Odieux plaisirs – Partie 4

 

Étudiants, professeurs, politiques, scientifiques divers… tout le monde se bousculait pour venir parler à Barnabé. Des serveurs habillés tout en blanc circulaient entre les convives et distribuaient coupes de champagne et petits fours à cette élite réunie. Comme à son habitude, Barnabé avait envouté son auditoire en racontant les possibilités infinies de sa découverte sur l’invisibilité, et il avait dû interrompre les applaudissements qui ne finissaient plus pour pouvoir profiter enfin de l’apéritif et des femmes en pamoison.

Il répondait plus volontiers aux interrogations des jeunes étudiantes, même si la plupart de leurs questions ne présentaient aucun intérêt selon lui. Il n’était pas là pour élargir ses horizons. Il chassait. Il cherchait laquelle de ces filles aurait l’honneur de venir dans son lit. Elles n’étaient qu’une masse grouillante de femelles en chaleur à qui il allait montrer ce qu’elles méritaient.

C’est alors qu’il la vit. Elle était adossée à un mur dans un coin de la salle et son rire délicieux irradiait autour d’elle. Des étudiants de son âge lui tournaient autour, tentant chacun par tous les moyens de faire rire la jeune fille dans l’espoir d’être remarqué.

Barnabé croisa son regard un bref instant, un éclair qui le figea sur place. Mais la jeune femme ne semblait absolument pas partager cette impression foudroyante. Tandis que deux étudiantes minaudaient et vantaient son intelligence dans des postures sexy, Barnabé ne parvenait pas à détacher ses yeux de cette jeune femme. Ses yeux pétillaient, sa silhouette élancée semblait flotter dans les airs, elle n’était que légèreté et tout rayonnait autour d’elle. A cet instant, il aurait tué pour posséder cette boule d’énergie vitale. Un concentré de joie de vivre qu’il voulait serrer dans ses bras. Aussi fort qu’il le pourrait.

Dans un dernier rire incroyablement électrisant, elle prit congé de son petit fan club et sortit de la salle austère de la Sorbonne où tous les invités à la conférence s’étaient rassemblés. Barnabé hésita un instant, puis il s’élança à sa poursuite. Il eut quelques difficultés à fendre la foule, certains bras le stoppant pour le féliciter, mais il parvint finalement à rejoindre le trottoir.

Il eut tout juste le temps de la voir tourner au coin de la rue. Il courut aussi vite qu’il le put et la rejoignit finalement au prix d’un sprint éreintant.

— Pourquoi vous être sauvée ? Nous n’avons pas même eu le temps de faire connaissance.

La jeune fille leva des yeux étonnés vers l’individu tout sourire qui venait de l’aborder. Et Barnabé vit aussitôt la déception dans son regard. Dans un soupir qui ne cachait pas son agacement, elle lui lança :

— Vous êtes trop vieux pour moi. Franchement… Je ne sais pas comment dire, à part que je suis gênée pour vous.

— Gênée ?

— C’est un peu pathétique… On vous observait avec mes amis, et on ne pouvait pas s’empêcher de rire. Le vieux qui fait des conférences pour appâter de la chair fraiche… Je suis désolée de vous le dire, mais vous l’avez un peu cherché : vous me faites pitié.

Et elle poursuivit sa route en le laissant planté là, au milieu de la rue, humilié. Lorsqu’il sortit de sa torpeur, la rage commença son implacable chemin dans le cœur de Barnabé. Quelle petite garce prétentieuse, elle allait le payer cher. Il allait lui montrer de quoi « le vieux » était capable. Oh oui, elle allait regretter son arrogance.

Il sortit une fiole remplit de son breuvage capable de rendre invisible et il la vida d’un trait. Puis, tout en suivant la jeune femme, il se débarrassa de ses habits un à un de façon à se retrouver parfaitement indétectable. Il la collait presque dans la rue, s’enivrant de son parfum comme pour savourer sa rage. Elle avait l’odeur de la jeunesse insouciante et l’idée qu’il allait saccager cette beauté virginale le réjouissait. Rien ne l’arrêterait, elle avait déclenché sa haine et seule une punition implacable pourrait éteindre ce brasier de fureur qui brulait en lui.

Il la suivit ainsi jusque dans son petit appartement, en savourant l’attente. Il n’eut aucun mal à se faufiler lorsqu’elle ouvrit la porte et il s’installa dans un coin du salon du petit deux pièces en attendant son moment. Elle se jeta dans son canapé en soufflant, lut quelques pages d’un livre qui trainait là, alluma la télé, bascula d’une chaine à l’autre sans conviction pendant une petite heure avant d’opter finalement pour un bain chaud.

Quand elle alluma le robinet de la salle de bain, Barnabé commença à saliver de désir. Il retrouvait ce plaisir si particulier auquel il avait goûté il y avait bien longtemps quand il avait convoité puis possédé sa voisine de palier.

Sans même prendre le soin de fermer les rideaux du salon, la jeune fille se débarrassa de ses habits et les envoya valser autour d’elle avant de se réfugier dans la chaleur de la salle de bain. Barnabé la suivit de près et s’installa sur les toilettes à côté de la baignoire pour ne rien perdre du spectacle.

Il saisit son sexe dans sa main et entama de lents va-et-vient en contemplant ce corps qu’il possèderait maintenant dans peu de temps. Il le souillerait avec une joie immense. Elle avait des seins lourds et blancs, avec toute la fermeté de la jeunesse. Ils semblaient flotter au-dessus de l’eau, ronds et enflés. Bientôt il les broierait entre ses deux mains.

Elle ferma les yeux, s’abandonnant à la chaleur de l’eau sur sa peau. Barnabé se leva pour contempler de plus près les courbes parfaites de son corps. Il s’agenouilla près d’elle et approcha son visage si près qu’il aurait pu décrire le grain de sa peau dans les moindre détails. Il posa son regard sur le sexe de la jeune fille. Les poils de la toute petite toison qu’arborait son pubis remuaient doucement sous l’eau. Entre ses jambes légèrement écartées, il observa plus attentivement encore ses lèvres roses entrouvertes.

Il accéléra un peu les va-et-vient de sa main sur son pénis, mais en conservant le plus grand contrôle. Puis il plongea sa main libre dans le bain et la fit bouger légèrement pour envoyer de légères vibrations sur les petites lèvres apétissantes. La jeune fille émit un petit râle très doux puis elle glissa ses doigts de long de sa cuisse, caressant ses jambes d’un geste sensuel et descendant doucement, irrémédiablement vers son sexe entrouvert…

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À propos Ema

Passionnée de mode, de design, d’art et de littérature, adepte d’un hédonisme non égocentrée : Le Plaisir est un art qui s’apprend et se partage.