Retrouvailles Érotiques

Dans l’immense salle bondée, la fête bat son plein. Mais quelle chaleur !

Une serveuse s’approche de moi en souriant et me propose gentiment :

— Voulez-vous sortir sur le balcon ? … Vous verrez, il y fait très bon.

— Oui, merci ! Pourquoi pas !

Je la suis à travers la foule compacte des convives.

— Voilà, c’est ici. Mettez-vous là, à droite. Vous allez être très bien.

retrouvailles-erotiques

Ah, que c’est bon ! Respirer à pleins poumons l’air frais du jardin, écouter le chant des grillons de cette belle soirée d’été, oublier l’excitation qui fait une boule chaude au creux de mon ventre… Je commence presque à regretter d’être venue. Mais qu’est-ce qui a bien pu me passer par la tête ?

Agacée, je chasse de la main un moucheron venu se poser sur ma cheville. Sous mes coudes, la large rambarde de pierre blanche garde encore la mémoire de la chaleur de la journée. Du parc plongé dans l’obscurité, montent par instants quelques bouffées d’air frais qui soulèvent l’étoffe de ma robe et passent agréablement entre mes cuisses entrouvertes.

Mais où Julien pourrait donc-t-il être ? Même s’il est venu, il me serait impossible de le trouver au milieu de cette foule !

— Désirez-vous du champagne ? me demande la serveuse venue me retrouver derrière les voilages de la fenêtre qui me dissimulent aux regards.

— Bien-sûr ! Merci !

— Voilà… Désirez-vous autre chose ? me demande-t-elle, en me tendant la coupe qu’elle a prise sur son plateau.

La serveuse est à peu près de mon âge, environ trente-cinq ans, souriante.

— Non, c’est très bien comme cela. Je vous remercie.

Puis, je me ravise, hésitante.

Mais pourquoi ai-je à cet instant à l’esprit le jour de mon enfance où, au grand effroi de mes parents, j’avais sauté du haut du pont dans le petit torrent derrière chez ma grand-mère ?

Gênée, j’ai l’impression que la serveuse peut lire sur mon visage l’attente, le désir, les images de sexe et de chairs emmêlées qui défilent dans mon esprit. La honte, la peur et la culpabilité aussi.

Sans réussir à la regarder en face, j’ajoute :

— Finalement, si… Mais, je ne sais pas si je peux… C’est un peu particulier.

— N’ayez pas peur ! Allez-y, cela me changera peut-être un peu les idées, me répond-elle, une lueur amusée dans le regard.

— Auriez-vous remarqué un homme seul qui paraîtrait chercher quelqu’un ? Ou attendre ?

Dans ses yeux, la lueur d’amusement monte soudain d’un cran.

Je regarde ailleurs, pensant soudain à mon retour tout à l’heure à la maison, à la gentillesse avec laquelle mon mari va certainement m’accueillir. C’est sûr, il va me questionner, prendre des nouvelles « de mes anciennes amies », comme je lui ai présenté cette soirée. J’ai bien fait de lui demander de coucher les enfants tôt. Au moins ils ne seront pas là pour me sauter au cou quand je rentrerai !

— Effectivement, cela me change des demandes habituelles… ! Mais pourriez-vous m’en dire un peu plus ? Son âge, sa taille ? Avec le monde qu’il y a ce soir, cela ne m’aidera peut-être pas beaucoup, mais dites-moi quand même.

— C’est-à-dire que… Je ne peux pas être très précise… Blond, un mètre quatre-vingt environ…

Je revois le visage rond de Julien, ses cheveux légèrement bouclés, je peux presque sentir ses caresses sur mes jambes, sa langue délicate qui savait si bien trouver mon plaisir.

En nous quittant, il y a si longtemps, nous avions convenu que nous ne nous retournerions pas, mais je n’avais pas pu résister. Avant qu’il ne disparaisse dans la foule, lui aussi s’était arrêté, avait jeté un bref regard dans ma direction, puis était reparti avec un petit signe de la main.

— Intéressant ! Un rendez-vous internet ?

— Non ! Vous allez trouver cela idiot !

Je me détourne pour frotter vivement mon mollet de la main. Vraiment agaçant ce moucheron ! Ou ce moustique…

— N’ayez pas peur, allez-y !

— En fait, c’est un vieux rendez-vous… Un très vieux rendez-vous… C’était il y a vraiment longtemps… Avant internet !

Là, la serveuse ne peut s’empêcher d’avoir un franc sourire.

— Mais alors, laissez-moi calculer… C’est un rendez-vous d’il y a au moins quinze ans ?

Quinze ans exactement, oui, presque jour pour jour… Nous avions convenu, sans vraiment y croire, peut-être pour exorciser la souffrance d’une absence sans retour : « Alors, c’est d’accord : cette même fête, ce même lieu, dans quinze ans… ». C’était il y a si longtemps, c’était presque une autre vie…

— Oui… Je vous l’avais dit, c’est idiot… Avec un ami, à l’époque, nous avions convenu que nous nous retrouverions aujourd’hui, précisément à cette fête.

— Je ne devrais peut-être pas me permettre…mais je trouve cela très romantique … ! Mais… Vous êtes certaine qu’il sera là ? Lui aussi aura peut-être trouvé cela idiot !

Mais il m’embête, ce moustique ! Ou peut-être une fourmi ou une araignée qui me remonte sur la jambe droite ! Sans regarder, je penche et balaie à nouveau mon mollet de la main.

La serveuse reprend :

— Et j’imagine que vous ne savez pas s’il a physiquement changé, s’il a grossi ou s’il est devenu chauve ou barbu… Cela ne va pas être facile ! Au fait, comment s’appelle-t-il ? Cela au moins n’a pas dû changer !

— Il s’appelle Julien.

Lui chauve ou gros ? J’ai vraiment du mal à l’imaginer autrement qu’à dix-neuf ans. Son dos que j’adorais griffer, ses fesses rondes musclées, son sexe un peu penché sur le côté et dont j’aimais me moquer…

Devant mon mutisme, elle continue :

— Bon… J’ai l’impression que vous n’allez pas m’aider beaucoup plus ! Si je vois un bel homme blond, avec une tête un peu idiote, je vous l’envoie sur ce balcon. Installez-vous, juste là dans ce coin. Personne ne viendra vous déranger ici.

— D’accord, c’est très gentil… Et, attendez ! Quel est votre prénom ?

— Aurore…

— Merci alors, Aurore. C’est vraiment très gentil de votre part…

— Je vous en prie… Madame ?

— Céline…

— Bon, à tout à l’heure, Céline. Je vais travailler. Surtout, vous ne bougez pas, n’est-ce pas ?

— Ne vous inquiétez pas ! Je suis trop bien ici. Je reste collée à mon rocher !

Je regarde autour de moi. Mon verre de champagne posé sur la rambarde, les étoiles au-dessus de ma tête, que demander de plus ?

Et s’il était vraiment là, ce soir à cette fête ? Je ne sais pas si je l’espère ou si je le crains.

A nouveau, avec un très fort sentiment de culpabilité, l’image de mes enfants souriants s’impose à moi. Je me conduis vraiment comme une imbécile ! Prise d’une soudaine impulsion, je sors mon téléphone pour les appeler et partir d’ici tout de suite, tant qu’il en est encore temps.

Mais, encore ce moucheron ! Ou cette fourmi, qui remonte maintenant sur ma cuisse sous ma robe !

Je pose à tâtons mon téléphone sur la rambarde, je me penche pour bien voir entre mes jambes et me débarrasser de cet insecte.

— Ahhh !

J’ai un brusque mouvement de recul, un sursaut de dégout en apercevant comme une grosse mouche rouge, ou une plume, qui volette entre mes cuisses. Malgré moi je laisse échapper un cri apeuré dont j’ai aussitôt honte. Avec un nouveau frisson de répulsion, je ne peux m’empêcher de repasser compulsivement la main sur mes jambes.

Mes doigts heurtent quelque chose de dur…. Et je me fige, glacée, incrédule, pendant les quelques secondes qu’il me faut pour commencer à comprendre…

Julien ? Non ! ? Mais si, peut-être ! Ce genre de surprise pourrait si bien te ressembler !

Et voilà que la « mouche » monte un peu plus haut et redescend, m’arrachant des frissons, encore de dégoût, mais aussi maintenant d’excitation.

Je murmure, la tête toujours baissée sur mes cuisses, n’attendant pas vraiment de réponse :

— Julien…

D’un seul coup je comprends pourquoi cette serveuse, Aurore, a pris soin de m’accompagner jusqu’à ce balcon, de me positionner juste là, devant ce rideau, et de quasiment me forcer à y rester !

Julien, certaines de tes mises en scène érotiques me reviennent en mémoire. Dans ce domaine, ton imagination semblait n’avoir jamais de limites !

Des notes très lentes s’échappent de la fenêtre tout près de moi. Juste de l’autre côté du mur, j’entends un groupe de personnes rire et crier.

Je n’ose regarder derrière moi, encore incrédule et partagée, essayant de reprendre mes esprits et commençant à goûter malgré moi la douce sensation de la plume sur ma peau.

Voyant que je ne la chasse pas, elle se fait plus hardie et monte un peu plus haut, juste au-dessus de mon genou droit. Julien ! Ne m’en veux pas, mais mes jambes tremblent de peur et d’excitation…

Je respire très fort, quitte un instant mes cuisses du regard. Je prends une grande inspiration, et lève la tête vers le parc sombre, vers les ombres des convives qui passent sur la pelouse. Pour reprendre un peu mon équilibre, j’appuie mes coudes sur la rambarde et j’écarte un peu plus les jambes, de manière presque imperceptible, comme un signe timide et apeuré, un tout petit message pour toi : « Oui, tu peux venir, je n’ai pas oublié nos jeux amoureux ».

La plume légère semble avoir compris mon message muet et monte encore plus haut, juste sous ma robe. Julien ! Non, pas ici ! Pas sur cette partie intime ! Pas ici sur ce balcon !

Dans un grand frisson qui me secoue, je balaie du regard l’espace autour de moi : non, personne qui pourrait me voir là où Aurore m’a amenée, bien calée devant la tenture au coin du balcon.

Un peu rassurée, je me détends et baisse à nouveau les yeux vers mes jambes. En regardant plus attentivement, j’aperçois l’extrémité d’une petite baguette noire à laquelle la mouche de plume rouge est fixée. Elle monte encore un peu plus, volette d’une de mes cuisses sur l’autre, là où la peau devient si sensible.

La peur s’efface d’un seul coup pour faire place à une soudaine explosion d’excitation inconnue.

Je sens mon sexe et mon anus se contracter de concert à chaque effleurement un peu plus appuyé de la mouche rouge. De longs frissons me parcourent le bas du dos.

Julien, je me rappelle que tu pouvais me caresser ici pendant des heures. Viens plus haut ! Maintenant ! Je m’offrais à ton regard et tout en m’arrachant des cris de plaisir, tu restais à admirer les contractions que tu provoquais sur mon sexe. Et je te suppliais, perdant toute cohérence, comme je le fais ce soir en silence : « Fais-moi jouir ! », aussitôt suivi d’un : « Non ! Attends encore un peu ! Caresse-moi encore ! ».

Julien, j’entends ton souffle derrière le lourd rideau qui te dissimule, je me rappelle et j’imagine, comme avant ton sexe déjà prêt pour moi. Je peux déjà presque sentir ton gland venir entre mes cuisses et ta verge caresser mon entrejambe de toute sa longueur.

Mais non ! Il me suffit de prendre mon téléphone et de partir vite loin d’ici !

La plume arrive maintenant tout en haut, au pli des cuisses. « Oui ! ». Devant puis derrière ; à droite puis à gauche. Je reconnais là ton art érotique ; tu vois, mon corps n’a rien oublié des chemins que tu m’avais enseignés.

Deux silhouettes enlacées s’avancent sur le balcon, parlant japonais, je crois. Je reste immobile, paralysée, à les regarder sans pouvoir parler.

Comme tu le faisais alors, ta main se pose doucement sur le bas de mon dos, comme pour me tranquilliser. C’est le geste que tu avais presque toujours avant de me faire jouir. A deux mètres de moi, le couple se penche, essayant de percer du regard l’obscurité du parc.

Je sens la plume se mouiller au liquide qui commence à couler sur le haut de mes cuisses, je la sens se coller et se décoller.

Et puis la mouche rouge suspend son vol quelques secondes, la main restant toujours posée à plat sur le bas de mon dos. Je vois l’homme devant moi qui, se croyant seul, soulève la robe de sa compagne pour une caresse très appuyée. Le souffle coupé, je suis totalement incapable de leur signaler ma présence.

Les yeux dans le vide, j’attends ton prochain contact, je me souviens, c’était si bon !

Et…

— Ahhhh ! !

Le délice extraordinaire de ce premier effleurement sur mon sexe ! ! !

En entendant le gémissement que je n’ai pu retenir, les japonais sursautent, se retournent vers moi et, me découvrant à deux mètres d’eux, ainsi tétanisée dans la pénombre, battent précipitamment en retraite dans la grande salle éclairée.

Julien, toutes les sensations oubliées de nos jeux érotiques me reviennent, en un seul trait de plaisir au travers de la dentelle mouillée qui recouvre encore mon intimité !

D’abord un contact sur mon pubis, comme une promesse, puis un passage comme une boule de feu, un bref appui presque trop puissant sur mon clitoris encore encapuchonné, une très douce caresse sur mes lèvres pour un plaisir plus subtil et profond, un trait frissonnant sur mon périnée, un passage un peu plus appuyé sur mon anus, comme pour me dire : « A tout à l’heure ! », et une pression qui s’allège sur la fin, en remontant entre les globes de mes fesses, pour finalement irradier dans tout mon corps.

Ce n’est que là que j’arrive à reprendre mon souffle.

Je recule d’un demi pas vers la tenture derrière moi, mais, Julien, pour ce qui va suivre, je ne veux pas que tu changes, je veux juste le contact de ta main au bas de mon dos et celui de ta mouche rouge. Continue, ne me parle pas, ne me serre pas, je veux juste cela, cette ligne de plaisir entre mes cuisses, comme une caresse désincarnée sortie du passé.

La petite mouche vient à nouveau se poser sur mon pubis et je sais alors sans aucune hésitation ce que je dois faire, ce que nous faisions souvent ensemble : compter lentement jusqu’à dix, pour dix lignes de plaisir successivement tracées jusqu’à l’extase.

Alors, comme autrefois, je me mets à compter tout bas pour moi-même sans que tu puisses m’entendre :

— Un !

Un point de feu, une racine de douceur, un long frisson, une tendre pression, un envol léger… Premier pas.

— Deux !

A nouveau une boule de feu sur mon clitoris… Je lève les yeux vers les étoiles de cette magnifique nuit d’été. Je respire profondément pour atténuer la tension de mon corps et mieux laisser le plaisir m’envahir.

— Trois !

La boule de feu, la douceur, le frisson, la pression, un envol…

Mes mains se crispent sur la pierre. Toute la surface de ma peau devenant plaisir, je goûte la sensation de la caresse du vent tiède sur mon front. Au creux de mon ventre, la boule de feu approche la tendresse.

— Quatre !

Le feu envahit mon ventre jusqu’à mon nombril, mes genoux tremblent, je suis obligé de prendre appui sur la rambarde.

— Cinq !

— Ahhhh ! Mes lèvres laissent échapper un soupir, quelques gouttes descendent doucement sur mes cuisses, mes tétons se tendent dans l’attente.

— Six !

Sixième ligne de plaisir. La boule de feu se propage jusqu’à mon anus qui se fronce. Hypersensible, j’entends tous les plus petits sons autour de moi, je perçois tout sur ma peau.

— Sept !

Septième ligne, un plaisir presque trop intense ! Il en reste encore trois !

— Huit !

Ma respiration se bloque, la boule de feu se densifie d’un seul coup, se réchauffe encore, se contracte. Mes doigts se crispent sur la rambarde, mes yeux se ferment malgré moi, je deviens sourde à tous les bruits qui m’entourent.

— Neuf !

La musique de la salle semble s’être arrêtée, plus un son, plus un mouvement, plus une lumière, le temps semble suspendu et n’être plus qu’une attente.

— Dix !

— Ahhh ! ! !, un spasme, un cri rauque sort de ma gorge.

La boule de feu explose en mille étoiles étincelantes, puis se recontracte et réexplose à nouveau, une nouvelle jouissance, en vagues successives, un peu plus faibles à chaque ressac, mais toujours si délicieuses, me laissant pantelante, haletante, quelques larmes au coin des yeux.

Je perçois un mouvement derrière moi, un bruissement de rideau, la mouche de plume quitte mon sexe. Je me penche imperceptiblement vers l’avant pour mieux m’offrir à ce qui va suivre.

Et puis « Oui ! », ta main droite vient à son tour se poser sur le bas de mon dos. Sans s’attarder, elle descend aussitôt plus bas. Elle s’insinue doucement entre mes cuisses et d’un seul mouvement que je reconnais, comme ta signature érotique, elle remonte se plaquer sur mon anus en relevant par derrière l’étoffe de ma robe.

Mais comment ai-je pu me passer de tes caresses durant toutes ces années ?

Je frémis en anticipant ton prochain geste. Tu appelais cela ta « prise de judo » et c’est vrai qu’une fois immobilisée de cette manière, j’avais toujours été incapable de me dégager de cette douce violence. Tu avais inventé des variantes à ce jeu, mais celle où, moi debout, tu te plaçais ainsi derrière moi, était ma favorite.

Ta main, pouce et index vers le haut, parcourt tout mon entrejambe d’arrière en avant, en commençant par mon anus et en terminant par mon clitoris. Oui, c’est cela, comme tu le faisais si bien ! Un petit cercle de l’index sur le capuchon, sans vraiment appuyer : tu sais qu’il est très sensible lorsqu’on le découvre trop vite. Puis, paume vers le haut, ta main revient juste un peu en arrière et se pose sur mes lèvres intimes.

Quelques secondes, tu restes là, en exerçant de toute ta main de légères pressions sur l’ensemble de mon sexe. C’est à partir de cette tendre prise de pouvoir sur mes sens que j’ai toujours été incapable de te résister.

Je prends une profonde inspiration pour tenter de revenir à l’instant présent. Où sont mes atermoiements de tout à l’heure ? Je contemple mon téléphone inutile. Dans le fond du parc, un oiseau de nuit aux ailes blanches chasse et passe en un chuintement glaçant. Ton pouce s’introduit sous la dentelle de mon slip et le pousse de côté, étiré sur le globe de mes fesses, laissant mon sexe mouillé totalement offert. C’est drôle de sentir sur cette partie si intime la fraîcheur de la brise de la nuit !

Ta main revient sur mes lèvres intimes, à nouveau pouce et index vers le haut. Ah ! Après tant d’années, ce contact familier de ta peau sur ma peau ! L’un après l’autre, chacun de tes doigts vient m’explorer, me parcourir et se mouiller à mon intimité.

Puis ton majeur, fait plusieurs fois tout le tour de mes lèvres et s’introduit de toute sa longueur dans mon vagin. Je me sens fondre sous cette caresse, goûtant la sensation étrange de ce doigt anonyme en moi, sur ce balcon inconnu, en cette drôle de soirée d’été.

Alors, et c’est la seconde partie de « la prise », ton pouce trempé revient en arrière et vient faire de petits cercles sur mon œillet froncé, alternés avec des pressions plus verticales pour essayer de s’y introduire, guettant le moment de détente, de relâchement qui lui permettra de coulisser et d’aller de l’avant sans le forcer.

— Vous allez bien ?

La voix faussement inquiète d’Aurore me fait rouvrir les yeux que j’avais involontairement fermés. Mais pourquoi revient-elle ici ? Elle doit bien se douter qu’elle nous dérange !

Je ne peux qu’articuler un « Oui » étranglé et contrarié.

— Vous êtes sûre ?…

Dans l’ombre derrière moi, ton pouce ne s’arrête pas pour autant. Il devient même plus précis, plus insistant, accentuant ses pressions, faisant progressivement tomber toutes mes défenses.

— Je vois que vous avez fini votre verre. Je vous en mets un autre !

Un hoquet et, caché dans l’ombre, l’extrémité de ton pouce force mon sphincter juste au moment où Aurore plante son regard dans le mien. Ton pouce tourne maintenant sur lui-même, diffusant une vague de chaleur dans tout mon corps. Il est si doux de se laisser aller, de te laisser entrer là !

Aurore me jette un regard en s’éloignant :

— Bon, j’ai du travail ! Je vous laisse.

Elle revient sur ses pas pour me dire, pleine d’entrain :

— Au fait, je n’ai pas encore trouvé votre amoureux, mais je continue à le chercher.

Puis elle s’en va sans me laisser le temps de lui répondre.

« Mais pourquoi joue-t-elle ainsi avec moi ? », réussis-je à penser alors que ton pouce sort de mon anus pour revenir se mouiller à mon sexe. Julien, elle a fait ce qu’elle avait à faire. Tu aurais dû lui dire de ne pas insister ainsi !

Mais déjà ton pouce revient vers mon petit trou et se pose juste à l’entrée, immobile, tranquille. Que cette attente est longue ! Dans mon vagin, ton majeur fait de lents mouvements d’avant en arrière. Très doucement, juste pour moi-même, pas trop fort pour ne pas briser la magie de ta caresse anonyme, je supplie : « Mets-moi ton doigt…».

Comme si tu devinais mes pensées, je sens ton pouce appuyer doucement sur mon anus. Il me pénètre lentement par ce chemin qu’il vient déjà juste de parcourir. Millimètre par millimètre, je le sens entrer en moi. Tu sais que j’aime ce long cheminement, et la sensation du passage de chaque ride de la peau au travers de mon anneau serré.

Arrivé au plus profond que tu puisses aller, tu fais aller en moi ton pouce à la rencontre de ton majeur dans mon vagin, me paralysant de plaisir.

Posé entre mes coudes appuyés sur la rambarde de pierre, mon téléphone se met à vibrer, glissant dangereusement vers le jardin en contrebas. Je stoppe vite son déplacement de la main. Tu ressorts ton majeur et le dirige vers mon clitoris, ton pouce toujours au plus profond de mon anus. Oh ! Comme cette caresse est délicieuse !

Sur l’écran coloré, le visage de mon mari apparaît, encadré par celui de mes deux enfants. Tous les trois me sourient, tâches claires dans la nuit.

Une vibration… Pour bien l’humecter, ton majeur fait délicatement le tour de mon clitoris encapuchonné ; dans mon cul, ton pouce fait une présence massive, la boule de feu de mon ventre recommence à croître.

Mes yeux se ferment à demi de plaisir. Mais pourquoi mon mari peut-il bien appeler ? Il n’est pourtant pas si tard ! J’espère que tout va bien à la maison !

Deuxième vibration. Pour la première fois, l’extrémité de ton majeur écarte le capuchon de mon clitoris et viens juste à son contact. J’ai la sensation que la caresse de ton pouce dans mon petit trou le gonfle, l’érige, hypersensible, à la rencontre de la pulpe de l’extrémité de ton majeur. A la délicatesse de cet attouchement, je pense en moi-même que tu as fait de gros progrès durant toutes ces années !

Troisième vibration. Sur le petit écran, mon mari continue à me sourire. Mais, « Ahh ! », pourquoi ai-je l’impression que son regard ainsi fixé sur moi renforce encore mon plaisir ?

Quatrième vibration. Aidé de ton index, ton majeur décalotte mon clitoris et fais le tour de sa base. Tes doigts mouillés glissent délicieusement sur mon bouton en érection.

Cinquième vibration. Ton majeur vient sur mon clitoris, au point le plus sensible, et déclenche une intense décharge de plaisir. Fais-moi jouir ! Fais-moi jouir maintenant !

Sixième vibration. Mais combien y en a-t-il en tout ? Ton pouce ressort de mon petit trou qui se resserre aussitôt. Ton majeur quitte mon clitoris. Je sais ce que tu vas me faire !

Septième vibration. Je sens sur mon anus une pression beaucoup plus forte. Tu tentes de me pénétrer de ton majeur et de ton index joints. Je respire très fort pour me détendre, pour te permettre de venir.

Huitième vibration. Dans une bouffée de chaleur, tes deux doigts passent mon sphincter et m’envahissent. Mais, mon dieu, pourquoi est-ce si bon ?

Mon téléphone s’éteint enfin, tes doigts réunis pivotent dans mon cul, l’écartent et me fouillent, noyée de plaisir. Derrière le mur, à l’intérieur de la salle, je crois reconnaître la voix d’Aurore accompagnée d’une voix masculine.

Tes deux doigts ressortent de moi. Mon sphincter se contracte en un mouvement réflexe pour les expulser. Comme tout à l’heure, ta main rassurante vient se poser à plat sur le bas de mon dos.

Un geste derrière moi, un froissement d’étoffe, une large pression sur mon anus. Julien, non ! C’est trop gros !

Mais tu commences à pousser, à tourner l’objet pour faire céder mon anus sans le forcer.

Mon téléphone se remet à sonner. Non, pas maintenant ! A nouveau devant mes yeux, la photo de mes enfants et de mon mari. 23h30… Mais que me veut-il donc ?

Un bref instant, je pense que je devrais lui répondre. Mais l’objet qui presse mon anus l’étire progressivement en largeur. Je dois me détendre, bien respirer, concentrer mes sensations sur le seul plaisir pour faire disparaître le picotement sur tout le pourtour, qui accompagne la lente pression.

Une nouvelle vibration de mon téléphone. « Ahhh ! ». D’un coup, mon sphincter se relâche et l’objet introduit de quelques centimètres sa large tête en moi. Il reste maintenant immobile.

Une deuxième vibration de mon téléphone. L’objet fait de petits allers et retour dans mes reins, juste à l’entrée de mon anus, quelques millimètres de va et vient à chaque fois, mais à chaque fois en entrant un peu plus loin.

Troisième vibration. Je devrais décrocher ! L’objet se retire et ressort. Pourquoi ? Tu viens le frotter à mon sexe trempé, et ce frottement est une pure merveille. Je sens ta main qui parcourt tout l’objet pour le mouiller sur toute sa longueur.

Quatrième vibration. Tu reviens le placer sur mon petit trou et tu appuies fermement. Je fixe des yeux l’image de mon mari qui me paraît si lointain à cet instant ! Et l’objet écarte à nouveau mon sphincter pour revenir d’un coup à sa position précédente.

Cinquième vibration. Que cette invasion au plus profond de mes reins est douce ! Comme tu l’as fait tout à l’heure avec ton doigt, tu introduis lentement le sexe-objet sur toute sa longueur. Je ressens une par une chacune de ses bosses, chacune de ses aspérités, de ses rugosités, à mesure qu’elles passent l’anneau serré de mon anus.

Mon téléphone s’arrête et s’éteint. Mon mari a dû perdre patience et couper la communication sans attendre que je décroche.

Maintenant, tu es tout au fond de moi. Je te sens et je t’accueille.

Je ne sais pas pourquoi, mais ma propre image assez incongrue s’impose à mon esprit. Comme par le regard de quelqu’un d’autre, je me vois, blottie seule dans mon coin sombre, ma robe relevée par derrière et toi, ombre inconnue, invisible au plus profond de moi.

Ta main droite sort de sa cachette derrière le rideau. Elle passe sur mon ventre et glisse rapidement entre mes cuisses. La pénétration dans mes reins fait saillir mon clitoris qui s’offre entièrement à tes doigts. La tête rejetée en arrière, les yeux grands ouverts sur les étoiles, totalement offerte, j’écarte les cuisses autant que je le peux pour t’ouvrir le chemin.

Un bruissement devant moi me glace et me fait brusquement revenir à moi. Un bruit, un mouvement, la fenêtre qui bouge. Non ! Pas maintenant !

Incapable de m’écarter de toi, de m’arracher à ton étreinte, je me tortille, referme à demi les cuisses et essaie compulsivement de me couvrir le sexe et les jambes. Je tourne la tête vers la fenêtre ouverte et me fige. « Non ! ! », une haute silhouette est déjà debout à un mètre de moi !

Julien, j’essaie désespérément de faire un pas en avant pour m’arracher à l’objet que tu pousses dans mes reins, mais tes mains saisissent rapidement mes hanches pour m’empêcher de bouger !

La silhouette fait juste un pas et viens me frôler.

Figée d’angoisse, avant que je n’aie pu prononcer un mot, une voix chaude murmure :

— Bonsoir Céline…

Mais je deviens folle !

La voix reprend, moqueuse :

— C’est comme cela que tu m’accueilles ?

Je connais cette voix !

L’homme fait un tout petit pas de plus, j’essaie en vain de reculer et ne fait que renforcer encore ta pénétration. L’homme est maintenant tout contre moi et pose ses deux mains sur mes seins, sur mes tétons tendus, au travers de l’étoffe de ma robe.

— Ahhh !!! Non !!!

Sur mon clitoris, le doigt accélère son mouvement et, malgré la peur, le plaisir reprend d’un seul coup le dessus. À nouveau, dans mon ventre la boule de feu grossit, se réchauffe et s’étend.

L’homme devant moi, ses mains chaudes sur mes seins, approche sa bouche de la mienne. Je reconnaitrais cette odeur entre milles, je reconnais ce visage !

Mais je suis folle ! Julien ! Mais qui es-tu ?

Le doigt sur mon clitoris m’arrache un nouveau cri. Mais, Julien, comment est-ce possible ? Je te vois devant moi ! Je sens, je vois ta bouche sur ma bouche ! Je vois tes mains sur mes seins !

Une nouvelle poussée plus énergique entre mes reins secoue tout mon corps. Mais qui est-ce ? La boule de feu croit encore en moi. Je veux parler, je veux crier !

Julien, une de tes mains quitte mes seins et vient se poser doucement sur ma bouche.

— Chut ! Pas de questions. Tout à l’heure… Plus tard…

— Mais…

Ta voix est calme, tendre, rassurante :

— Chut ! !

Julien, je m’abandonne… Entre mes cuisses ouvertes, tes mains viennent rejoindre sur mon sexe le doigt de l’inconnu qui me fouille. Ta bouche vient sur ma bouche, ta langue trouve la mienne. Julien, il y avait si longtemps que tu ne m’avais pas embrassée !

Mais qui sont ces doigts mêlés à tes doigts entre mes cuisses ?

La boule de feu recommence à se densifier dans mon ventre. Elle se compacte, se réchauffe, presque jusqu’à la douleur.

Julien, ta langue vient sur mon oreille, s’introduit dans le conduit, puis ressort.

Tu murmures, juste pour moi !

— Prête pour une autre surprise ?

— Quoi ? ! Mais non !

Dans mon anus, je sens un retrait lent suivi d’une poussée ferme et plus rapide. Je gémis à ton oreille.

Julien, tu quittes mes lèvres et me souris tendrement. Puis tu t’accroupis lentement devant moi, permettant à mon regard te découvrir l’espace du balcon derrière toi.

Dans la pénombre, la silhouette d’Aurore est là, qui nous regarde. Son plateau est posé près d’elle. Je distingue son regard qui se porte tour à tour sur mon visage, sur mes yeux mi-clos de plaisir, sur mes cuisses ouvertes dévoilant mon anus dilaté, sur les quatre mains réunies sur mon sexe.

Julien, ta langue parcourt ma cuisse droite puis ma cuisse gauche.

Aurore fait un geste du bras droit et referme totalement le rideau qui nous sépare de la pièce, nous plongeant ainsi tous dans une pénombre encore plus profonde.

— Ahhh ! un nouveau retrait très lent et une nouvelle poussée sur mon anus m’arrachent un râle.

Julien, ta bouche vient entre mes cuisses, le bout de ta langue vient remplacer le doigt inconnu sur mon clitoris. Ton souffle est chaud sur mon sexe offert.

Aussitôt, la boule de feu de mon ventre se contracte encore un peu, jusqu’à la limite, jusqu’à la rupture, jusqu’à la douleur.

En face de moi, Aurore relève le devant de sa robe, me laissant apercevoir ses dessous blancs éclairés par la lune. Sa main descend vers son entrejambe, écarte l’étoffe qui couvre son sexe et disparait entre ses cuisses.

– Tu veux voir ? murmure-t-elle

Elle se rapproche un peu et écarte un peu plus les jambes pour mieux se dévoiler a mon regard. Je peux distinguer son doigt qui court sur son sexe, s’enfonce et ressort. Ses yeux restent rivés aux miens et, lorsqu’une nouvelle poussée sur mon anus fait exploser l’extase en moi, je devine dans son regard la jouissance, l’orgasme qui l’emporte elle aussi.

Un blanc, un silence, une parenthèse dans le temps, plus de mouvement, plus de respiration, tous mes sens sont comme déconnectés.

Puis, un hoquet, une grande goulée d’air, je reviens à la vie !

Julien, tu te relèves et tu m’entoures tendrement de tes bras. Tu murmures tout près de mon oreille, admiratif je crois :

— Eh bien ! !

Je pose mon visage sur ton épaule, respire ton odeur, te touche, te palpe. Julien, c’est bien toi !

De nouveau, un bourdonnement tout près de moi. Mais au diable ce téléphone ! Mais non ! Je ne dois pas penser cela !

Derrière moi, le corps inconnu vient se plaquer sur mon dos, souple, solide, sensuel. Ses mains saisissent mes hanches et les tirent en arrière pour encore un peu plus s’enfoncer au fond de mon anus. Sa langue parcourt mon cou et vient se nicher au creux de mon oreille, m’arrachant un nouveau frisson.

La langue s’arrête, ressort, s’attarde un peu sur mon cou, puis une voix féminine, un peu espiègle, murmure :

— Je crois que tu as reçu un message…

Un mouvement derrière moi, une main qui saisit mon téléphone.

Avec un petit rire, la voix ajoute en plaçant l’écran devant mes yeux :

— Je crois que c’est ton mari !

Le message brille fort dans la nuit : « J’ai couché les enfants. Tout va bien. Je t’embrasse ».

La voix reprend près de mon oreille :

— On continue, alors ?

Elle hésite un peu :

— Tu veux bien ?

Julien, s’écarte un peu de moi pour bien observer mon visage.

— Céline, c’est Chow…

A ces mots, Chow fait tourner ma tête de ses mains, pose ses lèvres sur les miennes et m’embrasse tendrement. Elle me sourit, en appuyant légèrement le sexe-objet entre mes reins :

— Enchantée, Céline. Tu sais, j’ai adoré ta manière de jouir !

Elle ajoute :

— Tu avais déjà été prise par une femme ?

Je ne peux que secouer la tête en signe de dénégation.

Lâchant mon visage, elle se plaque plus fort contre mon dos. Je la sens toujours en moi, je sens ses petits seins se presser contre le haut de mon dos.

Julien reprend, en se retournant à demi vers Aurore, toujours adossée à la rambarde, les yeux brillants, la main glissée entre ses cuisses entrouvertes.

— Et puis, Céline, tu connais déjà Aurore.

De chaque côté de mon torse, Chow passe ses deux bras par les échancrures de ma robe et vient enserrer mes seins de ses deux mains. Elle murmure, d’une voix plus basse :

— Alors, Céline… Tu veux bien ?

Toujours incapable d’articuler un mot, j’opine de la tête, comme une petite fille.

Encore hésitante, je m’écarte un peu de Chow, puis repousse mes fesses vers elle, pour faire coulisser ce sexe en moi et goûter de moi-même cette étrange sensation.

Chow retire les mains de mes seins et les approche du bas-ventre de Julien. La tête à demi baissée, je ne peux en détacher mon regard. Je les vois entre nous deux s’affairer sur sa ceinture, défaire les boutons de son pantalon en tirant sur les étoffes et fouiller les pans de sa chemise. Au tremblement de Julien, je devine qu’elles viennent d’atteindre son sexe encore invisible. Doucement, la main droite de Chow commence un doux va et vient, effectue une légère rotation puis reprend son mouvement d’avant en arrière.

La voix d’Aurore s’élève :

— Non, non ! Vous ne pouvez pas venir !

Par-dessus l’épaule de Julien, je l’aperçois qui tend le bras pour empêcher la fenêtre de s’ouvrir.

Chow écarte les pans de la chemise de Julien, dévoilant dans l’ombre entre nos corps son sexe sur lequel elle continue son mouvement. Tout doucement, elle ressort entièrement le sexe-objet de mon anus.

De ses deux mains, elle saisit la verge de Julien et l’approche de mon entrejambe. Sous la caresse de son amie, son visage devant le mien, je vois Julien à demi fermer les yeux, comme un gros chat qui ronronne.

Tout en continuant son lent va et vient, de l’autre main Chow rapproche le gland de Julien de mon sexe. Oui, Chow, comme cela ! Elle le fait juste pénétrer d’un ou deux centimètres, le fais tourner sur mes lèvres intimes puis le fait ressortir et vient le poser un peu plus haut sur mon clitoris.

Je la sens qui vient à nouveau exercer une discrète pression du sexe-objet sur mon anus. Fascinée, je continue à observer les délicats mouvements de ses mains fines sur nos deux intimités.

J’entends Aurore qui se rapproche encore un peu plus de nous.

Immobile sous la caresse de son amie, me regardant droit dans les yeux, Julien murmure alors dans un sourire :

— Un !

Julien, le doigt de Chow sur mon clitoris fait exploser une boule d’énergie. Je sens sa main qui décalotte ton gland contre mon sexe et le fait glisser. Tes yeux chavirent dans les miens.

— Deux ! La voix de Chow prend ton relais à mon oreille.

Sur mon petit anneau, une première légère pression de Chow. Julien, ton gland glisse sur mon clitoris, puis un peu plus bas sur mes lèvres intimes. A côté de moi, j’entends Aurore gémir.

— Trois ! Ton timbre chaud…

Ton sexe large se glisse doucement en moi et m’envahit. Oh, Julien, il y avait si longtemps !

— Quatre ! Les voix féminines d’Aurore et de Chow s’entrelacent.

Les mains de Chow appuient sur tes fesses pour t’attirer. Un bref mouvement de tes reins et tu viens au plus profond de moi.

— Cinq ! A nouveau ta voix…

Oh, Julien ! Mon sexe se contracte au rythme de ton sexe qui bat en moi.

— Six ! réussis-je à articuler.

Chow respire plus fort. Une poussée, une pression sur mon anus. « Oui ! » Chow ! Ton sexe en moi ! Aurore geint plus fort.

— Sept ! Moi, à nouveau.

Chow pousse et me pénètre à nouveau tendrement. Julien, ton sexe grossit et durcit encore en moi.

— Huit ! Chow, dans un soupir.

Tu restes immobile. A chaque poussée de Chow dans mes reins, mon sexe se contracte autour de ton sexe.

— Neuf !

Le calme, l’immobilité, la sérénité… La lune qui nous baigne de sa lueur blanche.

— Dix !

L’explosion des étoiles. Ton sexe qui se contracte plusieurs fois en moi. L’extase…

Les longs jets chauds dans mon ventre. Julien, ta main tendre sur mes cheveux…

Onze… Le silence…

… Et une langue sur mon cou, une douce pression d’un corps souple sur mon dos.

Je murmure :

— Merci Chow…

Je la sens sourire derrière moi. Elle me répond :

— Merci à toi, ma belle…

Puis, à nouveau espiègle, me tendant mon téléphone :

— Tu n’as pas remarqué, mais tu as un nouveau message. Je crois que tu as toute la nuit !

Sur l’écran illuminé : « Je vais me coucher. Profite bien de ta soirée. Embrasse tes amies pour moi »

Chow reprend :

— Alors, tu restes encore un peu ?

Fin

Ange MorisotArticle écrit par Ange Morisot

Ange est adepte de belles histoires pleines de surprises et de situations inattendues, dans lesquelles s’entrelacent les souvenirs, les désirs, la poésie et l’érotisme, pour faire émerger le plaisir de l’instant présent sous toutes ses formes.

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