Orgasme Féminin : Où, Quand, Quoi et Surtout Comment

Soubresaut de plaisir imprévisible et insaisissable, l’orgasme est la représentation absolue de la jouissance physique, l’instant de grâce où plus rien n’existe ni ne compte, où la vie n’est que beauté et ses tracas futilité, et où les zones d’ombre d’une humanité parfois effrayante ont totalement disparu dans les tréfonds lumineux de l’extase.

Tout sur l'orgasme féminin

Un paradis terrestre divin mais éphémère, l’orgasme féminin durant à peine de 10 à 30 secondes… Mais quelle belle demi minute !

Longtemps considéré comme impur et donc malvenu, le plaisir féminin n’a commencé à intéresser la science que très récemment, certains médecins et chercheurs voyant leur nom frappé d’infamie pour avoir mis le nez dans le haut plaisir de ces dames, et ce jusque dans les années 1950. Et même lorsque le premier vibromasseur fut créé à la fin du XIXème siècle, on n’avait à l’esprit que de guérir les femmes atteintes d’hystérie et surtout pas de leur permettre de goûter un quelconque plaisir dont il n’était pas question… Quelques pages se sont heureusement tournées depuis et la quête orgasmique n’est plus aussi tabou, du moins dans nos contrées occidentales.

Ce haut de rideau extatique a beau être convoité et placé sur un piédestal vénéré, il n’est cependant pas  indomptable et les voies pour y parvenir ne sont pas semées de tant d’embûches, voyez plutôt.

Qu’est-ce que c’est, au juste, que l’orgasme ?

Description générale

Appelé également « Petite mort » par les poètes ou encore « continent noir » par Freud, cette extase mystérieuse  commence par une ascension progressive de plaisir jusqu’à un point culminant durant lequel la terre ne tourne plus, avant de passer à une phase descendante de relaxation optimale…

Description technique

L’orgasme se manifeste par une série de contractions musculaires dans la zone utérine, la peau rougit et les seins se durcissent… Dans le même temps, un cocktail de diverses hormones de plaisirs se déverse dans le corps.

Description sensorielle

Dans un article sur le sujet publié sur le blog « les 400 culs », une femme fait cette description intéressante de sa sensation pendant l’orgasme :

« Chaud, enveloppant, comme plonger dans de l’eau brûlante quand on a froid -explosif aussi, comme une bulle qui gonfle, gonfle et finit par éclater- léger, en tout cas une sensation de ne plus sentir son poids – soulageant, comme une tension qui éclate ou se relâche »

Les différents types d’orgasme

Même si cette classification fait débat et que les spécialistes ne sont pas unanimes, cette approche met en lumière les différents feux d’artifices internes que l’on peut connaître. Par ailleurs, certaines femmes disent avoir senti la zone de leurs orgasmes se déplacer au cours de leur vie. Les orgasmes seraient ainsi plutôt clitoridiens jusqu’à 30 ans et deviendraient vaginaux par la suite.

L’orgasme clitoridien

Comme son nom l’indique, il est atteint par la stimulation du clitoris. Celle-ci peut se faire par différents chemins : caresses buccales, manuelles, à l’aide d’un vibreur spécialisé, ou dans certaines positions comme le missionnaire ou le lotus. L’orgasme clitoridien est proche de l’orgasme masculin dans la mesure où il laisse une impression de satisfaction qui aura tendance à clore le rapport, la stimulation pouvant devenir désagréable si elle est poursuivie.

L’orgasme du point G

Zone de la taille d’une pièce de 2 euros qui se situe à environ 4 cm de l’entrée du vagin sur la paroi supérieure, elle peut mener vers des orgasmes spectaculaires lorsqu’elle est stimulée efficacement par le biais digital, à l’aide d’un vibreur adapté ou dans certaines positions comme l’andromaque ou la levrette. Son existence est elle aussi sujette au scepticisme de certains qui n’y voient que le prolongement du clitoris et non une zone indépendante. Qu’importe : elle fait du bien quand on s’y frotte !

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Le « deep spot »

Composé de deux zones de plaisir distinctes, l’une sur la paroi supérieure du vagin, l’autre sur la paroi inférieure, elles sont toutes les deux situées au fond du vagin, dans des creux particulièrement fournis en terminaisons nerveuses. Du fait de cette forme creusée, elles ne sont stimulables que de manière digitale. Elles ont la réputation de propulser vers des sommets de plaisir inégalable.

L’orgasme de la réplétion

C’est-à-dire l’orgasme provoqué par le « remplissage » du vagin par un accessoire de plaisir adapté ou à l’aide d’un exemplaire sexuel masculin aux mouvements répétés, langoureux, et qui mènent à la contraction générale et follement agréable de tout le vagin.

 

L’orgasme multiple

Privilège principalement féminin, la multiorgasmie consiste en la répétition d’orgasmes vaginaux durant un même rapport, les orgasmes clitoridiens laissant une impression de satiété peu propice à la remise de couvert.

L’orgasme anal

Ce n’est pas celui auquel toute femme pense en premier lieu, mais il est bel et bien pourvoyeur de plaisirs fantastiques, à condition d’être très excitée, bien lubrifiée et d’y aller en douceur… Ensuite, on profite agréablement de la stimulation de cette zone extrêmement riche en terminaisons nerveuses externes et internes pour un décollage unique !

Comment déclencher un orgasme ?

Avant de perdre patience parce que vous avez respecté la check-list qui suit et que rien n’est venu, il faut savoir que près d’une femme sur trois connaît des difficultés à atteindre l’orgasme et que presque une sur deux rencontre cette première extase après 40 ans. Ces conseils sont donc nécessaires, mais pas suffisants !

L’importance du désir

Pour que la magie jouissive opère, il faut que l’envie de départ soit à la hauteur de l’objectif. Avec un maigre appétit ou un émoustillement peu conséquent, l’orgasme aura peu de chance de pointer son doux nez. Il faut donc être en mode braise volcanique à la vue du partenaire élu.

L’importance des préliminaires

L’excitation doit être également à son comble, et pour ce faire, il faut que le corps croule sous les attentions sensuelles : caresses des zones érogènes secondaires telles que seins et fesses, mais également et surtout des zones érogènes directement sexuelles à l’aide des doigts délicats du partenaire ou de sa langue agile…

L’importance de l’abandon

La part psychologique de l’orgasme et du plaisir féminin en général est très importante. Il faut être dans un état de parfaite quiétude pour s’autoriser soi-même à atteindre ce sommet grisant. C’est la raison pour laquelle il est souvent plus facile d’avoir des orgasmes avec son homme en titre de longue date qu’avec un partenaire d’un jour, la confiance étant déjà établie. Le manque de « laisser-aller » peut être lié à plusieurs facteurs tels que la pression infligée à soi-même pour avoir cet orgasme, le stress quotidien qui l’emporte sur l’instant sensuel du moment, ou encore la crainte de se laisser envahir par ce pic de plaisir où l’on est vulnérable et mise à nue…

L’importance de la position

Chaque femme est différente et il n’existe pas de règle associant telle position à l’orgasme systématique. La plupart des femmes connaissent cependant la jouissance ultime dans la position de l’andromaque car elles ont un contrôle total ou grâce à la levrette qui est la meilleure stimulatrice de point G. Mais au-delà de la simple stimulation physique, la part mentale est encore une fois importante et certaines femmes trouveront l’orgasme dans une position verticale contre un mur car cela les renvoie à un fantasme particulier…

L’importance des caresses pendant l’étreinte

Dans le feu de l’action du va et vient voluptueux, le partenaire masculin ne doit pas négliger de caresser les seins ou les fesses pour aider dans l’ascension du plaisir. En effet, lorsque la poitrine est stimulée, des vagues d’ocytocine envahissent alors le corps, ce qui facilite l’atteinte de l’orgasme !

L’importance de la manifestation de son plaisir

Plus vous crierez de plaisir, plus le plaisir viendra. En effet, en laissant le corps s’exprimer, on l’aide à s’abandonner complètement. De plus, cris et soupirs permettent de guider votre partenaire qui comprend alors où il faut appuyer pour faire du bien…

L’importance d’un périnée musclé

L’orgasme se manifestant par une série de contractions musculaires, encore faut-il être costaud de la zone ! Un périnée musclé permet en outre de mieux sentir la présence de son partenaire dans son intimité. Pour un vagin d’acier, les exercices de kegel sont l’entrainement le plus désigné. Par ailleurs, le sport en général est excellent pour la sexualité, il aide à mieux gérer son mental, à avoir plus de souplesse afin de se balader dans le Kâma-Sûtra et il améliore l’endurance, pour que l’orgasme arrive avant l’épuisement…

L’importance des fantasmes

Avoir une vie érotique intérieure permet d’être plus réceptive au plaisir en général. Il ne faut donc pas hésiter à laisser vagabonder son esprit vers des pensées lubriques interdites. Si vous trouvez que votre vie coquine intérieure n’est pas assez développée, plongez-vous dans des lectures torrides ou élaborez des scénarios coquins avec votre partenaire afin de pimenter vos galipettes…

L’importance de la recherche en solitaire

N’en déplaise à ces messieurs, ils ne sont pas absolument nécessaires pour trouver ce sommet d’extase incomparable ! Une quête en solo permet même de mieux connaître son intimité et d’être capable ainsi de guider son partenaire par la suite. Partez donc à la recherche du plaisir en explorant votre corps à l’aide d’un masseur externe pour des orgasmes clitoridiens ou d’un masseur spécial point G pour un orgasme à tendance vaginale… Si vous n’êtes pas munie de ces délicieux accessoires, entamez une exploration manuelle !

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L’importance du partenaire

Dans le cadre classique de la quête orgasmique à deux, le ou la partenaire tient évidemment un rôle crucial. Si votre camarade de jeu n’est pas des plus doués, que ses intuitions de caresse ne sont pas les meilleures, le sommet attendu sera plus difficile à atteindre. Mais la galipette, comme tout, ça s’apprend ! Guidez votre partenaire, encouragez les caresses qui vont dans le bon sens, rectifiez le tir avec lui ou elle pour qu’il ou elle vous accompagne sur le chemin de l’extase.

Les fausses idées répandues sur l’orgasme

Plus c’est long plus c’est bon

Même si la durée du rapport doit rester honorable pour laisser le temps au plaisir de grimper son échelle, certains orgasmes spectaculaires peuvent arriver très vite et à l’inverse, un acharnement de galipettes des heures durant a peu de chance d’aboutir à un résultat satisfaisant.

L’orgasme n’est possible que par pénétration

La caresse buccale peut s’avérer largement aussi efficace, de même qu’un doigt agile et expert ou encore un petit vibreur externe et discret !

Des rapports sans orgasme sont des rapports ratés

Même si l’orgasme est le paroxysme du plaisir, il n’est pas le seul à en procurer et des étreintes fougueuses sans orgasme sont tout aussi réjouissantes et satisfaisantes. Toutes les femmes n’ont pas d’orgasme systématique, ce qui ne les empêche pas d’avoir une vie sexuelle parfaitement épanouie.

L’utilisation d’un préservatif empêche d’atteindre l’orgasme

Il n’existe absolument aucun lien entre les deux, un préservatif n’entravant aucunement l’appareil masculin dans le remplissage de sa fonction !

Le plaisir n’est pas seulement dans les sommets

L’orgasme n’est que le point culminant d’une chaîne de plaisirs vallonnés… Caresses sensuelles et subtiles ou étreintes profondes, le plaisir sexuel se conjugue sous différentes formes de délices et l’orgasme ne doit pas être un objectif à tout prix. Il est certes tentant et merveilleux, mais la sexualité doit rester un plaisir simple, beau et réjouissant et non une aventure contraignante et laborieuse à la recherche d’une extase incertaine… Jouir est un plaisir, pas un asservissement.

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À propos Ema

Passionnée de mode, de design, d’art et de littérature, adepte d’un hédonisme non égocentrée : Le Plaisir est un art qui s’apprend et se partage.