle est nécessaire à l’accomplissement de l’acte sexuel. Ou qu’elle revient en tout cas très souvent dans les rapports sexuels. Si les chatouilles vous excitent vraiment beaucoup et que vous aimez en subir la douce torture érotique, vous êtes donc fétichiste des chatouilles. Ce qui n’est pas un problème.

Que recherchent les adeptes ?

Les chatouillent sont avant tout une caresse. La peau est une zone érogène aussi vaste qu’efficace et les guilis sont une façon de réveiller nos terminaisons nerveuses…

Les chatouilles sont également une façon de se lâcher quand on a du mal à se laisser aller… Pour celles et ceux qui retiennent toujours leurs sensations, les chatouilles obligent le corps à se détendre. Voilà pourquoi ils peuvent s’avérer nécessaire dans certains cas pour permettre à un(e) partenaire de s’abandonner au plaisir.

Il y a par ailleurs un rapport de soumission entre le chatouilleur et le chatouillé. Le premier prend le contrôle sur le second dans une forme de torture à base de rires et de frissons…

Quelles sont les causes physiques de l’excitation par les chatouilles ?

Cela demeure encore assez mystérieux pour la science… Et nous ne sommes pas tous égaux face aux chatouilles. Certains explosent au moindre effleurement quand d’autres cillent à peine quand on les tripote sous les bras.

Il est à noter par ailleurs que nous avons presque tous déjà usé de chatouilles à caractère érotique… C’est souvent en effet une façon pour les jeunes adolescents de se chercher corporellement ! En allant chatouiller celui ou celle qui plaît dans la cour de récréation…

Il y a dans les chatouilles une dimension enfantine qui peut également expliquer leur attrait. Ils symbolisent une forme d’innocence, et le rire l’insouciance. Le rire est aussi un lien social fort. Rire avec d’autres personnes rapproche.

Le rire, comme le sexe, entraîne également la sécrétion d’un flot d’hormones de plaisir. Elles apaisent les douleurs, soudent les couples, éloignent le stress et rendent heureux ! Il y a dans le rire un abandon qui fait du bien.

C’est aussi un moyen de découvrir le corps d’un nouveau partenaire, quand on ne sait pas encore par quel bout le prendre… Les chatouilles détendent l’atmosphère et laissent le temps aux corps d’apprendre à se connaître.

Quelles sont les différentes formes de chatouilles ?

On peut user d’accessoires comme un plumeau, un tissu doux, de longs cheveux, un sextoy doux et vibrant, des doigts agiles… Tout ce qui effleure parfaitement procure des chatouilles hors pair.

Ce peut-être aussi le souffle tiède dans le creux de l’oreille ou les dents qui mordillent le lobe de l’oreille ! On peut suçoter les doigts et les orteils, lécher la nuque ou l’aine…

La plupart des plis du corps sont très sensibles à ce type de caresse : sous les bras, derrière les genoux, dans l’aine, et bien sûr sous la plante des pieds… Et quand on se rapproche de la zone sexuelle, le périnée et même le gland ou le clitoris peuvent répondre très positivement aux chatouilles !

Comment les introduire dans les jeux sexuels ?

Si vous aimez les scénarios coquins, les chatouilles peuvent y être incorporés facilement. C’est une torture efficace et douce : ils feront avouer n’importe quoi à n’importe qui. Alors un policier pourrait en user sur sa prisonnière qui refuse de parler… En la déshabillant au fur et à mesure qu’il la chatouille !

Dans les pratiques sadomasochistes, les chatouilles sont également une arme sensuelle parfaite. On attache la victime aux barreaux du lit et tandis qu’elle est à notre merci, on la chatouille. On peut ajouter un bandeau pour que la personne chatouillée ne puisse pas deviner la partie du corps qui s’apprête à être titiller… On peut user d’un plumeau pour des guilis encore plus efficaces ! Le chatouilleur bénéficie d’un pouvoir sans limite.

La knismolagnie dans l’histoire

Ce n’est pas une pratique isolée qui intéresse un petit nombre d’initiés. L’amour des chatouilles érotiques est ancestral !

Dans l’Egypte antique, la reine Hatchepsout était connue pour son goût prononcé des chatouilles… Ses eunuques étaient chargés de lui faire de petits guilis sous les pieds !

Par ailleurs, la pratique était commune au temps de l’Empire Russe. Au sein de la noblesse, on se chatouillait à des fins érotiques… On s’en servait comme préliminaire pour éveiller le désir des demoiselles. L’impératrice Catherine de Russie avait même des chatouilleurs professionnels pour répondre à ses envies de jour comme de nuit.

Chatouilles érotiques et sadomasochisme

Revenons donc à votre question, chère Soumisea, sur votre rapport aux chatouilles érotiques… Voici notre réponse :  oui, il semblerait bien que vous avez une tendance masochiste puisque vous aimez être attachée, à la merci des chatouilles de votre mari. Cela ne fait pas de vous quelqu’un d’étrange, au contraire, mais vous offre le privilège recherché de savoir trouver votre plaisir !

Laisser un commentaire

À propos Ema

Passionnée de mode, de design, d’art et de littérature, adepte d’un hédonisme non égocentrée : Le Plaisir est un art qui s’apprend et se partage.